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Les branches postérieures gardent une disposition métamérique, les branches antérieures vont, au contraire, subir des

transformations importantes.

En effet, les myotomes auxquels

elles étaient destinées vont constituer les membres : les nerfs correspondants vont s’entrecroiser et constituer des plexus.

1. Le plexus cervical est constitué par les branches antérieures des quatre premiers nerfs cervicaux ; ces branches se distribuent à la région du cou.

2. Le plexus brachial est constitué par les branches antérieures des Ve, VIe, VIIe et VIIIe nerfs cervicaux ainsi que du Ier nerf dorsal ; une branche du IVe nerf cervical participe aussi à sa constitution. Le plexus brachial est destiné à l’innervation de la ceinture scapulaire du membre supérieur.

Les branches terminales du plexus brachial sont au nombre de six : il s’agit du nerf musculo-cutané, du nerf mé-

dian, du nerf cubital, du nerf radial, du nerf circonflexe et du nerf brachial cutané interne.

3. Le plexus lombaire est constitué par la réunion des quatre premiers nerfs lombaires. Il est destiné à la paroi abdominale, aux organes génitaux externes et aux membres inférieurs.

4. Le plexus sacré est constitué par le tronc nerveux lombo-sacré et par les branches antérieures des quatre premiers nerfs sacrés. Il est destiné à l’innervation des membres inférieurs, de la ceinture pelvienne et des organes génitaux externes.

Le grand nerf sciatique est la seule branche terminale du plexus sacré.

Les nerfs intercostaux sont au

nombre de douze ; ils ont une distribution segmentaire ; ils innervent les téguments et les muscles de la paroi thoracique et de l’abdomen.

Structure et physiologie

du tissu nerveux

Le tissu nerveux central

LE NEURONE

Le neurone constitue l’élément fonda-

mental du tissu nerveux. Mais il n’est pas le seul ; il y a d’autres éléments : les capillaires sanguins, le tissu de soutien, les cellules gliales pour le système nerveux central ; les cellules de Schwann pour le système nerveux périphérique.

Le neurone possède certaines par-

ticularités liées aux deux fonctions essentielles du tissu nerveux : l’excitabilité et la conductivité.

Il existe de nombreux types de cellules nerveuses (cellules pyramidales, ganglionnaires, de Purkinje, de la corne d’Ammon). On peut, cependant, dé-

crire un modèle de base. Toute cellule nerveuse possède un corps cellulaire, où se trouve le noyau, et des prolongements cytoplasmiques. Ces derniers sont : les dendrites, prolongements qui conduisent l’influx nerveux vers le corps cellulaire et qui sont nombreux et courts ; l’axone, ou cylindraxe, prolongement unique qui peut émettre des collatérales et des récurrentes, qui conduit l’influx nerveux du corps cellulaire vers son extrémité et qui peut être très long et atteindre plus de 1 m.

y Ultrastructure d’une cellule nerveuse. Si l’on étudie une cellule de la corne antérieure de la moelle, après avoir réalisé une coloration au bleu de toluidine, on observe un corps cellulaire étoilé avec cinq ou six dendrites.

Le corps cellulaire renferme un

noyau volumineux sphérique clair

contenant un ou deux nucléoles riches en acides ribonucléiques. Dans le cytoplasme, on découvre des masses colorées, les corps de Nissl, qui contiennent aussi des acides.

Par une méthode argentique, on observe autour du noyau des filaments, les neurofibrilles, qui s’engouffrent dans l’axone. L’appareil de Golgi est très développé, avec de nombreuses vésicules.

La microscopie électronique permet de préciser la structure de la cellule.

1. Dans le corps cellulaire, on observe : les corps de Nissl, qui correspondent au réticulum endoplasmique ; des

neurofilaments, petits tubes de 100 Å

de diamètre avec une lumière de 30

à 40 Å, constitués de protéines ; des neurotubules d’un diamètre de 250 Å, plus nombreux dans les dendrites que dans les axones (ces deux éléments, neurofilaments et neurotubules, correspondent aux neurofibrilles observées en microscopie optique) ; des lysosomes, particules sphériques qui contiennent des enzymes capables de détruire la cellule ; des polysomes, qui sont des groupes de cinq ribosomes (amas d’acides nucléiques) ; des mitochondries, qui sont des organites allongés parcourus de stries horizontales ou transversales et qui sont les usines à énergie de la cellule.

