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par l’OMCI, il est entré en application en 1976. Comportant trente-huit règles et quatre annexes, il traite de la conduite des navires en vue les uns des autres et par visibilité réduite (règles de barre et de route) ainsi que des feux, marques, signaux sonores et lumineux que les navires doivent montrer ou utiliser dans les différentes circonstances de leur navigation (route libre, remorquage et poussage, capacité de manoeuvre restreinte ou nulle, mouillage, échouage, détresse, etc.).

L’augmentation du nombre et de la taille des navires rend de plus en plus urgente l’observation très scrupuleuse de tous ces règlements, qui comprennent une partie statique, concernant les feux, les marques et les signaux, et une partie dynamique, relative à la manoeuvre la plus essentielle : il s’agit d’éviter les situations périlleuses rapprochées et d’amener les navires à évoluer à grande distance. Cela exige une unité de formation des navigateurs, une rigueur absolue de la veille, un équipement minimal des passerelles (déjà partiellement imposé) et un balisage des routes maritimes.

Une tendance se fait jour à imposer, dans certaines zones où aboutissent de très nombreux navires, un contrôle du trafic maritime analogue à celui du trafic aérien dans les aéroports, les navires obéissant à des ordres venus de terre. Les marins sont très réticents à accepter ce contrôle.

Le principe demeure : sécurité d’abord, mais l’application doit en être nuancée pour tenir compte du « sens marin » des navigateurs.

E. C. et E. G.

E. G.

F Antenne / Carte de navigation / Compas /

Loch / Marine / Navire / Phare / Radar / Satellite artificiel.

A. Le Calvé et P. Hugon, Cours de navi-

gation à l’usage des candidats aux examens de la Marine marchande (Éd. géographiques, maritimes et coloniales, 1946-1952 ; nouv.

éd., 1958-59, 3 vol.). / P. Célérier, Technique de la navigation (P. U. F., coll. « Que sais-je ? », 1951 ; nouv. éd., 1965) ; Histoire de la navigation (P. U. F., coll. « Que sais-je ? », 1956 ; nouv.

éd., 1968). / F. J. Wylie, The Use of Radar at Sea (Londres, 1952 ; 4e éd., 1968). / E. Giboins et A. Janet, Aide-mémoire Martinenq des constructions navales, t. III : Électricité-Électronique (Éd. maritimes et d’outre-mer, 1961).

/ Nouveau Cours de navigation des Glénans (Éd. du Compas, 1965, 2 vol. ; nouv. éd., Éd. du Seuil, 1972). / E. W. Anderson, The Principles of Navigation (Londres, 1966). / G. E. Beck, Navigation Systems (Londres, 1971).

Les principales

compagnies de

navigation

Compagnie générale maritime,

société française qui résulte de la fusion, avec effet au 1er janvier 1976, des deux compagnies de navigation françaises d’économie mixte, la Compagnie générale transatlantique et la Compagnie des messageries maritimes.

Le capital de cette société est détenu pour 70 p. 100 par une société holding dont l’État est l’unique actionnaire, la Compagnie générale maritime et financière, et par les ex-actionnaires privés des deux compagnies constituantes, dont les anciennes filiales telles que la Compagnie générale d’armements maritimes, la COGER, Mazinter, etc., sont rattachées à la Compagnie géné-

rale maritime. D’autre part, la Société nationale maritime Corse-Méditerranée (antérieurement, la Compagnie géné-

rale transméditerranéenne, créée en 1969, filiale de la Compagnie géné-

rale transatlantique) est une filiale à 75 p. 100 de la Compagnie générale maritime et financière et à 25 p. 100 de la Société nationale des chemins de fer français. La flotte de cet ensemble se compose d’une centaine de navires qui totalisent plus de 1 200 000 tjb (ou tonneaux de jauge brute). La Compagnie générale transatlantique, constituée en downloadModeText.vue.download 161 sur 625

