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L’art à Nice et dans

sa région

Les pentes du mont Bego (col de Tende) conservent un grand nombre de gravures rupestres préhistoriques. De l’époque romaine datent le « trophée des Alpes », élevé en l’an 6 av. J.-C. à la Turbie pour commémorer la victoire d’Auguste sur les tribus alpines, les arènes, les thermes et l’aqueduc, dont les vestiges ont été retrouvés à Cimiez (IIIe s.), ainsi que le mur de la Chèvre d’or de Biot et le mur de Roque-brune-Cap-Martin, restes de sanctuaires de plein air.

Au XVe s. se développa dans le comté de Nice une école de peinture, dite des

« primitifs niçois », marquée par l’influence de l’Italie — surtout de Gênes — et que dominent les noms de Louis Bréa, Jean Miralhet, Jacques Durandi, Jacques de Carolis ; mais un grand nombre d’ceuvres sont anonymes. On peut admirer diverses peintures de cette école à Nice, Cimiez, Lu-

céram, Biot, Antibes. La chapelle des Pénitents noirs et l’église Saint-Barthélemy de Nice conservent des Vierges de Miralhet et de Bréa. Le triptyque de la Pietà (1475) de Louis Bréa, à l’église de Cimiez, est justement célèbre pour sa sobriété expressive.

À la même époque, la plupart des sanctuaires du comté de Nice furent décorés de fresques. Celles qui subsistent à Saint-

Étienne-de-Tinée, Lucéram, Auron, Saorge, Venanson comptent parmi les meilleurs témoignages d’une peinture sacrée pleine de sève populaire.

Les églises niçoises Saint-Jacques, inspirée du Gesù de Rome, Saint-François-de-Paule et Saint-Augustin, avec leurs autels de bois doré ou de marbres polychromes, leurs buffets d’orgue, baldaquins et gloires baroques, correspondent au goût de la re-présentation qui a marqué le catholicisme des temps classiques.

La peinture des XIXe et XXe s. est présente dans plusieurs musées de Nice et des Alpes-Maritimes : à Nice et à Cimiez, musée Masséna (Renoir, Sisley, Monet, Dufy), musée Jules Chéret, musée Matisse, nouveau musée Marc Chagall ; à Biot, musée Fernand Léger ; à Antibes, château Grimaldi, avec les oeuvres exécutées là et données au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par Picasso, et aussi des pièces de Léger, Nicolas de Staël, Calder, Hartung, Mario Prassinos, Germaine Richier... Le downloadModeText.vue.download 263 sur 625

La Grande Encyclopédie Larousse - Vol.14

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musée municipal de Menton possède des peintures anciennes des écoles italienne, flamande, espagnole, hollandaise, et des toiles de Derain, Dufy, Picabia, Vlaminck.

La Fondation Rothschild de Saint-Jean-Cap-Ferrat est riche de collection de tapis de la Savonnerie, de tapisseries d’Aubus-son et de Beauvais, de porcelaines de Saxe, de Vincennes et de Sèvres.

J. P.

F Provence.

M. Malingue, les Primitifs niçois (Documents d’art, Monaco, 1942). / F. Benoît et J. Girard, « l’Art en Provence » dans Provence (Horizons de France, 1968).

Nicée (empire de) Il a toujours vécu dans un entourage d’artistes : son père, sa mère, un de ses oncles étaient peintres ; il devait épouser en secondes noces en 1931

Barbara Hepworth*, qui devint l’un des grands sculpteurs de sa génération. Il fréquente la Slade School, mais surtout commence à voyager, ce qu’il continuera à faire toute sa vie, avec une prédilection pour la France, la Suisse, l’Italie et la Grèce. Installé à Londres de 1932 à 1939, il fait partie du groupe F LASCARIS (dynastie des).

Nicholson

(Ben)

Peintre anglais (Denham 1894).

« Unit One » ainsi que du groupe parisien « Abstraction-Création ». Il édite en 1937, avec Gabo (v. Pevsner [les frères]) et l’architecte J. L. Martin, la revue Circle. À partir de 1940, il vit à Saint Ives, en Cornouailles, à partir de 1958 en Suisse italienne surtout. Sa renommée devient internationale avec l’attribution du prix Carnegie en 1952, du prix Guggenheim en 1956, du prix international de peinture à la Biennale de São Paulo en 1957.

