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Le 29 juillet 1975, le général Gowon est renversé lors d’un coup d’État. Le général Murtala Ramat Muhammad

prend le pouvoir. Soucieux d’efficacité avant tout, celui-ci entreprend la remise en ordre du pays. Mais il est assassiné le 13 février 1976. Le général Olesegun Obasanjo lui succède.

P. B.

F Afrique noire / Bénin / Biafra / Bornou / Empire britannique / Haoussas / Ibos / Ife / Peuls /

Songhaïs / Yoroubas.

A. C. Burns, History of Nigeria (Londres, 1929 ; 6e éd., 1963). / K. M. Buchanan et J. C. Pugh, Land and People in Nigeria (Londres, 1955). / M. Crowder, The Story of Nigeria (Londres, 1962 ; 2e éd., 1966). / H. Laroche, la Nigeria (P. U. F., coll. « Que sais-je ? », 1962 ; nouv. éd., 1968). / Le Nigeria (la Documentation française, « Notes et Études documentaires », 1965).

Nil

F ÉGYPTE ET SOUDAN.

Nîmes

Ch.-l. du départ. du Gard ; 133 942 hab.

(Nîmois).

La géographie

Ville ancienne, la « Rome française »

est aussi une ville active par sa position à la limite orientale du Bas-Languedoc et ses établissements industriels.

La convergence des routes natio-

nales, des voies ferrées et des tronçons de la future autoroute Orange-Narbonne montre bien l’importance du carrefour, hérité des voies romaines entre l’Italie et l’Espagne. Nîmes béné-

ficie à la fois de la proximité de l’axe rhodanien et des ports de Beaucaire et de L’Ardoise, des liaisons avec le Massif central vers le bassin d’Alès et Clermont-Ferrand, du voisinage de deux grands centres d’attraction qui l’en-

cadrent : le parc national des Cévennes au nord et les stations touristiques du littoral (dont La Grande-Motte) au sud. Entre une double attirance, rhodanienne et occidentale (vers Montpellier), la ville reste un des points forts de l’armature urbaine languedocienne dans son secteur le plus dynamique.

La ville primitive a bénéficié d’un site propice, au contact de la garrigue calcaire et de la basse plaine du Vistre, bien abrité des vents dominants de nord et du nord-est par une série de collines étagées (d’où une comparaison facile avec Rome), à la fois écran climatique et point d’appui pour les fortifications, à l’exemple de la tour Magne.

L’accroissement de la population

a été lent. En 1881, la ville compte 63 552 habitants, plus que sa voisine Montpellier ; elle l’emporte régulièrement jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, date à laquelle le chef-lieu de l’Hérault prend la tête pour ne plus la quitter. En effet. Nîmes perd 2 000 habitants entre 1936 et 1946, 2 500 encore entre 1946 et 1954, mais franchit le cap des 100 000 habitants dans les années 60.

Désormais, le renversement des

tendances démographiques est net, Nîmes bénéficiant à la fois d’apports de ruraux et de l’installation des rapatriés d’Afrique du Nord. La ville a gagné approximativement, dans les années 60, 5 000 habitants par an. Cela a entraîné son extension dans l’espace et la naissance d’une banlieue : jusqu’alors, les communes entourant Nîmes avaient conservé un caractère agricole très marqué. Pour un accroissement de 25 p. 100 enregistré à Nîmes entre 1962 et 1968, on a compté des taux équivalents à Marguerittes et à Bouillargues, mais 37 p. 100 à Caissar-gues, 97 p. 100 à Garons et 187 p. 100

à Rodilhan, si bien que les communes limitrophes ont eu en moyenne une croissance deux fois plus importante que la ville elle-même, grâce à un bon réseau de voies de communication et à un dynamisme économique plus marqué. Cet essor démographique, ralenti depuis 1970, se traduit également par un changement de structures, l’arrivée d’immigrants, entraînant un rajeunissement de la population ; la base de

la pyramide des âges est plus large ; de même, les statistiques de l’emploi montrent un renforcement de la vocation tertiaire de Nîmes et une diffusion de l’urbanisation dans les campagnes.

