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et mariée depuis 1317 à Philippe

d’Évreux (Philippe III, 1328-1343).

Les fueros sont définitivement établis, et les Cortes font leur apparition.

La maison d’Évreux :

rétablissement de la souveraineté La maison d’Évreux donne deux rois à cette province : Charles II le Mauvais (1349-1387) et Charles III le Noble (1387-1425). Le premier, contemporain du roi de Castille Pierre Ier le Cruel, prend position dans la guerre civile qui déchire le royaume voisin en trahissant tour à tour les deux rivaux (Henri de Trastamare et Pierre Ier le Cruel), entre en lutte avec la France, qu’il rêve de conquérir, et mène une vie d’intrigues et de fourberies jusqu’à sa mort. Il succombe, atteint de la lèpre et victime d’un accident provoqué par la flamme d’une chandelle qui met le feu à ses vêtements. Le second, fils du précédent, est tout à fait l’opposé. Il s’efforce de réparer les torts causés par

la mégalomanie et l’absence fréquente de son père. Il sert de médiateur dans tous les conflits qui opposent les souverains de l’époque, entretient de très bonnes relations avec les autres États espagnols, fait construire le château d’Olite et épouse en 1375 Eléonore de Castille (1350-1416), fille du roi Henri II. Il repose à Pampelune dans un tombeau qui est l’un des monuments les plus caractéristiques de l’art du XIVe s. Il laisse son trône à sa fille Blanche (1425-1441), mariée en 1419

au futur roi d’Aragon Jean II.

Les derniers rois de Navarre

La mort de la reine Blanche Ire en 1441

entraîne de violentes querelles. De par son testament, son fils Charles IV

(1421-1461), prince de Viane, est nommé lieutenant général à la condition qu’il ne s’attribue pas le titre de roi avant la mort de son père. La haine farouche que voue Jean II d’Aragon (1458-1479) au successeur légitime divise le royaume en deux clans : les agramonteses, favorables à Jean II, et les beaumonteses, qui défendent le prince de Viane. La guerre civile éclate. La fortune est contraire au prince de Viane, qui, incarcéré, ne doit la liberté qu’à l’intervention des Catalans, qui l’accueillent en grande pompe à Barcelone.

C’est pourtant dans cette ville qu’il trouve la mort quelques jours plus tard, empoisonné sur ordre de son père si l’on croit ses partisans. Le même sort est d’ailleurs réservé à sa soeur Blanche, à qui il avait transmis ses droits.

Lorsque Jean II disparaît en 1479, c’est sa fille préférée Eléonore (v. 1420-1479), unie depuis 1436 à Gaston IV

(† 1472), comte de Foix, qui reçoit la couronne. Elle n’occupe le pouvoir que très peu de temps et est suivie par son petit-fils François Phébus (1479-1483), puis par la soeur de celui-ci, Catherine (1483-1517), épouse de Jean III d’Albret. Après l’occupation (1485) et l’annexion (1512) par Ferdinand II*

le Catholique, la famille d’Albret ne conserve plus que la Basse-Navarre, qui revient aux Bourbons par le mariage, en 1548, de Jeanne III d’Albret (1555-1572) et d’Antoine de Bourbon, duc de Vendôme. L’accession de

leur fils Henri III, roi de Navarre en 1562, au trône de France sous le nom d’Henri IV* (1589) lie la Basse-Navarre à la France, dont les souverains vont, dès lors, porter le titre de rois de France et de Navarre.

La Navarre intégrée à l’Espagne

Sous la maison d’Autriche, la partie qui reste à l’Espagne garde ses coutumes, sa monnaie et ses institutions.

En 1648, les Navarrais tentent, en vain, de récupérer l’indépendance qu’ils ont perdue. Pendant la guerre de la Succession* d’Espagne, ils appuient Philippe d’Anjou, futur Philippe V, et, au cours de la guerre de l’Indépendance, qui voit s’illustrer deux des leurs, Francisco Espoz y Mina et Francisco Xavier Mina, une junte provinciale dirige la résistance. De 1820 à 1823, des factions royalistes s’opposent aux libéraux. La Navarre est l’un des principaux théâtres d’opérations durant la première et la troisième guerre carliste (v. carlisme), les Navarrais voulant, avant tout, conserver leurs privilèges face aux tendances centralisatrices des libéraux, ce qu’ils obtiennent par la convention de Vergara (1839). À partir de 1841, la Navarre perd le droit de frapper sa monnaie et de réunir des Cortes, mais son autorité administrative est maintenue. Dès le début de la guerre civile en 1936, elle participe au conflit du côté nationaliste.

R. G.-P.

F Basques (provinces) / Espagne / Reconquista.

navigation

Action de conduire d’un point à un autre un véhicule aérien ou maritime downloadModeText.vue.download 155 sur 625

La Grande Encyclopédie Larousse - Vol. 14

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et d’en déterminer la position à chaque instant.

GÉNÉRALITÉS

Au cours des dernières années, la localisation des navires et des avions est

devenue de plus en plus précise ; la ré-

gularité des horaires de départ et d’arrivée ne cesse de s’améliorer, et surtout la sécurité du véhicule, des passagers et de la cargaison est de mieux en mieux assurée pendant tout le voyage.

Les points de départ et d’arrivée ainsi que la position du mobile à un instant donné sont définis par leurs coordonnées géographiques : longitude et latitude, par rapport aux méridiens et aux parallèles, la longitude étant comptée à partir du méridien international de Greenwich. Sur une sphère, la trajectoire la plus courte entre les points de départ et d’arrivée est l’arc de grand cercle passant par ces deux points : c’est l’orthodromie. La trajectoire élé-

mentaire du véhicule est définie par le cap, angle que fait son plan longitudinal avec le méridien local ; si l’on navigue à cap constant, la route coupe les méridiens sous le même angle et elle se définit sur la carte, en projection de Mercator, par une ligne droite ; cette trajectoire est la loxodromie.

Traditionnellement, on distingue la navigation estimée, ou tout simplement l’estime, et la navigation observée.

L’estime est en quelque sorte l’intégration des éléments instantanés du mouvement du mobile, cap et vitesse ; elle est indépendante des communications avec des repères extérieurs, mais l’erreur sur la position croît avec le temps.

Les procédés par points observés

consistent à se situer, en relèvement et en distance, grâce à des moyens optiques ou radioélectriques, par rapport à des repères connus (astres, stations radioélectriques, satellites artificiels, etc.) ; la précision de cette catégorie de navigation est sans relation avec le chemin parcouru.

Navigation aérienne

La navigation astronomique

C’est le plus ancien des procédés de navigation. Il repose sur la mesure de la hauteur de deux astres déterminés, c’est-à-dire sur la mesure des angles sous lesquels ces astres sont vus à partir de l’horizontale. Le point cherché est alors à l’intersection de deux cercles tracés sur la surface terrestre.