2. Au niveau des dendrites, on observe des neurofilaments, surtout des neurotubules en grand nombre, des ribosomes, des mitochondries, parfois des lysosomes (surtout à la base de la dendrite), des corps de Nissl.

3. Au niveau de l’axone, on observe des mitochondries, des neurofilaments en grand nombre, des neurotubules, des lysosomes, pas de corps de Nissl et pas de ribosomes.

Le hyaloplasme porte le nom d’axoplasme, riche en eau (95 p. 100).

Chez le vieillard, on observe des pigmentations au sommet du cône

d’émergence de l’axone.

y Les synapses. On désigne sous ce terme les jonctions entre les cellules nerveuses. On en distingue trois

types : les synapses axo-dendritiques, axo-somatiques et axo-axoniques.

Les deux premières possèdent un

seuil d’excitabilité plus élevé que les synapses axo-axoniques, trois fois plus sensibles. Leur fonction est la transmission de l’influx nerveux d’une cellule à l’autre.

Il existe aussi des synapses entre un neurone et une cellule effectrice, par exemple musculaire.

y Ultrastructure d’une synapse

axo-dendritique. En microscopie

électronique, on observe plusieurs

phénomènes.

Au niveau de l’élément présynap-

tique, renflé en bouton, il y a un épaississement de la membrane cytoplasmique (la membrane présynaptique) ; des neurofilaments, qui forment des anses au niveau du bouton présynaptique ; des neurotubules, qui s’arrêtent en amont de la terminaison axonale ; des mitochondries, qui sont très nombreuses. Surtout au contact de la membrane présynaptique se trouvent des vésicules synaptiques de 300 à 600 Å, riches en choline-acétylase, enzyme capable de synthétiser l’acétylcholine.

Au niveau de l’élément postsynap-

tique, on observe : un épaississement de la membrane cytoplasmique (la

membrane postsynaptique), épaississement plus important et plus localisé qu’au niveau de l’élément présynaptique ; des neurotubules ou des neurofilaments ; des mitochondries, mais en nombre moins important que dans l’élément présynaptique.

Au niveau de l’espace synoptique, il y a une solution de continuité de 200 Å

environ et parfois quelques filaments.

Il existe deux types de synapses : des synapses excitatrices et des synapses inhibitrices ; les premières posséderaient une membrane postsynaptique très large.

Dans le cas, pris pour exemple,

d’une synapse axo-dendritique, la synapse s’effectue entre le bouton terminal d’un axone et le tronc d’une dendrite ou une courte ramification de cette dendrite appelée épine.

Dans le cas d’un neurone pyramidal, on a pu compter jusqu’à 4 000 épines.

y Physiologie du neurone. La cel-

lule nerveuse adulte ne se divise plus ; toute cellule perdue ne sera pas remplacée.

Le volume de l’axone est plus de

1 000 fois plus important que celui du corps cellulaire ; or, ce prolongement contient des protéines qu’il ne peut synthétiser lui-même ; c’est donc qu’il reçoit des éléments du corps cellulaire.

Lorsqu’on sectionne un axone, on observe d’abord une destruction des corps de Nissl, la formation de vacuoles énormes et le rejet du noyau downloadModeText.vue.download 223 sur 625

La Grande Encyclopédie Larousse - Vol. 14

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dans un coin de la cellule. Puis le neurone refabrique des corps de Nissl, et l’axone repousse alors à raison de 1 mm par jour.

Des expériences d’autoradiographie ont mis en évidence la synthèse des protéines par l’ergastoplasme et le flux axonal. Lorsqu’on injecte à un Rat un acide aminé (leucine) marqué au tritium, on le retrouve au niveau du noyau des corps de Nissl 10 minutes plus tard, dans le cône d’émergence de l’axone, puis dans l’axone lui-même au bout de 4 heures et dans l’appareil de Golgi 30 minutes après.