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La Grande Encyclopédie Larousse - Vol.14

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Le Némausais lui-même s’affirme

grâce à l’élargissement du secteur résidentiel, au développement touristique

— lié à l’aménagement du littoral ou à l’extension des résidences secondaires

—, à la création d’emplois dans les communes rurales.

La vieille ville, à l’intérieur du périmètre délimité par les boulevards Gambetta, Courbet, Hugo, les Arènes et la place de la Libération, a conservé sa structure et encore bien des aspects médiévaux par ses rues étroites et tortueuses, ses places exiguës, des noms qui rappellent les anciennes corporations (chapeliers, fourbisseurs) ; autour des monuments gallo-romains, l’animation est intense, et les boutiques sont nombreuses, malgré la vétusté de certains quartiers et des îlots insalubres en cours de remodelage. L’extension plus récente est marquée par l’établissement de la voie ferrée, puis par son franchissement à la faveur d’un développement anarchique. Deux axes s’individualisent. Le premier, celui de l’avenue Feuchères, débouche sur la gare et aligne des architectures aux façades monumentales, témoignage

de la bourgeoisie nîmoise du XIXe s. ; c’est un quartier résidentiel et administratif, qui regroupe la préfecture et de nombreuses professions libérales. Le second axe, celui du boulevard Jean-Jaurès, débouche sur le site admirable du jardin de la Fontaine et est resté longtemps marginal. Recentré et revalorisé par l’implantation de la Z. U. P.

à l’ouest, au-delà de son utilisation traditionnelle deux fois l’an par les attractions foraines, il devrait constituer pour la future ville un axe essentiel, regroupant le tertiaire. Son remodelage est en cours grâce à l’implantation de trois ly-cées, d’immeubles administratifs, d’un centre socioculturel et d’appartements de standing.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, Nîmes connaît une croissance importante, accélérée dans les années 60 et qui a conduit à la naissance d’une ville nouvelle en une décennie. En dehors des quartiers traditionnels et en ordre continu (dont le vieux centre historique), on peut retenir quelques aspects des différents visages de la Nîmes nouvelle. Dans le secteur nord, entre la ville et le camp militaire des Garrigues, qui bloque son extension, c’est le domaine de l’habitat dispersé, qui a gagné les collines et s’est étalé au long des routes d’Uzès, d’Alès et de Sauve. La villa a succédé au « mazet », la petite construction de fortune perdue dans les olivettes, qui abritait les repas dominicaux ; les anciens chemins ruraux, encore étroits et tortueux, mais jalonnés de constructions luxueuses, attendent d’être promus au rang de rues. À l’est, les implantations militaires, le cimetière, la gare de marchandises ont constitué autant de handicaps pour une extension, qui s’est affirmée à partir des années 50 sous forme de grands ensembles : Chemin Bas d’Avignon, Clos d’Orville essentiellement ; plus de 4 000 logements nouveaux se sont implantés sur d’anciens terrains agricoles.

Mais c’est la Z. U. P., aménagée à l’ouest, qui a le plus contribué à donner une image nouvelle de Nîmes ; on a mis à profit les petites collines de la garrigue, dont le terrain, bon marché, facilitait une opération d’urbanisme de grande envergure ; l’ensemble est prévu pour 40 000 habitants répartis dans plus de 10 000 logements : grands ensembles H. L. M. et pavillons individuels appuyés sur un équipement scolaire, commercial et sportif grâce à la proximité du stade municipal. C’est une deuxième ville qui voit le jour, le pendant du centre historique au-delà de l’axe de symétrie du boulevard Jean-Jaurès.

Le commerce nîmois présente un

certain nombre d’originalités. Au niveau des consommateurs, il montre une implantation traditionnelle dans le pé-

rimètre des anciens boulevards ; mais la vieille ville a enregistré une série de transferts ; l’abattoir a été installé au