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De même, le taux de sérotonine pré-

sent dans l’épiphyse serait maximal pendant les périodes d’éclairement, mais la commande de cette sécrétion ne serait pas strictement lumineuse ; elle dépendrait d’une « horloge biologique » située dans le cerveau.

C’est dans le paléencéphale que se trouvent les formations qui règlent l’état de veille et de sommeil : il s’agit des noyaux du raphéméridien, ponto-bulbo-mésencéphaliques, et du locus ceruleus.

Les noyaux du raphé sont riches en sérotonine ; le locus ceruleus est, lui, riche en noradrénaline. Michel Jou-vet a montré qu’il existe une corrélation entre les taux de sérotonine et la quantité de « sommeil lent » dont est capable un sujet. De même, il existe une corrélation entre la quantité de noradrénaline et la quantité de « sommeil paradoxal » dont est capable ce même sujet.

b) Le métathalamus est constitué par les corps géniculés interne et externe ; c’est un relais des voies auditives et optiques.

Les voies optiques et cochléaires ont un trajet particulier, car elles ne font pas relais dans le thalamus, mais empruntent le trajet des bras conjoncti-vaux et des tubercules quadrijumeaux.

c) Les noyaux striés sont constitués par les noyaux caudés et le noyau lenticulaire ; ils sont réunis au thalamus, donc aux voies sensitives et cérébelleuses ainsi qu’aux voies motrices corticales et extrapyramidales.

Ils forment un centre moteur ef-

fecteur soumis au contrôle cortical

(v. motricité).

y Le néencéphale est la partie la plus volumineuse du cerveau. C’est une masse ovoïde divisée en deux hémisphères symétriques par une scissure interhémisphérique (v. cerveau). Il comprend l’ensemble du cortex plus la substance blanche qu’il enveloppe.

Le cortex peut être divisé en deux parties : l’archipallium, uniquement préposé à la fonction olfactive ; le néopallium, plus étendu, point d’arrivée des voies motrices et d’association.

Le cortex est le support d’activités complexes qui sont à la base du comportement individuel.

L’écorce cérébrale peut être divisée en six couches, qui sont, de la superficie à la profondeur :

— la couche moléculaire ;

— la couche granulaire externe ;

— la couche pyramidale externe ;

— la couche granulaire interne ;

— la couche pyramidale interne ;

— la couche fusiforme.

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Suivant la répartition des couches, on distingue :

— l’allocortex, qui est caractérisé par sa structure élémentaire, une couche réceptrice, une couche effective par exemple — c’est ce qu’on observe au niveau du cortex rhinencéphalique —

et qui correspond à l’archipallium ;

— l’asocortex, qui est caractérisé par l’individualisation nette de six couches et qui correspond au néopallium.

Dans les zones d’association,

les six couches ont toutes la même importance.

Dans les zones de projection, ou bien les couches granulaires l’emportent, et il s’agit d’un cortex sensitif, ou bien ce sont les couches pyramidales, et il s’agit alors d’un cortex moteur.

Cette division du cortex en plu-

sieurs couches semble avoir une raison fonctionnelle, et l’on pense que les couches 2 et 4 sont des couches de réception, la première s’occupant des relations intercorticales, la seconde recevant des messages extracorticaux, thalamiques par exemple.

Les couches 3 et 5 sont effectrices ; là encore, la première s’occupe de relations intercorticales, alors que la seconde envoie des ordres vers le tronc cérébral ou la moelle.

La couche 1 assure les connexions de surface, et la couche 6 des connexions interhémisphériques en profondeur.

L’organisation fonctionnelle de l’allocortex n’est pas aussi fine ; il s’agit de couches d’émission et de réception directes.

Un exemple d’allocortex : les voies olfactives. Les formations olfactives se trouvent à la face inférieure du lobe frontal ; elles sont constituées par le bulbe olfactif et le pédoncule olfactif, qui se divise en trois racines ou stries olfactives, destinées chacune à un territoire cortical déterminé.

Le néopallium est le support de

l’activité consciente volontaire ; on distingue des centres récepteurs, des centres effecteurs, des aires associatives (v. cerveau).

Description du système nerveux

périphérique

Le système nerveux périphérique est constitué par les nerfs qui relient le système nerveux central au reste de l’organisme par les ganglions et par les terminaisons nerveuses. Il existe deux types de nerfs : les nerfs cérébro-spinaux et les nerfs sympathiques.

Les nerfs cérébro-spinaux sont moteurs ou sensitifs ; ils véhiculent des influx moteurs vers des centres sensi-

tifs ou provenant de centres moteurs situés sous le contrôle de notre volonté.

Ils se divisent en nerfs crâniens et en nerfs rachidiens ou spinaux.

LES NERFS CRÂNIENS

Il en existe douze paires, qui naissent de l’encéphale et sortent du crâne par les trous de la base.

Il s’agit du nerf olfactif du nerf optique, du nerf moteur oculaire commun, du nerf pathétique, du nerf trijumeau, du moteur oculaire externe, du nerf facial, du nerf auditif, du nerf glossopharyngien, du nerf vague, du nerf spinal, du nerf grand hypoglosse.

Le nerf optique sort par le trou

optique, le nerf trijumeau par la fente sphénoïdale et les trous grand rond et ovale, les IXe, Xe et XIe paires par le trou déchiré postérieur, et la XIIe paire par le canal condylien antérieur.

À l’opposé des nerfs rachidiens, qui sont tous mixtes, c’est-à-dire moteurs et sensitifs, il existe des nerfs crâniens purement sensoriels : nerf olfactif, nerf optique, nerf auditif. Mais les deux premiers doivent plutôt être considé-

rés comme des voies intraaxiales que comme des nerfs ; de même, il existe des nerfs purement moteurs (IIIe, IVe, VIe, XIe et XIIe paire) et des nerfs mixtes (Ve, VIIe, IXe et Xe paire).

Dans l’ensemble, les nerfs rachidiens sont situés sous le cerveau et en avant du tronc cérébral. Ils sont très proches, à leur émergence, des vaisseaux qui irriguent le cerveau (artère carotide interne, artère cérébrale antérieure, ar-tère communicante postérieure, artère cérébelleuse, artère vertébrale). Ils sont constitués par des fibres nerveuses de diamètre différent, suivant qu’ils sont moteurs sensitifs ou mixtes.

LES NERFS RACHIDIENS OU SPINAUX

Ils naissent de la moelle épinière, sortent du rachis par les trous de conjugaison et se terminent dans le territoire moteur et sensitif fixe. On en décrit trente et une paires : huit cervicales,

douze thoraciques, cinq lombaires, cinq sacrées, une coccygienne.

Le volume des nerfs rachidiens est variable ; les plus gros d’entre eux sont destinés aux membres.

y Tout nerf rachidien peut être divisé en quatre parties.

1. Les racines relient le nerf à la moelle épinière. La racine postérieure, sensitive, est la plus grosse ; elle porte le ganglion spinal et sort de la moelle par le sillon collatéral postérieur. La racine antérieure, motrice, est plus petite ; elle naît du sillon collatéral antérieur de la moelle par une série de petites racines.

2. Le nerf mixte est formé par la convergence des racines au niveau du trou de conjugaison. Il se divise en deux branches à la sortie du rachis ; une branche antérieure ventrale et une branche postérieure dorsale.

3. La branche postérieure dorsale, très fine, est destinée aux téguments et aux muscles spinaux.

4. La branche antérieure ventrale, plus grosse, est destinée aux téguments et downloadModeText.vue.download 222 sur 625

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aux muscles des parois latérales et an-térieures du tronc.

y Il existe certaines variations en fonction de la topographie.