Les ganglions parasympathiques
proviennent aussi de la crête neurale, mais seulement du contingent sacré et du tronc cérébral (v. neurovégétatif
[système]).
Certaines maladies infectieuses ou chromosomiques sont responsables
de perturbations de l’embryogenèse.
Ainsi, au niveau de la moelle épi-
nière, on peut observer un arrêt de la formation de la partie postérieure du canal rachidien : c’est la spina bifida, qui peut être occulte ou associée à un méningocèle (hernie des méninges).
Au niveau du crâne, on peut
observer :
— le cranium bifidum, ou absence
d’ossification de l’os occipital ;
— le méningocèle, saillie des méninges en dehors de la cavité crânienne ;
— le méningo-encéphalocèle, saillie des méninges et du tissu nerveux hors de la boîte crânienne ;
— l’anencéphalie (encéphale absent ou très atrophié), due à l’absence de fermeture du tube nerveux à son extrémité céphalique ;
— l’hydrocéphalie*.
Anatomie du
système nerveux
On distingue par convention le système nerveux central et le système nerveux périphérique.
Le système nerveux central com-
prend l’encéphale et la moelle épi-nière ; il est situé à l’intérieur de la boîte crânienne et du canal rachidien.
Il contient les centres de réception, d’intégration et d’élaboration des messages nerveux.
Le système nerveux périphérique
est constitué par les racines, les nerfs, les ganglions et les terminaisons nerveuses : c’est lui qui permet de transmettre les messages efférents du système central aux organes effecteurs et de conduire les afférences sensitives aux centres sensitifs.
Description du système nerveux
central
LA MOELLE ÉPINIÈRE
V. l’article.
y L’encéphale*
C’est la partie du système nerveux central située dans la boîte crânienne. Il
comprend deux groupes, reliés par les pédoncules cérébraux.
Le groupe inférieur est constitué par le tronc cérébral et le cervelet.
Le groupe supérieur comprend le
cerveau proprement dit, divisé en trois parties : une partie médiane et impaire, le diencéphale, qui contient le thalamus ; deux parties symétriques, les hémisphères cérébraux. Ces deux groupes sont séparés par une cloison fibreuse : la tente du cervelet.
Ils ne communiquent entre eux que par un orifice étroit, le foramen de Pac-chioni, par où s’engagent les pédon-downloadModeText.vue.download 220 sur 625
La Grande Encyclopédie Larousse - Vol. 14
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cules cérébraux, qui portent à ce niveau le nom d’isthme.
y Le tronc cérébral (bulbe, protubé-
rance, pédoncules cérébraux). Il pré-
sente une face antérolatérale et une face postérieure.
1. Face antérieure et latérale.
a) Le bulbe continue la moelle cervicale. On distingue, comme sur la face antérieure de la moelle, un sillon mé-
dian antérieur et des sillons collatéraux antérieur et postérieur qui entourent l’olive bulbaire ; à son niveau, du sillon collatéral antérieur sort la XIIe paire crânienne, du sillon collatéral posté-
rieur sortent, de haut en bas, les nerfs glossopharyngiens, le nerf pneumogastrique et le nerf spinal.
b) Le pont, ou protubérance, est
constitué par un épais cordon de fibres blanches à direction transversale, qui présentent sur la ligne médiane une gouttière verticale correspondant au tronc basilaire artériel qui vascularise cette région.
De chaque côté sortent les racines motrices et sensitives du Ve nerf crâ-
nien, ou trijumeau.
c) Les pédoncules cérébraux sont
constitués par deux gros cordons blancs qui divergent vers le haut, limitant entre eux une surface triangulaire à base supérieure qui porte le nom d’espace perforé postérieur.
Au niveau de la base de ce triangle se trouve un relief, les tubercules mamillaires ; au niveau du sommet sortent les racines de la IIIe paire crânienne (nerf moteur oculaire commun).
Au moment où les pédoncules s’en-
foncent sous les hémisphères, ils sont croisés transversalement par la bandelette optique tendue entre le chiasma et les corps genouillés externes.
2. Face postérieure du tronc
cérébral.
Elle n’est visible qu’à ses extrémités supérieure (pédoncules cérébraux) et inférieure (partie supérieure du bulbe), puisque le cervelet cache le reste. Si on enlève le cervelet en sectionnant les pédoncules cérébelleux, on peut alors observer le plancher du 4e ventricule, qui est accidenté par des reliefs correspondant au noyau d’origine de certains nerfs crâniens (Ve, VIe, VIIe, IXe, Xe, XIe et XIIe paire).
y Le cervelet*. Placé en arrière du bulbe et de la protubérance, il est constitué par une partie médiane, le vermis, et par deux lobes latéraux, les hémisphères.
y Le cerveau*. Il comprend le pa-
léencéphale, qui est situé comme
un relais entre les structures sous-jacentes et le cortex pour toutes les grandes voies ascendantes et descendantes, et le néencéphale, qui, sur le plan phylogénique, n’apparaît que tardivement et n’atteint son plein développement que chez les Mammifères et l’Homme.
y Le paléencéphale, formé des
noyaux gris centraux, est constitué par le thalamus, le métathalamus et les noyaux striés.
a) Le thalamus est un gros noyau
ovoïde dont la face interne fait saillie dans la cavité du 3e ventricule et du ventricule latéral.
Au-dessous du thalamus se trouve la région sous-thalamique, constituée par le noyau rouge, la substance noire, la formation réticulée et le noyau du corps de Luys. Ces noyaux sont placés sous le contrôle des noyaux striés.
En avant de la région sous-thala-
mique se trouve l’hypothalamus, centre végétatif, qui comprend des formations grises situées autour de la partie infé-
rieure du 3e ventricule.
Les voies afférentes de l’hypothalamus apportent des excitations olfactives et visuelles, des influx provenant du thalamus qui interviennent dans les réflexes neuro-endocriniens, enfin des influx provenant des corps striés.
Les voies efférentes se dirigent vers le thalamus, les centres extra-pyrami-daux, les centres végétatifs du tronc cérébral, et surtout vers l’hypophyse par le faisceau hypothalamo-hypophysaire, ou tige pituitaire.
Au niveau de la région hypothalamo-hypophysaire, on a mis en évidence des groupes de neurones qui élaborent un neurosécrétat qui chemine à l’intérieur de leurs axones et s’accumule au niveau de la posthypophyse, d’où il est déversé dans les capillaires, puis dans la circulation générale.
Ces cellules sont donc à la fois
capables de transmettre un influx nerveux et de sécréter, à partir de leur corps de Nissl, des vésicules de 800 à 1 200 Å de diamètre qui contiennent une substance glycoprotéique de gros poids moléculaires, servant de molé-
cule de transport à certaines hormones (A. D. H., A. C. T. H., T. S. H.). Ces vésicules de 800 Å s’accumulent à l’extrémité de l’axone ; à ce niveau existe une synapse cholinergique qui, lorsqu’elle fonctionne, fait passer les granules de glycoprotéine dans la lu-mière d’un capillaire.
En arrière du thalamus se trouve
l’épithalamus et l’épiphyse. Cette dernière est un organe postérieur impair médian situé au niveau du plafond du 3e ventricule.
À son niveau serait formée une mélatonine qui aurait une action inhibitrice sur la maturation des organes sexuels.
On a montré qu’il existait un rapport direct entre la quantité de mélatonine dans l’épiphyse et la quantité de lumière reçue par la rétine. On a pu montrer que le pic de mélatonine était maximal pendant les périodes d’obscurité.