tonurie, la maladie de Wilson. Les encéphalopathies carentielles sont dominées par les carences en vitamines du groupe B, le plus souvent d’origine alcoolique, qui, à une polynévrite, associent le plus souvent des manifestations encéphaliques, notamment les troubles mnésiques. Au cours de nombreuses perturbations métaboliques générales (hyper- ou hypoglycémie, désordres hydro-électrolytiques, hyper- ou hypocalcémie, etc.), peuvent s’observer des signes de souffrance du système nerveux
plus ou moins réversibles.
y Les malformations. Quelle qu’en soit la cause (pathologie foetale ou embryonnaire, acquise ou bien encore héréditaire), elles peuvent avoir une expression dès la naissance (congénitale) ou, au contraire, beaucoup plus tardive et aller de pair avec des malformations squelettiques.
J. E.
F Aphasie / Audition / Cerveau / Cervelet /
Crâne / Électro-encéphalographie / Encéphale /
Épilepsie / Équilibration / Hypophyse / Méninges
/ Moelle épinière / Motricité / Nerfs / Neurovégé-
tatif (système) / Physiologie / Réflexe / Sensibilité
/ Sommeil / Vision.
J. et A. Delmas, Voies et centre nerveux.
Introduction systématique à la neurologie (Masson, 1945 ; nouv. éd., 1954). / G. Lazorthes, le Système nerveux périphérique. Description, systématisation, exploration clinique, abord chirurgical (Masson, 1955 ; nouv. éd., 1971) ; le Système nerveux central. Description, systématisation, exploration (Masson, 1967). /
H. McIlwain, Biochemistry of the Central Nervous System (Londres, 1955). / A. B. Baker, Clinical Neurology (New York, 1962 ; 4 vol.). /
E. C. Crosby, T. Humphrey et E. W. Lauer, Cor-relative Anatomy of the Nervous System (New York, 1962). / L. E. et R. A. Davis (sous la dir.
de), Principles of Neurological Surgery (Philadelphie, 1963). / P. J. Vinken et G. W. Bryun, Handbook of Clinical Neurology (New York, 1969-1971 ; 13 vol.). / M. David et P. Guilly, la Neurochirurgie (P. U. F., coll. « Que sais-je ? », 1970). / J. Cambier et M. Masson, Abrégé de neurologie (Masson, 1972).
Nervi
(Pier Luigi)
Ingénieur et architecte italien (Sondrio 1891).
Diplômé ingénieur à Bologne en
1913, il a une carrière strictement italienne, à la fois comme ingénieur civil et comme entrepreneur, directeur de la firme Impresa Nervi e Bartoli. Pour lui, l’invention technique et la créativité plastique ne font qu’un, étant issues d’une même démarche globale, où les préoccupations concrètes d’économie dans le matériau ou de logique structurale doivent s’associer constamment à la recherche de la forme pure. Cette volonté esthétique et technique, qui était fort admirée dans les années 50, à l’apogée de son oeuvre, est aujourd’hui souvent taxée de formalisme, alors qu’il faudrait plutôt voir que l’évolution des techniques a introduit l’oeuvre de Nervi dans une dimension historique.
Pier Luigi Nervi a toujours été le spécialiste du béton armé : ses recherches l’ont conduit à l’invention d’un alliage particulier, le « ferroce-mento ». Mais c’est surtout par la mise en oeuvre du béton qu’il s’est distingué de ses contemporains : soucieux
d’économie, il s’est préoccupé très tôt de mise au point de la préfabrication (diminuant l’importance des coffrages) et d’allégement des structures (réduisant la quantité des matières mises en oeuvre).
Cela l’a conduit à l’évidement des structures — et donc à une construction d’ossature, mettant en évidence les lignes de force. Les réseaux géomé-
triques complexes que Nervi a utilisés pour leurs propriétés de résistance et de légèreté doivent être comparés avec ces voûtes nervurées du gothique anglais que Viollet-le-Duc* aimait tant et qu’après lui Anatole de Baudot (1834-1915) a si brillamment exploitées pour l’église Saint-Jean-l’Évangéliste de Montmartre à Paris (1894-1904).
