Signalons aussi les diverses méthodes de relaxation, les psychothérapies de groupe, les thérapeutiques d’expression corporelle, l’immense domaine de la sociothérapie.
Dans l’avenir, il est probable que les traitements utilisant les méthodes de déconditionnement prendront une plus grande extension. Actuellement, on doit insister sur les mesures socio-économiques, les changements de milieu et d’emploi, l’orientation professionnelle, l’aménagement des conditions de travail, d’habitat et de trajet. Le médecin a ici un rôle à jouer dans le choix et les indications de ces différentes mesures.
Celles-ci permettent à de petits névrosés de recréer leur équilibre affectif menacé.
Citons aussi les conseils de bon sens concernant l’hygiène de vie, les loisirs, le travail.
Enfin, les cures thermales, les séjours en maisons de repos, de réadaptation sont autant de solutions valables. Le problème de l’hospitalisation avec ou sans isolement est affaire de cas particuliers.
La chimiothérapie, malgré certains préjugés, malgré l’opposition fanatique de quelques psychanalystes, a pris dans le domaine des névroses une extension considérable. Elle ne va pas sans une ap-
titude psychothérapique. Un traitement psychotrope a des chances de pleine efficacité s’il est prescrit et conduit dans un climat de confiance et de bon sens. Une hospitalisation peut aider à la mise au point de cette chimiothérapie.
La chimiothérapie s’avère indispensable dans la majorité des cas, surtout au début d’une prise en charge. En sou-lageant rapidement le malade, elle lui fait reprendre espoir, confiance et éventuellement le conduit à la décision d’une psychothérapie approfondie.
Pour nombre de patients, les médicaments psychotropes constituent la solution la plus raisonnable, qu’elle soit permanente ou non. Les anxiolytiques, ou tranquillisants, les antidé-
presseurs, les neuroleptiques doux et, dans une certaine mesure, les somnifères sont utilisés. L’expérience clinique en matière de névrose conduit toujours à découvrir tôt ou tard deux symptômes fondamentaux : l’anxiété et les tendances dépressives permanentes ou intermittentes. Tous les neuropsychiatres reconnaissent actuellement l’importance de l’élément dépressif soit comme toile de fond de la plupart des névroses, soit comme mécanisme essentiel des poussées évolutives. En réalité, ces deux symptômes — angoisse et dépression — se rejoignent souvent et s’intriquent ; d’où l’importance que prend dans la thérapeutique l’association anxiolytiques et antidépresseurs.
Un certain nombre d’états névro-
tiques ne relèvent pas de la chimiothérapie, soit en raison d’une intolé-
rance médicamenteuse, soit surtout en raison des motivations psychologiques propres du sujet, qui peut se montrer résolument opposé aux médicaments.
G. R.
F Angoisse / Dépression ou état dépressif / Hystérie / Maniaco-dépressive (psychose) / Obsession
/ Psychanalyse / Psychasthénie / Psychose / Psychothérapie.
H. Baruk, Psychoses et névroses (P. U. F., coll. « Que sais-je ? », 1955 ; 11e éd., 1973). /
P. Loô, J.-P. Duflot, G. Eloy et A. Fadeuilhe, downloadModeText.vue.download 242 sur 625
La Grande Encyclopédie Larousse - Vol. 14
7685
les Névroses, « mal du siècle » (Vigot, 1960).
/ M. Dongier, Névroses et troubles psychosomatiques (Dessart, Bruxelles, 1966). / P. Marchais, les Processus névrotiques. Contribution à l’étude psychopathologique des névroses (Expansion scientifique fr., 1968).
New Deal
F ÉTATS-UNIS ET ROOSEVELT
(F. D.).
New Jersey
État de la façade atlantique des États-Unis ; 20 295 km 2 ; 7 168 000 hab.
Capit. Trenton.
Le New Jersey est l’État le plus
urbanisé, le plus densément peuplé et l’un des plus hautement industrialisés.
La proportion de la population urbaine atteint 90 p. 100, et la densité moyenne 353 habitants au kilomètre carré. Malgré sa petite taille et l’absence quasi totale de ressources naturelles, le New Jersey possède deux des vingt premiers foyers industriels des États-Unis : Newark et Paterson-Clifton.
