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Rentable encore pour la fourniture de poissons frais aux usines de produits downloadModeText.vue.download 327 sur 625

La Grande Encyclopédie Larousse - Vol.14

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surgelés et sur le marché national, elle ne peut suffire à la production de masse du poisson à usage industriel. La moitié de la flotte de pêche est concentrée dans l’extrême nord du pays, et 35 p. 100 au Vestlandet, répartie pour parts égales entre les archipels du Møre og Romsdal et les ports de la côte au sud, autour d’Haugesund, Stavanger, Kristiansand. Les deux tiers des prises, qui concernent des poissons capturés pour la fabrication d’huile et de farines (capelan, maquereau, hareng), sont assurés par 600 navires pontés en acier. Un tiers de ces navires se trouve dans le Nord-Norge, où ils pratiquent la pêche de la morue, du colin et du capelan, un autre tiers est basé autour d’Haugesund et le de/nier tiers dans le Møre og Romsdal à Ǎlesund et Kris-tiansund, pour la pêche du hareng, du maquereau et du capelan.

Le cloisonnement imposé par le relief a entraîné la dispersion des ports de pêche et des usines de traitement tout au long du littoral. Il n’y a pas de grands ports. Pour éviter une trop grande concentration industrielle et spatiale de la pêche, préjudiciable à l’économie actuelle de ces régions à genre de vie mixte (Finnmark, archi-

pels des Vesterålen, Lofoten et Møre) et pouvant entraîner la prolétarisation d’une partie des pécheurs, le gouvernement, par le jeu de règlements et de subventions, maintient la structure sociale traditionnelle tout en cherchant à améliorer la productivité et à garantir aux pêcheurs un niveau de vie satisfaisant. L’État mène une politique de cré-

dit par l’intermédiaire de la Banque de pêche et du Fonds de développement régional ; des aides sont accordées pour l’achat du matériel et de l’équipement. La pêche ne peut être vendue que par l’intermédiaire d’organisations de pêcheurs agréées fixant le prix de vente minimal. Les pêcheurs sont tous groupés en coopératives de production et d’achat de matériel et d’équipements.

Le capelan a représenté 45 p. 100 des prises en 1971, le hareng 9 p. 100, et le maquereau 7 p. 100 (plus de 60 p. 100

de poissons capturés pour les usines d’huile et de farines). La pêche de la morue, pratiquée pour les deux tiers des prises dans les eaux côtières en Norvège septentrionale (Finnmark-Lofoten) par les petits pêcheurs artisans, ne donne que 13 p. 100 du tonnage national, mais le tiers de sa valeur, les prises des autres gadidés (tacaud, lieu noir, églefin) représentant aussi 13 p. 100 du tonnage.

La majeure partie du poisson pêché fait l’objet d’une préparation industrielle avant d’être commercialisé. Le commerce et l’industrie des produits de la pêche emploient plus de 40 000 personnes. Les conserveries de maquereau et de sardine animent principalement la région de Stavanger, tandis que les usines de traitement pour l’huile et les farines sont installées surtout le long des côtes du Sørlandet, du Vestlandet, du Møre og Romsdal et du Troms. Les usines de filets surgelés sont principalement dans le Nord, en particulier au Finnmark, où certaines à grande capacité ont été montées dans la cadre de la reconstruction et de la mise en valeur d’une région dévastée par la guerre.

Les trois quarts des prises après transformation sont exportées. Les principaux clients sont la Grande-Bretagne et les autres pays de l’Europe occidentale.

La chasse des cétacés

et du phoque

La chasse baleinière est en déclin.

Depuis le Moyen Âge, les Norvé-

giens l’ont pratiquée sur leurs côtes, puis dans les mers boréales. En 1961, les prises norvégiennes totalisaient 35 p. 100 des captures dans l’Antarctique et plaçaient la Norvège au premier rang dans le monde. La situation a brutalement changé par suite de la raré-

faction des animaux, et, depuis 1971, la Norvège ne participe plus que d’une façon très réduite à la chasse.

