L’histoire le vengera des méprisables calomnies. »
A. M.-B.
J. Lucas-Dubreton, le Maréchal Ney, 1769-1815 (Fayard, 1941). / R. Floriot, le Procès du maréchal Ney (Hachette, 1955). / L. Garros, Ney, le brave des braves (Amiot-Dumont, 1955). /
H. Kurtz, le Procès du maréchal Ney (Arthaud, 1964).
nez
Partie saillante du visage, entre la bouche et le front, caractérisée par ses deux orifices, les narines.
Le nez constitue la partie supérieure de l’arbre aérien respiratoire en même temps que le point de départ des sensations olfactives. Les sinus de la face sont directement annexés et constituent ainsi un ensemble indissociable tant du point de vue de l’anatomie que de la pathologie.
Anatomie
Le nez et les fosses nasales
En forme de pyramide, il fait saillie au milieu du visage, dont il constitue un élément d’harmonie essentiel. Cependant, la partie visible ne représente en fait qu’un auvent qui surplombe des cavités, les fosses nasales. Cet auvent est soutenu par une charpente osseuse correspondant à la racine du nez et formée par les os propres et les branches montantes des maxillaires supérieurs.
L’ensemble réalise une lame osseuse assez mince, surtout dans la portion médiane, arrondie en arrière et se prolongeant en bas par les cartilages triangulaires et par les cartilages des ailes du nez. Ces derniers conditionnent la morphologie de la pointe du nez ; ils ont grossièrement une forme en fer à cheval ouvert en arrière, limitant l’orifice narinaire dans leur concavité. Leur accolement sur la ligne médiane forme la columelle, ou sous-cloison. Leur partie latérale soutient les ailes du nez. La continuité entre os et cartilage d’une part, et cartilages triangulaire et des ailes d’autre part est assurée par des ligaments solides. Des muscles (pyramidal, transverse du nez, myrtiforme dilatateur propre des narines, élévateur commun de l’aile du nez et de la lèvre supérieure) sont annexés à l’ensemble et donnent au nez sa mobilité. La peau qui recouvre la pyramide nasale se prolonge à l’intérieur des narines sur une portion étroite, appelée vestibule narinaire, caractérisée par la présence de poils. Elle se continue ensuite par la muqueuse des fosses nasales, ou muqueuse pituitaire.
y Les fosses nasales. Ce sont deux cavités parallélépipédiques entièrement tapissées de muqueuse porteuse de cils. Une cloison médiane continue sépare les fosses nasales droite et gauche. Elle est cartilagineuse en
avant au niveau de la lame quadrangulaire, osseuse en arrière, formée alors par l’assemblage de la lame perpendiculaire de l’ethmoïde et d’un os plat, le vomer. Le bord postérieur de ce dernier sépare l’orifice distal des fosses nasales en deux. Les ouvertures ainsi formées, appelées choanes, communiquent avec le rhino-pharynx, ou cavum.
Le plancher des fosses nasales correspond à la face supérieure de la voûte palatine, formée par l’articulation du maxillaire supérieur et de la lame horizontale du palatin.
Le plafond comprend d’avant en
arrière la face profonde des os propres et l’épine nasale du frontal, la lame criblée de l’ethmoïde, percée de trous qui livrent passage aux vaisseaux et aux branches du nerf olfactif qui rejoignent le bulbe olfactif, et plus en arrière la face antérieure puis inférieure du sphé-
noïde qui s’articule avec le vomer sur la ligne médiane.
La paroi externe enfin est très complexe. C’est un assemblage formé par la face interne des masses latérales de l’ethmoïde, du maxillaire supérieur et des lames verticales du palatin. L’un-downloadModeText.vue.download 254 sur 625
La Grande Encyclopédie Larousse - Vol. 14
7697
guis et l’apophyse ptérygoïde du sphé-
noïde participent à sa constitution. Sur ce plan viennent s’apposer les cornets qui limitent, avec les éléments de la paroi, des orifices, ou méats.
