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M. G.

W. Uhde, Fünf primitive Meister (Zurich, 1947 ; trad. fr. Cinq Maîtres primitifs : Rousseau, Vivin, Bombois, Bouchant, Séraphine, P. Dandy, 1949). / A. Jakovsky, Lexique des peintres naïfs du monde entier (Basilius Presse, Bâle, 1967). /

A. Pohribný et S. Tkáč, l’Art naïf en Tchécoslovaquie (trad. du tchèque, Prague, 1967). / B. Ke-lemen, Die naive Malerei Jugoslawiens (Zagreb,

1969). / O. Bihalji-Merin, les Maîtres de l’art naïf (Éd. de la Connaissance, Bruxelles, 1971).

CATALOGUE D’EXPOSITION. Les Maîtres populaires de la Réalité, texte de M. Gauthier (Galerie royale, Paris, 1937).

Nairobi

Capit. du Kenya* ; env. 600 000 hab.

Située à 1 600-1 700 m d’altitude, sur les hautes terres orientales du Kenya, Nairobi a été choisie en 1896 pour servir de dépôt lors de la construction du chemin de fer de l’Ouganda. Le site peu accidenté (Athi plains), permettant un approvisionnement en eau douce, se prêtait bien à la création d’une ville. Nairobi est restée longtemps un

« bazar » où venaient s’approvisionner les colons des « White Highlands », avant de connaître une croissance rapide récemment (118 976 hab. en 1948).

À 110 km au sud de l’équateur, Nairobi a un climat équatorial d’altitude très supportable pour les Européens : moyenne annuelle de température de 17 °C avec une amplitude moyenne

annuelle de 3,5 °C ; la pluviosité moyenne annuelle est de 750 mm.

Parmi les autres facteurs favorables, il faut signaler la position centrale dans l’ancienne Afrique orientale anglaise, la situation à proximité de la principale zone de mise en valeur agricole par les Blancs (thé, café, blé, élevage) et sur le principal axe ferroviaire, enfin la proximité de l’importante masse de main-d’oeuvre que constituent l’ethnie kikuyu*, au nord, et l’ethnie kamba, à l’est et au sud-est.

La ville s’ordonne autour d’un centre commercial et des affaires, à plan en partie en damier : rues commerçantes à centaines de boutiques tenues par des Indiens, mais aussi imposants immeubles des grandes sociétés et des banques. Le quartier industriel s’étend au sud-est, sur les terrains plats d’Athi plains, le long de la route qui va à l’aé-

roport international et de la voie ferrée de Mombasa. Au nord-est s’étirent, le long de la route de Thika, les quartiers habités par les Africains, tandis que les Asiatiques résident surtout au nord le long de la route de Nakuru.

Enfin, à l’ouest, sur le plateau Kikuyu s’étendent les quartiers de résidence aisés, aux villas noyées au milieu des arbres et des jardins.

Les trois fonctions, administrative, industrielle et commerciale, sont à peu près d’égale importance, employant chacune 20 000 à 25 000 personnes.

Longtemps capitale administrative de l’ensemble de l’Afrique orientale anglaise, Nairobi n’est plus que la capitale du Kenya (depuis la proclamation de l’indépendance en 1963). Mais sur le plan commercial et bancaire, la plupart des firmes ont maintenu à Nairobi leur siège central, et la ville demeure la principale place commerciale et des affaires de l’Afrique orientale (marché central du café et du thé, par exemple).

En plus de ce rôle, Nairobi joue celui de capitale régionale des hautes terres qui concentrent la plus grande partie de la population et de l’activité économique du pays.

Avec son annexe Thika, à 35 km

au nord-est, Nairobi est le principal centre industriel du Kenya, et même de l’ensemble de l’Afrique orientale avec environ 40 p. 100 du total des salariés industriels du pays : plusieurs savonneries, des huileries, minoteries, usines de conditionnement du café et du tabac, des brasseries, tanneries, fabriques de meubles, confection de vêtements, verrerie, etc. Il faut signaler aussi les ateliers mécaniques liés au chemin de fer. Une partie importante de l’énergie électrique est importée d’Ouganda (Owen Falls).