La chasse des petits cétacés dans les eaux des mers du Nord se maintient avec 3 500 animaux capturés en moyenne par an. Le principal port d’armement est Tromsø. La chasse

du phoque est pratiquée par une quarantaine de bateaux montés par un peu moins de 1 000 personnes, tuant 150 000 phoques annuellement sur

les côtes ouest et est de Terre-Neuve, dans l’est du Groenland et au Svalbard.

Les ports d’armement sont situés dans l’archipel du Møre og Romsdal et dans le Troms.

La marine marchande

La Norvège disposait au 1er juillet 1975

de la quatrième flotte marchande du monde. Transporteurs maritimes à vocation universelle, les armateurs norvé-

giens mettent plus de 90 p. 100 de leur tonnage au service de l’étranger et procurent ainsi au pays de substantielles rentrées de devises. Par l’importance de ses services, la marine norvégienne est la principale activité économique du pays. Plus des deux tiers du déficit de la balance commerciale sont comblés en moyenne par les revenus de la marine diminués des importations nettes des navires.

Assurant les relations maritimes

avec l’extérieur, la marine assume aussi dans l’économie régionale du pays un indispensable rôle de liaison.

La voie maritime côtière est souvent la plus courte, la moins onéreuse, dans des eaux toujours libres de glace, avantage très appréciable en hiver ; malgré les tempêtes, 40 p. 100 des marchandises transportées à travers le pays le sont par bateaux. Avec environ 35 000 salariés, la marine marchande

apparaît ainsi sur le marché du travail comme une des premières entreprises du pays. La majeure partie des navires ne touchent que rarement les ports d’armement nationaux, qui sont par ordre d’importance : Oslo avec 40 p. 100 environ du tonnage total, Bergen avec 15 p. 100 ; Tønsberg, Stavanger, Sandefjord et Kristiansand avec 5 p. 100 chacun.

Au 1er juillet 1975, avec 25,6 Mtpl, la flotte pétrolière était la quatrième du monde. Les pétroliers représentent plus de la moitié du tonnage des navires norvégiens (9 p. 100 du tonnage mondial). Les transporteurs de vrac de plus de 10 000 t représentent un quart du tonnage de la marine (second rang mondial). De 1960 à 1970, le tonnage de la marine marchande a doublé. Environ 90 p. 100 des navires ont moins de 10 ans d’âge, et 40 p. 100 moins de 5 ans. Chaque année, c’est l’équivalent de 10 p. 100 du tonnage en activité qui est commandé, pour la plus grande part sur des chantiers étrangers, car les chantiers nationaux, pourtant bien équipés, ne peuvent satisfaire aux besoins énormes de la marine.

Les sources d’énergie

et l’industrie

La Norvège possède des hydrocarbures (mer du Nord), du charbon (Svalbard) et surtout des réserves hydrauliques importantes, qui jusqu’à présent ont constitué l’essentiel de ses ressources énergétiques. Produite en abondance et à très bon marché, l’énergie électrique a permis le développement d’une puissante électrométallurgie et électrochimie utilisant des matières premières nationales (fer, titane, molybdène) ou étrangère (bauxite) et tournées vers le marché international. Les industries travaillant pour l’exportation consomment 55 p. 100 de la production électrique du pays. Les seules industries électrométallurgiques et électrochimiques utilisent près de la moitié du courant électrique.

Seulement de 30 à 35 p. 100 du

potentiel d’énergie hydraulique sont équipés (avec des taux supérieurs dans le Sud). Après la mise en service de l’usine de Tokke au Telemark, la plus

puissante de Norvège (900 MW), les efforts se sont portés sur les installations de Sira-Kvina, dans le Vest-Agder et le Rogaland, qui sont parmi les plus puissantes d’Europe.

La mine de charbon du Svalbard est la seule activité économique appré-