Il est compris entre la Pennsylvanie, le nord du Delaware, d’un côté, et le New York, de l’autre, régions dynamiques dont l’activité déborde sur son territoire. Ainsi, l’aire métropolitaine de Philadelphie (4 820 000 hab.) incorpore plus de 200 000 habitants du New Jersey (autour de Camden) ; la rive gauche du fleuve Delaware, au New Jersey, est le site de cités-dortoirs, de zones industrielles et d’autoroutes qui sont au service de la rive droite, encombrée de villes, d’usines et de ports entre Morrisville et Wilming-ton : l’agglomération pennsylvanienne d’Allentown-Bethlehem déborde, elle aussi, sur le New Jersey.
Au nord-est, c’est l’agglomération new-yorkaise, qui s’étend à l’ouest de l’Hudson sous forme de concentrations urbaines, comme celles de Jersey City (610 000 hab.), englobant Bayonne et Hoboken, de Newark (1 860 000 hab.), comprenant Elizabeth, Orange et Ir-vington, de Paterson-Clifton-Passaic (1 360 000 hab.). Grâce à ses espaces
encore libres, la partie centrale du New Jersey est considérée comme la
« frontière industrielle » de New York.
Aussi fait-on généralement entrer dans la région new-yorkaise le comté de Middlesex et même celui de Mercer.
Dans ce dernier se trouve Trenton, la capitale (305 000 hab.), qui subit aussi l’attraction de Philadelphie, dont le centre, accessible par quatre autoroutes, n’est distant que de 40 km de celui de Trenton.
L’industrie est la fonction principale de ces agglomérations ; 44,5 p. 100 de la population active de Jersey City, 40 p. 100 de celle de Paterson-Clifton-Passaic sont employés dans les industries de transformation. Même Newark, qui a un important secteur tertiaire, compte 34 p. 100 de sa population active dans l’industrie.
Les principales industries sont les suivantes : la chimie (engrais, acides et bases, produits pharmaceutiques [premier rang aux États-Unis, 100 000 emplois et 3 400 millions de dollars de valeur ajoutée]), la construction électrique (sixième rang, 120 000 emplois et 1 600 millions de dollars de valeur ajoutée, dont 48 000
emplois et 740 millions de dollars de valeur ajoutée pour les équipements de télécommunication), les produits métallurgiques (sixième rang, 62 000 emplois et 950 millions de dollars de valeur ajoutée), les industries alimentaires (sixième rang, 62 000 emplois et 1 300 millions de dollars de valeur ajoutée).
Parmi les autres activités écono-
miques, l’agriculture mérite une mention spéciale, car elle atteint un haut niveau de productivité malgré des conditions naturelles médiocres. Certes, l’hiver est doux (2 °C en janvier), l’été est chaud (24 °C en juillet) et les pluies (environ 1 m) sont bien réparties sur l’année, mais le temps est très aléatoire (tornades et vents détruisent les récoltes).
Les sols sont pauvres dans la région appalachienne, au nord, relativement bons dans le petit bassin triasique, au centre, stériles dans les Pine Barrens, du tiers sud. C’est dans cette dernière région que le développement d’un vaste marché urbain a suscité et justifié les transformations les plus remarquables,
notamment la création d’un sol artificiel. L’agriculture se spécialise dans l’horticulture, l’élevage laitier et l’aviculture. Si le nombre des exploitations est tombé de 26 000 en 1940 à 8 100
en 1973 et si la superficie cultivée est passée de 760 000 ha en 1940 à 415 000
en 1973 (villes, industries et autoroutes consomment beaucoup d’espace), l’intensification des fermes restantes donne au New Jersey le plus haut revenu net par exploitation (7 700 dollars), après la Californie.
La pêche (coquillages de la baie
Delaware ; menhaden) subit un déclin rapide, surtout du fait de la pollution des eaux. En revanche, le tourisme connaît une nouvelle faveur : l’ancien tourisme de luxe dont bénéficiait Atlantic City a fait place sur la côte, de la baie Raritan au cap May, à un tourisme de masse en fin de semaine et en été ainsi qu’à la multiplication des résidences secondaires ; une autoroute joint Philadelphie à Atlantic City, et une autre longe le littoral.