Выбрать главу

Elles participent à la constitution de la paroi interne de l’orbite par leur face externe, et de la paroi externe des fosses nasales par leur paroi interne.

Les cellules s’ouvrent dans les fosses nasales, au niveau des méats moyens et supérieurs.

y Les sinus sphénoïdaux. Ce sont

deux cavités asymétriques développées dans le corps du sphénoïde et sé-

parées l’une de l’autre par une mince cloison. Leur développement très variable se termine vers l’âge de 15 ans.

Les rapports essentiels sont représentés au niveau de la face supérieure par le chiasma optique et l’hypophyse* ; au niveau de la paroi postérieure par le tronc basilaire, origine des artères vertébrales, et la protubérance annulaire ; au niveau de la paroi externe par le sinus caverneux (ce « sinus », sans rapport avec les sinus du nez, est un confluent veineux du crâne).

La respiration nasale

y À l’inspiration, le courant aérien pénètre dans les narines à peu près verticalement, passe entre les cornets moyens et inférieurs pour sortir en arrière par les choanes. Au cours de ce trajet, l’air est humidifié et surtout réchauffé. Parallèlement s’exerce une fonction de filtre qui concourt à protéger les alvéoles pulmonaires de toutes les particules inhalées. Cette action est sous la dépendance du

mucus nasal, constamment renouvelé par les sécrétions glandulaires, et de la fonction ciliée. Les cils tapissant la muqueuse pituitaire sont animés de battements. Ils entraînent le film muqueux qui les recouvre vers le pharynx, où le mucus est dégluti de façon réflexe, en même temps que les particules étrangères qui y sont retenues.

y À l’expiration, l’air arrive par les choanes, bute sur la queue du cornet inférieur, qui le renvoie vers le haut.

Il passe ensuite au niveau du méat moyen et de la zone olfactive, permettant la perception de l’odeur des aliments.

L’olfaction

y La muqueuse olfactive est située à la partie supérieure des fosses nasales. Sa surface totale est de l’ordre de 3 cm 2. L’épithélium olfactif est fait de cellules sensorielles (cellules de Schultze), littéralement encastrées entre les cellules de soutien.

Une touffe de cils coiffe l’extrémité de la cellule et baigne dans le mucus

qui recouvre la muqueuse ; les cils sont très nombreux (env. 1 000 par cellule), ce qui augmente considérablement la surface du récepteur olfactif.

Le cylindraxe de la cellule traverse la lame criblée et se termine dans le bulbe olfactif. Un deuxième neurone aboutit au centre olfactif, au voisinage de l’uncus de l’hippocampe.

y Le stimulus est constitué par des molécules actives agissant en fonction de leur différenciation chimique.

Pour qu’un corps chimique soit odorant, il faut qu’il soit volatil et soluble dans l’huile ou dans l’eau.

La stimulation est fonction non de la présence statique des molécules au contact de la muqueuse, mais du nombre de molécules qui l’atteignent par unité de temps.

En fait, les corrélations entre les propriétés physico-chimiques d’un corps et son odeur soulèvent encore beaucoup de problèmes, comme le prouvent les nombreuses théories envisagées, dont aucune ne peut être considérée comme définitive.

Les théories physiques invoquant un effet Raman (oscillations intramolé-

culaires excitées par une source lumi-downloadModeText.vue.download 255 sur 625

La Grande Encyclopédie Larousse - Vol.14

7698

neuse monochromatique) ou un rayonnement infrarouge sont abandonnées.

Actuellement on admet que l’inte-

raction entre la molécule stimulante et le récepteur n’est pas de nature chimique. C’est une adsorption, phé-

nomène physico-chimique réversible.

En quelque sorte, la molécule vient rebondir sur le récepteur, et pour qu’une molécule stimule un récepteur il faut qu’il y ait compatibilité stérique (de volume) entre cette molécule et la surface du récepteur. L’adsorption de la molécule odorante sur le récepteur est donc sélective. Le récepteur adsorbe certaines molécules et non pas toutes.