Nairobi est aussi un centre culturel, avec son université (1 300 étudiants), ses théâtres et cinémas et un centre touristique majeur. C’est d’ici que partent les nombreux visiteurs étrangers faisant des circuits à travers les réserves d’animaux du Kenya et du nord de la Tanzanie.

Nairobi est enfin un important centre de communication ferroviaire, sur l’axe Mombasa-Ouganda (bretelle vers Nyeri), et routier. L’aéroport international, à 10 km à l’est du centre-ville sur l’Athi plains, est une plaque tournante vers la Grande-Bretagne, l’Inde, downloadModeText.vue.download 99 sur 625

La Grande Encyclopédie Larousse - Vol. 14

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Madagascar, l’Afrique australe et le Zaïre.

R. B.

Namibie

Territoire d’Afrique australe ;

750 000 hab.

La géographie

La Namibie (nom porté depuis 1968

par le Sud-Ouest africain) s’étend sur 824 292 km 2 entre l’Angola et la Zambie, au nord, le Botswana, à l’est, et la république d’Afrique du Sud (province du Cap), au sud. Par un couloir étroit, dit « de Caprivi », entre la Zambie et le Botswana, elle atteint la Rhodésie. Sa façade maritime sur l’Atlantique, entre les embouchures de la rivière Cunene au nord et du fleuve Orange au sud, s’étire sur 1 300 km, entre 17° et 29°

de lat. S. Sa plus grande largeur atteint 720 km.

La disposition générale du relief, façonné dans les roches variées du vieux socle précambrien, est relativement simple. À l’intérieur s’étendent des hauts plateaux, entre 1 200 m et 2 000 m d’altitude, descendant vers les cuvettes intérieures du Kalahari et de l’Etosha Pan. De l’ordre de 250 mm par an dans les hautes terres méridionales (Namaqualand), la pluviosité augmente vers le nord dans le Dama-raland et l’Ovamboland (entre 250 et 500 mm), où se concentre la majeure partie de la population. Les hautes terres sont séparées de la mer par une large zone de montagnes et de collines (prolongement occidental du grand escarpement) et par une étroite plaine cô-

tière encombrée de dunes, l’ensemble constituant le désert côtier du Namib, avec une pluviosité moyenne annuelle inférieure à 250 mm, et à 125 mm sur la bande littorale (aridité liée à l’existence du courant froid de Benguela).

Le couvert végétal, quasi absent de la zone désertique littorale, consiste

en une steppe pauvre dans le Namaqualand, passant vers le nord et l’est au Thornveld (formation sèche graminéenne discontinue à petits arbres et épineux) et, dans l’extrême nord du pays, à divers types de savanes.

La population — passée d’environ

200 000 habitants en 1921, à 750 000

en 1970 — est concentrée sur les

hautes terres du centre et du nord (la densité moyenne étant donc inférieure à 1 hab. au km2). Les Blancs (90 000) sont concentrés dans la capitale, Windhoek (36 000 hab.), et dans les deux villes portuaires de Walvis Bay (enclave de la république d’Afrique du Sud, mais administrée par la Namibie) et Lüderitz ; ils sont en majorité d’origine allemande et afrikaner. Les métis, environ 30 000, sont contremaîtres, pêcheurs, employés de chemin de fer.

La population africaine comprend près de 600 000 Bantous (les statistiques rangent sous cette rubrique les Hereros, Damaras, et surtout 340 000 Ovambos), concentrés dans le Nord, où la pluviosité plus importante permet, avec l’élevage bovin, l’agriculture non irriguée du maïs et du millet (cultures alimentaires de base). Les Hottentots, au nombre d’environ 35 000, sont

des pasteurs purs, occupant les hautes terres plus sèches du Namaqualand. Il existe enfin environ 20 000 Bochimans vivant de chasse et de cueillette dans le Thornveld des marges du Kalahari.