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Elle est devenue ainsi un des facteurs de localisation important des activités lourdes un peu partout dans le monde industriel.

P. C.

F Danube / Mississippi / Rhin / Rhône / Volga.

R. Clozier, l’Économie des transports terrestres, rail, route, eau, t. I de Géographie économique et sociale sous la dir. de A. Chol-ley (Génin, 1963). / L. Morice, les Transports fluviaux (P. U. F., coll. « Que sais-je ? », 1968).

/ J. Ritter, Géographie des transports (P. U. F., coll. « Que sais-je ? », 1971).

navire

Bâtiment flottant destiné au transport de passagers ou de marchandises, à la pêche, à la navigation de plaisance ou à des activités militaires.

On réserve habituellement le nom

de navire à des unités d’une certaine importance spécialement destinées à la navigation en mer, les autres étant alors appelées bateaux ou embarcations, ces dernières le plus souvent non pontées.

Généralités

Description

Un navire peut se définir d’abord comme un flotteur partiellement immergé (à l’exception des sous-marins en plongée) dont la forme extérieure, adaptée à la navigation, c’est-à-dire

au déplacement et à l’évolution dans l’eau, est allongée dans le sens de la marche et symétrique par rapport à un plan vertical, le plan longitudinal, ou plan diamétral. Le navire est droit lorsque le plan de symétrie est vertical.

Ses extrémités sont l’avant et l’arrière.

Le côté droit en regardant l’avant est tribord, l’autre est bâbord. La paroi extérieure du navire est la coque, fixée sur une charpente. La partie immergée de la coque est la carène, ou oeuvres vives, la partie non immergée constituant les oeuvres mortes. Le plan qui délimite ces deux parties est la flottaison, qui correspond donc à la surface de l’eau calme à l’extérieur du navire.

La flottaison varie selon le chargement du navire. La partie de la surface exté-

rieure qui est tantôt immergée et tantôt émergée est la tranche de flottaison, ou exposant de charge. La coque est divisée intérieurement, suivant la destination du navire, par des plates-formes, les ponts, et par des cloisons verticales, longitudinales ou transversales. Le pont continu le plus élevé, qui est étanche ou surmonté de constructions étanches, est le pont supérieur. Ce pont présente presque toujours transversalement une courbure concave vers le bas, le bouge, et longitudinalement une courbure concave vers le haut, la tonture.

Les autres ponts peuvent être plans ou avoir une courbure analogue. Beaucoup de navires comportent un double-fond, servant à transporter du combustible, de l’eau douce ou de l’eau de mer de lestage. Les espaces situés entre les ponts sont les entreponts, et l’espace entre le pont le plus bas et le plafond du double-fond (ou le fond du navire s’il n’y a pas de double-fond) est la cale. Les constructions supérieures du navire dont les parois latérales prolongent la coque sont les superstructures : teugue (ou gaillard), châ-

teau et dunette, placées à l’avant, au milieu ou à l’arrière. Le château peut être réuni à la teugue ou à la dunette, constituant alors un long gaillard ou une longue dunette. Les constructions supérieures qui ne s’étendent pas d’un bord à l’autre du navire sont les rouffles (« roof » en anglais). La charpente d’un navire comporte des anneaux transversaux, formés des

membrures, sur lesquelles sont fixées les parties sensiblement verticales du

bordé extérieur, des varangues sur le fond et des barrots, qui supportent les ponts. Ces éléments transversaux sont reliés par des éléments longitudinaux, carlingues sur le fond, serres sur les murailles et hiloires sous les ponts ; d’autres éléments longitudinaux, notamment sur les cloisons longitudinales ou à l’intérieur du double-fond, sont les lisses. Des supports verticaux, les épontilles, soutiennent les barrots et les hiloires en dehors des murailles et cloisons. L’élément axial du bordé des fonds est la quille, plate sur la plupart des navires, saillante sur les navires en bois ainsi que sur beaucoup de bateaux de plaisance, et prolongée à l’avant et à l’arrière par deux pièces se relevant à peu près verticalement, l’étrave et l’étambot. Les coques de navires sont généralement en acier, avec parfois des superstructures et roufles en alliages d’aluminium afin d’améliorer la stabilité, mais un grand nombre de navires de pêche sont encore construits en bois. Les bateaux de plaisance et les embarcations sont en bois ou en alliages d’aluminium ou encore en matériaux plastiques.