La Grande Encyclopédie Larousse - Vol. 14

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1855 sous le nom de Compagnie géné-

rale maritime, prit son nom définitif en 1861. Elle était devenue en 1933 une société d’économie mixte dont l’État possédait la majorité du capital. Sa flotte desservait surtout les lignes de l’Atlantique Nord (en particulier la ligne de paquebots Le Havre-New York sur laquelle ont été exploitées « Normandie » de 1935 à 1939 et « France »

de 1962 à 1974), des Antilles, de la côte pacifique de l’Amérique du Nord et de l’Amérique du Sud et, avec ses filiales, les lignes de Corse, de l’Afrique du Nord et de la Baltique. Créé en 1851, le service postal de la Méditerranée de la Compagnie des messageries nationales (qui prit en 1853 le nom de Compagnie des messageries impériales) devint en 1871 la Compagnie des messageries maritimes. En 1921, fut établie la Société des services contractuels des messageries maritimes pour l’exploitation, avec l’aide de l’État, des lignes postales de la Méditerranée et au-delà de Suez.

Cette compagnie disparut en 1948 avec la prise par l’État de la majorité du capital de la Compagnie des messageries maritimes, dont la flotte desservait notamment les lignes d’Extrême-Orient (Inde, Indochine, Océanie, etc.), de la côte Atlantique de l’Amérique du Sud, de la côte orientale d’Afrique et de Madagascar. Les deux compagnies ont participé à plusieurs groupements maritimes internationaux, en particulier dans le domaine du transport de conteneurs. Ces activités ont été reprises par la Compagnie générale maritime et, pour les lignes de Corse et d’Afrique du Nord, par la Société nationale maritime Corse-Méditerranée.

Compagnie maritime des Chargeurs

réunis, société française de navigation constituée en 1949 pour reprendre l’exploitation des services maritimes assurés jusqu’à cette date par la Compagnie des Chargeurs réunis. Elle est, en France, la première affaire privée d’armement maritime. Une centaine de navires exploités par le groupe des Chargeurs réunis assurent les liaisons régulières entre la métropole, l’Europe du Nord et l’Amérique du Sud, les côtes d’Afrique occidentale, l’Afrique du Sud et les États-Unis. Le groupe réorganise ses activités en modifiant la nature et la composition de ses actifs

ainsi que les conditions dans lesquelles sont assurées certaines de ses activités traditionnelles et en développant de nouvelles branches. En particulier, la conteneurisation rapide de certains services de transport a amené la Compagnie maritime des Chargeurs réunis à adhérer à des groupements, tel Atlantica pour les transports entre la Méditerranée et l’Amérique du Nord, ou à constituer des consortiums internationaux. Sur le plan de la diversification, le groupe, qui s’intéresse déjà aux transports aériens par la filiale UTA, s’oriente vers les activités de loisirs, notamment les croisières.

The Cunard Steam-Ship Company

Ltd, société britannique constituée en 1878. La première société de navigation maritime du Royaume-Uni, elle est aussi l’une des premières dans le monde.

Son réseau couvre toutes les mers du globe et est parcouru par quelques-unes des plus prestigieuses unités internationales. La Cunard Steam-Ship possède en particulier Queen Elizabeth 2, l’un des plus grands navires de transport de passagers avec 66 700 tonneaux de capacité, soit, à lui seul, le dixième de la totalité de la capacité de transport de la compagnie. Les lignes principales régulièrement desservies sont l’Atlantique Nord, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Inde, le Pākistān et Ceylan.

Outre le transport des passagers, la Cunard Steam-Ship s’intéresse, par l’intermédiaire de filiales, à d’autres activités, dont les transports pétroliers et les transports de marchandises. Toutefois, les transports pétroliers restent limités : la société Mosstankers Ltd, acquise en 1964, possède quatre tankers. Une quinzaine de filiales s’inté-

ressent à diverses branches proches des transports maritimes ou exercent des activités quelque peu différentes : bancaires ou immobilières.

Furness Withy and Company Ltd,

compagnie britannique créée en 1891