Ben Nicholson fait usage, à ses

débuts, d’un vocabulaire hérité du cubisme* synthétique, proche de

Braque et surtout de Juan Gris. Il fait emploi, parfois, de lettres et d’inscriptions, mais ne cherche pas une décomposition des volumes ni une vision simultanée des divers aspects des objets ; au contraire, de plus en plus, il les aplatit, en cerne les contours par des lignes dont les arabesques interfèrent, proche parfois, ce faisant, du purisme* de Le Corbusier et Ozen-fant. Ses contacts avec Mondrian*, à partir de 1933, lui permettent de radicaliser ses recherches. Il y a même disparition du thème figuratif dans les

« reliefs blancs » qui se succèdent de 1934 à 1939. Ces compositions géo-métriques apportent un élément nouveau, un jeu de la profondeur non pas suggérée, mais réalisée au moyen de superpositions de plaques de bois dé-

coupées, dont les saillies ou les retraits

accentuent l’autorité des rectangles et des cercles et la précision de leurs agencements. Le peintre développera par la suite une oeuvre qui ne cessera d’osciller entre la figuration et l’abstraction, dont elle ignore les frontières arbitraires. La recherche d’une harmonie quasi musicale des lignes et des couleurs donne une grande unité de style aux toiles comme aux bas-reliefs, les natures mortes faisant preuve d’une rigueur quasi constructiviste, les compositions géométriques d’une sensibilité de contemplatif.

Le dessin occupe une place impor-

tante dans cette production. Ici encore, des compositions abstraites et de nombreuses natures mortes, pour lesquelles Nicholson est fidèle, comme Morandi*, à un matériel d’atelier constitué surtout de vases et de gobelets, qu’il reproduit inlassablement depuis 1924. Rare dans les peintures depuis la fin des années 30, le paysage tient une place importante dans les dessins, surtout au cours des quinze ou vingt dernières an-nées, avec un penchant de plus en plus marqué pour les architectures : abbayes anglaises, églises italiennes, temples grecs sont évoqués en de sobres ré-

seaux de lignes, leur structure réduite à l’essentiel ; mais, comme les éléments des natures mortes, les colonnes et les arcs sont mis hors de leur aplomb, avec des interférences de lignes entre les divers plans. C’est là que se manifeste le plus nettement le propos essentiel du peintre : dégager l’harmonie cachée dans les formes naturelles et les rendre avec une rigueur qui n’exclut pas un lyrisme discret ; ainsi naît la poétique très personnelle de Nicholson.

M. E.

H. Read, Ben Nicholson, Paintings, Reliefs, Drawings (Londres, 1948-1955 ; 2 vol.). /

J. P. Hodin, Ben Nicholson (Londres, 1957). /

J. Russell, Drawings, Paintings and Reliefs, by Ben Nicholson (Londres, 1969).

nickel

Corps simple solide métallique.

GÉNÉRALITÉS

Le nickel est peu abondant (10– 2 p. 100 de la lithosphère). On le trouve essentiellement sous forme de sulfures (Canada) et de silicate (Nouvelle-Calédonie).

Atome

C’est le troisième élément de la première triade avec le numéro atomique 28. La structure électronique de l’état fondamental de l’atome est 1s 2, 2s 2, 2p 6, 3s 2, 3p 6, 3d 8, 4s 2. Le rayon atomique est de 1,24 Å, le rayon du cation Ni+ 2 est de 0,78 Å. Les énergies des trois premières ionisations successives (en eV) sont très voisines de celles du fer et du cobalt :

Corps simple

Le nickel est un métal de structure cubique à faces centrées (cfc) qui a une densité de 8,9 et fond à 1 455 °C.

C’est un métal ayant de bonnes qualités mécaniques, mais il est cher et entre dans la composition de certaines pièces de monnaie. Il est moins réactif que le fer et le cobalt, et sa haute résistance à la corrosion explique son emploi dans la réalisation de diverses pièces métalliques utilisées dans la construction de l’appareillage pour l’industrie chimique. Il donne naissance à de nombreux alliages résistant à la corrosion. À l’état massif, il s’oxyde difficilement et il se passive comme le fer dans l’acide nitrique concentré. Il résiste bien aux solutions alcalines et aux solutions salines.