1. Les cornets sont au nombre de trois.
Ce sont des lames osseuses enroulées sur elles-mêmes, adhérentes par leur bord externe et supérieur, recouvertes de muqueuse. Ils forment dans la fosse nasale des saillies plus ou moins volumineuses qui contribuent au brassage de l’air et augmentent d’autant les surfaces de contact. Le cornet supérieur est grêle, le cornet moyen beaucoup plus développé. Le cornet inférieur est le plus accessible à l’observation et à la chirurgie.
2. Les méats représentent l’ouverture des cavités voisines dans les fosses nasales. Dans le méat supérieur s’ouvrent quelques cellules du groupe ethmoïdal postérieur ; le trou sphéno-palatin, qui livre passage à l’artère sphéno-palatine (élément essentiel de la vascularisation des fosses nasales), est situé en arrière de lui.
Dans le méat moyen se situe l’orifice du sinus maxillaire, l’infundibulum du canal naso-frontal et les orifices des cellules ethmoïdales antérieures. On conçoit son importance dans le drainage des divers sinus et le retentissement qu’entraîne son obstruction par oedème, polype ou toute formation pathologique à son niveau.
Dans le méat inférieur enfin s’ouvre le canal lacrymo-nasal, qui permet l’écoulement des larmes.
Vaisseaux et nerfs
La vascularisation du nez provient :
— de la carotide interne par les artères ethmoïdales antérieure et postérieure, branches de l’ophtalmique pour la partie haute et antérieure des fosses nasales ;
— de la carotide externe par l’artère sphéno-palatine, terminaison de l’ar-tère maxillaire interne pour la plus grande partie des fosses nasales. Des anastomoses entre les deux systèmes artériels sont réalisées au niveau de la tache vasculaire de la cloison.
L’innervation est assurée par les branches du nerf trijumeau (Ve paire).
Le nerf olfactif (la première paire de nerfs crâniens) n’est représenté que par des filets reliant la muqueuse au bulbe olfactif, dont l’origine se situe dans la muqueuse pituitaire au niveau de sa partie toute supérieure. Ces filets passent à travers les orifices de la lame criblée et se jettent sur le bulbe olfactif.
Les sinus de la face
Ils constituent un ensemble de cavités pneumatiques creusées dans les structures osseuses qui entourent les orbites et les fosses nasales. Ils s’ouvrent dans
celles-ci au niveau des méats.
y Le sinus frontal. Creusé dans
l’épaisseur de l’os frontal, il est sé-
paré de son symétrique par une cloison intersinusienne et communique avec la fosse nasale correspondante par le canal naso-frontal. Son développement est variable. Il n’est visible radiologiquement que vers 6 à 8 ans et n’atteint guère ses dimensions définitives avant 15 à 20 ans. Sa paroi anté-
rieure est sous-cutanée, sa paroi postérieure est tapissée à sa face profonde par la dure-mère (v. méninge), qui la sépare des circonvolutions frontales du cerveau. Sa paroi inférieure correspond essentiellement à l’orbite et à son contenu.
y Le sinus maxillaire, ou antre
d’Highmore. Il est creusé dans le corps du maxillaire supérieur : c’est la seule cavité sinusienne nettement individualisée à la naissance. Il n’est cependant guère visible radiologiquement avant 2 à 3 ans et prend sa forme définitive vers 15 ans. Sa paroi antérieure est aisément accessible au niveau du vestibule gingivo-jugal. Sa paroi supérieure constitue une bonne part du plancher de l’orbite. Sa paroi postérieure correspond à la fosse pté-
rygo-maxillaire, qui contient l’artère maxillaire interne et le nerf maxillaire supérieur. Enfin, sa paroi interne forme la cloison intersinuso-nasale, marquée par l’ostium maxillaire, qui permet la communication avec la
fosse nasale.
y Les sinus de l’ethmoïde. Cet os est creusé d’un ensemble de cellules constituant un véritable labyrinthe ethmoïdal divisé en deux parties an-térieure et postérieure. Ces cellules sont incluses dans les masses latérales de l’ethmoïde, appendues de chaque côté de la lame criblée, qui contribue à former le toit des fosses nasales.