La structure des molécules, leur forme

interviennent.

Ces considérations théoriques permettent d’envisager l’existence de plusieurs récepteurs différents sans que leur nombre puisse être précis et sans qu’aucune réalité anatomique ne puisse leur être actuellement rapportée. Chaque récepteur n’est pas sensible à toutes les odeurs, mais chaque odeur stimule un grand pourcentage de récepteurs.

Quoi qu’il en soit, il est probable que la discrimination des odeurs se situe en grande partie au niveau de l’intégration corticale (cortex cérébral) à partir des données de base sélectionnées par les récepteurs.

Pathologie des fosses

nasales et des sinus

Le complexe naso-sinusien forme un ensemble dont l’intrication explique les rapports habituels entre les divers aspects pathologiques. En particulier, toute infection nasale peut s’accompagner d’une réaction sinusienne, et les processus tumoraux participent en règle générale à la fois du nez et des sinus.

L’infection

y Les rhinites. On entend sous ce terme des affections dominées par l’infection, qui toutefois ne les ré-

sume pas.

Les rhinites aiguës peuvent être virales (classique rhume de cerveau, ou coryza) ou bactériennes.

Les rhinites chroniques sont le plus souvent hypertrophiques, caractérisées par une obstruction nasale en rapport avec le volume important des cornets.

La cautérisation chimique ou gal-

vanique de la muqueuse peut apporter un soulagement par réduction de cette hypertrophie.

La rhinite atrophique, ou ozène, est devenue rare. Elle se caractérise par la béance des fosses nasales. Les cornets sont atrophiés, tapissés de croûtes verdâtres, malodorantes. Paradoxalement, il existe une impression d’obs-

truction nasale. L’anosmie, ou baisse de l’acuité olfactive, fait accepter au sujet une cacosmie, odeur désagréable souvent bien perçue par l’entourage.

La réduction du volume des fosses nasales par implantation de bâtonnets d’acryle sous la muqueuse (opération d’Eyriès) ou injection de pâte de Téflon permet actuellement la cure de cette affection.

y Les sinusites. Les sinusites aiguës succèdent en règle générale à une rhinite et se caractérisent par des douleurs diffuses en rapport avec la rétention purulente intrasinusienne. Une obnubilation intellectuelle complète en règle générale le tableau clinique.

L’examen mettra en évidence des

points douloureux à la pression des sinus. Il s’agit d’une pansinusite le plus souvent, c’est-à-dire d’une infection de l’ensemble des sinus.

L’oedème de la muqueuse nasale est aisément discernable au niveau des cornets, dont le caractère hypertrophique et inflammatoire est évident.

Après rétraction vaso-motrice par la naphtazoline, on voit sourdre du pus au niveau du méat moyen.

Le traitement repose sur la réduction de l’oedème (corticothérapie, inhala-tions, aérosols, vaso-constricteurs) et sur les antibiotiques ; les ponctions de sinus ne sont pas indiquées à ce stade.

La radiographie confirme le diagnostic en montrant une opacité diffuse des sinus. Son intérêt est minime devant un diagnostic évident, mais prend tout son intérêt en fin de traitement pour juger de l’état de la muqueuse sinusienne.

Deux aspects particuliers de sinusite aiguë sont représentés par l’ethmoïdite aiguë de l’enfant, qui tend à l’exté-

rioriser à l’angle interne de l’orbite, et par l’ostéomyélite maxillaire aiguë du nourrisson. Les antibiotiques ont grandement modifié l’évolution de ces affections.

Les sinusites chroniques peuvent

aussi atteindre tous les sinus, mais se localisent souvent électivement au niveau d’un sinus particulier.

Les sinusites maxillaires sont les plus fréquentes. Elles se caractérisent par une suppuration plus ou moins permanente extériorisée par le mouchage.