tylcholine, etc.) dans la transmission de l’influx nerveux au niveau des synapses et de la jonction entre nerfs et organes effecteurs.
Jean Martin Charcot
(Paris 1825 - lac des Settons [Montsauche, Nièvre] 1893). Professeur d’anatomie pathologique, membre de l’Académie de médecine (1873) et de l’Académie des sciences (1883), il donna à la Salpêtrière des leçons qui lui valurent une renommée mondiale et que suivirent de nombreux auditeurs (dont S. Freud*). Il a étu-dié l’ensemble des maladies du système nerveux et les phénomènes hypnotiques (v. hypnose).
Harvey Williams Cushing
fondateur de la
neurochirurgie
(Cleveland 1869 - New Haven 1939).
D’abord professeur à l’université Johns Hopkins, il enseigne ensuite, de 1912 à 1932, à l’école médicale d’Harvard et occupe le poste de chirurgien en chef à l’hô-
pital Peter Bent Brigham à Boston. De 1933
à 1937, il est professeur de neurologie à l’université Yale.
Il a étudié la névralgie trigéminale, les effets de l’extirpation du ganglion de Gasser, les indications opératoires dans l’épilepsie, les traumas crâniens et leur technique chirurgicale. En 1912, il a démontré que l’exérèse de l’hypophyse était possible, et l’a appliquée à la maladie qui porte son nom.
J. E.
F Nerveux (système).
neurovégétatif
(système)
Système nerveux des organes.
Introduction
Alors que le système nerveux cérébro-spinal établit des relations entre l’organisme et l’extérieur, le système neurovégétatif établit des relations entre les viscères d’un même organisme.
Le système neurovégétatif est la
partie du système nerveux qui assure la régulation des fonctions végétatives telles que la respiration, la circulation, la digestion, la reproduction, les fonctions endocriniennes et métaboliques.
Contrairement à ce qu’indique l’expression système nerveux autonome, qui lui est parfois appliquée, il n’est en rien autonome et possède de nombreuses connexions avec le système nerveux central : il possède ainsi des centres, situés dans le diencéphale et le tronc cérébral, et des nerfs périphériques.
Schématiquement, pour des raisons anatomiques et fonctionnelles, on admet que le système neurovégétatif
— encore appelé système sympathique
— est constitué de deux parties : le système orthosympathique et le système parasympathique, dont les nerfs péri-phériques ont été les premiers connus.
Embryologie du système
neurovégétatif
C’est vers la cinquième semaine du développement embryonnaire qu’apparaissent les ébauches du système nerveux végétatif. Comme les ganglions spinaux, les ébauches du système
neurovégétatif proviennent des crêtes neurales.
Certains éléments cellulaires, les sympathogonies, migrent et viennent se placer aux parties ventrales droite et gauche du tube neural.
Ces amas cellulaires forme-
ront les ganglions sympathiques
paravertébraux.
À partir des chaînes paravertébrales, des cellules migrent jusqu’à proximité des ébauches viscérales et donnent naissance aux ganglions préviscé-
raux (plexus solaire par exemple) et intraviscéraux.
Au niveau de la tête, un système
identique s’édifie et aboutit à la formation des ganglions sphéno-palatin, ciliaire, optique et sous-maxillaires.
Parallèlement à la migration des
sympathogonies s’effectue celle des fibres nerveuses provenant de la zone viscéromotrice de la corne latérale de la moelle épinière.
Elles vont faire des synapses (v. nerveux [système]) au niveau de chacun des groupes cellulaires constituant les ganglions latérovertébraux préviscéraux et intraviscéraux. Ce sont des fibres myé-
linisées préganglionnaires.
Les axones des sympathogonies
constituent les fibres postganglionnaires amyélinisées (sans myéline).
L’ébauche ganglionnaire primitive est à l’origine du système dit « paragan-glionnaire ». En effet, certaines cellules vont acquérir le pouvoir de fabriquer de l’adrénaline. La plupart de ces cellules, groupées en amas, disparaîtront chez l’adulte. Seul le paraganglion surrénal* ou médullosurrénal continuera à s’accroître, formant la partie médullaire de la glande surrénale.
Organisation du système
neurovégétatif
Le système neurovégétatif comporte des voies afférentes, des centres et une voie efférente, constituée de deux neurones.
Voies afférentes
Sur le plan morphologique, rien ne permet de distinguer les voies centripètes sympathiques des fibres sensitives cérébro-spinales.
La sensibilité intéroceptive qui chemine dans le sympathique est responsable de la cénesthésie, c’est-à-dire du sentiment vague de l’existence viscé-
rale, qui ne devient vraiment consciente
que lorsqu’elle est douloureuse.
L’influx centripète naît dans la paroi des vaisseaux et des viscères, chemine dans les plexus viscéraux, dans les nerfs vasculaires et viscéraux, arrive à la chaîne sympathique latérovertébrale, puis atteint par les rameaux communicants les racines des nerfs rachidiens et la moelle. De là, l’influx viscéral sensitif est plus ou moins confondu avec les voies de la sensibilité générale et remonte vers le thalamus et les centres supérieurs de la perception.
Cette disposition permet d’expliquer les douleurs rapportées, les contractures réflexes et les douleurs d’origine viscérale : ainsi, l’atteinte d’un viscère peut se traduire par une douleur qui se projette au niveau du dermatome (de la peau) correspondant au segment de moelle auquel aboutissent les voies sensitives viscérales.
La contracture pariétale réflexe est la réponse des neurones moteurs aux influx afférents d’origine sympathique.
C’est de cette façon qu’on explique la douleur dans le bras gauche et la contracture des muscles pectoraux observées dans l’angine de poitrine ainsi que la douleur pariétale et la contracture abdominale au cours de l’appendicite.
Les centres neurovégétatifs
Le système neurovégétatif est réglé par des centres situés dans le névraxe.
Ces centres sont étages du cerveau à la moelle.
y Au niveau de la moelle. Les centres sympathiques sont situés dans la corne latérale de la moelle dorso-lombaire.
Ils assurent la mise en jeu de la vaso-motricité, de la pilo-érection et de la sudation. Ils comprennent les centres cardio-accélérateurs.
Mais ces centres ne représentent
qu’une voie finale commune, car ils subissent les influences de centres plus haut situés dans le bulbe rachidien et l’hypothalamus.
Au niveau de la moelle sacrée, on a mis en évidence des centres parasympathiques qui interviennent en partie dans les mécanismes de la miction, de la défécation, de l’érection, de l’éjaculation.
y Au niveau du tronc cérébral.
À ce niveau se trouve le groupe-
ment de centres parasympathiques.
Il s’agit des noyaux pupillaires, des noyaux lacrymo-muco-nasaux,
du noyau salivaire supérieur, du
noyau salivaire inférieur, du noyau cardio-pneumo-entérique.
Ces centres interviennent dans la régulation de la sécrétion salivaire, du rythme respiratoire et cardiaque, de la vaso-motricité, de la déglutition et du mécanisme de vomissement.
y Au niveau de l’hypothalamus. Ces diverses régulations se font souvent de façon simultanée, et leur coordination s’effectue au niveau de l’hypothalamus. Celui-ci est la région sous-thalamique du diencéphale ; cette région intègre des afférences nerveuses ou humorales ; c’est une zone extrêmement réduite, « susceptible downloadModeText.vue.download 234 sur 625