La première construction qui ait attiré l’attention sur Nervi a été le stade municipal de Florence (1930-1932), entièrement en béton armé et dont la franchise de parti (lisibilité de l’ossature, affirmation des gradins) a été très remarquée, ainsi que l’élégance plastique des escaliers, hors-d’oeuvre dont la volée en porte à faux était paradoxalement consolidée par un limon inversé. Entre 1936 et 1941, Nervi réalise pour l’armée italienne des hangars d’avions, aujourd’hui détruits. Les premiers seront construits de façon traditionnelle, les derniers préfabriqués ; entre les deux systèmes, l’économie se chiffre à 30 p. 100 pour l’acier, à 35 p. 100 pour le ciment, à 60 p. 100
pour le bois de coffrage. Les structures, dont les multiples poutres en treillis s’entrecroisaient pour former un gigantesque maillage, étaient de proportions imposantes.
Entre 1948 et 1950, Nervi construit le palais des Expositions de Turin, dont le volume intérieur n’a pas moins de 75 m de portée, reposant sur une ossature arborescente d’une rare élégance.
À partir de 1956, il construit pour les jeux Olympiques de Rome le grand
stade Flaminio (46 000 places), le Petit et le Grand Palais des sports — ce dernier formant une coupole de 100 m de diamètre sans support interne. Toutes ces constructions sont réalisées à l’aide de poutres préfabriquées, minces et ondulées, dont l’assemblage réticulé
assure la stabilité. Nervi y applique le principe de la « résistance par la forme », qui a été depuis très largement exploité pour la construction des voiles minces ; ici c’est le choix du maillage et la nature du plissement qui déterminent la rigidité, si légère que soit la structure.
Pour d’autres types de construc-
tion n’exigeant pas de grands espaces couverts sans supports intermédiaires, Nervi s’engagera dans des recherches qui font beaucoup penser à Robert Maillart (1872-1940), où l’élément préfabriqué est non plus une poutre, mais un panneau, nervé et cintré, dont les possibilités d’assemblage dessinent un nouveau réseau de structures : c’est le cas de l’usine de filature Gatti à Rome (1953), dont les planchers-champignons sont très célèbres, et de la manufacture des tabacs à Bologne (1952).
Les dernières oeuvres de Nervi
marquent d’autres préoccupations, dans des directions très diverses. Le palais de l’Unesco à Paris, édifié entre 1952 et 1958 en collaboration avec Marcel Breuer* et Bernard Zehrfuss (né en 1911), est une recherche sur les structures en voiles minces, formées par la combinaison de poutres creuses et de voiles sinusoïdaux. Le gratte-ciel Pirelli à Milan* (1958, avec l’architecte downloadModeText.vue.download 230 sur 625
La Grande Encyclopédie Larousse - Vol. 14
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Gio Pond [né en 1891]) exploite le domaine de la précontrainte, associant des voiles raidisseurs en tête et, au milieu, des couples de poteaux qui vont s’effi-lant et s’espaçant vers le haut. Quant au Palais du travail de Turin (1961), c’est une gigantesque salle hypostyle, hors d’échelle, dont les seize piliers palmés sont composés d’un poteau en béton et d’une enrayure en métal : ce système combiné est l’extension du principe des planchers-champignons de l’usine Gatti, mais on peut déplorer le caractère un peu théâtral de cet espace sur-dimensionné, qui n’a ni l’ampleur ni la légèreté des grandes coupoles et des voûtes du palais des Sports de Rome
ou du hall des Expositions de Turin.
De même pour la papeterie Burgo de Mantoue (1964), gigantesque pont de 285 m de long et de 31 m de large suspendu à un double portique incliné qui retient 495 t de couverture : même justifiée par les nécessités d’une chaîne en continu sur une si grande longueur, cette énorme construction apparaît quelque peu démesurée par rapport aux besoins réels de l’usine.
Le pathétisme marque ainsi les der-nières oeuvres de Nervi et justifie partiellement l’accusation de formalisme portée contre lui — encore qu’il ne faille pas négliger l’importance que les oeuvres de sa maturité ont pu avoir dans l’histoire de l’architecture au milieu du XXe s.