Les navires sont normalement

pourvus de moyens de propulsion

autonomes (sinon, ils doivent être remorqués ou poussés). Leur chargement ou déchargement s’effectue soit à travers des ouvertures pratiquées dans les ponts, les écoutilles, fermées par des panneaux, soit par des portes de chargement disposées sur la muraille extérieure, latéralement ou aux extrémités avant ou arrière. Les navires sont dirigés au moyen d’un plan mince orientable, le gouvernail, placé, sauf exception, à l’arrière. Ils peuvent être immobilisés par petits fonds par des ancres reliées au navire par une chaîne passant sur un treuil spécial, le guindeau, pourvu d’une roue à empreintes, le barbotin, et sortant sur la muraille par les écubiers. Les navires sont immobilisés à quai par des câbles, ou amarres, qui peuvent être soit tournés sur des bittes (fût double) et mis en place au moyen de cloches verticales, ou cabestans, soit enroulés et fixés sur des treuils d’amarrage avec, sur les navires modernes, contrôle automatique de leur tension.

Caractéristiques principales DIMENSIONS

Les principales dimen-

sions d’un navire sont :

— la longueur L, mesurée soit

hors tout, soit entre les perpendiculaires menées aux extrémités de la flottaison en charge, celle de l’ar-rière pouvant aussi correspondre à l’axe de la mèche du gouvernail ;

— la largeur B, mesurée générale-

ment hors membres (à l’extérieur

des membrures) et, dans certains cas, hors bordé, soit au niveau de la flottaison, soit éventuellement à un autre niveau si elle y est plus grande ;

— le creux C, ou hauteur mesu-

rée entre le fond du navire et le point le plus bas du pont supérieur ;

— le tirant d’eau T, ou distance verticale entre la flottaison et le fond du navire, mesuré à l’avant ou à l’arrière, ou encore au milieu, la moyenne arithmétique des tirants d’eau avant et arrière étant le tirant d’eau moyen ;

— le franc-bord F, ou hauteur mesurée à partir de la flottaison jusqu’au point le plus bas de la surface supérieure du pont de franc-bord (généralement le pont supérieur).

DÉPLACEMENT, VOLUME DE CARÈNE,

PORT EN LOURD

— Le déplacement Δ est le poids total du navire ; il est équilibré par la poussée de l’eau. Le déplacement en charge est le déplacement maximal autorisé du navire ; le déplacement lège est le downloadModeText.vue.download 171 sur 625

La Grande Encyclopédie Larousse - Vol. 14

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déplacement du navire vide, sans chargement, sans équipage, sans passagers ni approvisionnements d’aucune sorte.

— Le volume de carène ∇ cor-

respond au déplacement en eau

douce, d’où Δ = ϖ ∇, ϖ étant

le poids volumique de l’eau.

— Le port en lourd DW (en anglais dead-weight) est la différence entre le déplacement en charge et le déplace-

ment lège ; c’est le poids total maximal que le navire peut prendre, sans s’immerger au-delà de sa flottaison en charge. Il comprend le chargement, le combustible, les approvisionnements divers, l’équipage et les passagers ainsi que leurs bagages et, sur les navires de guerre, les armes mobiles et les munitions.

Les déplacements et le port en

lourd s’expriment, dans les pays utilisant le système métrique, en tonnes de 1 000 kilogrammes, le volume de carène étant alors exprimé en mètres cubes.