ciable de l’archipel et anime Longyear-byen (1 500 hab.).
Depuis 1969, la Norvège a entre-
pris avec l’aide de compagnies internationales la prospection pétrolière du plateau continental de la mer du Nord dans une zone qui lui est réservée jusqu’à 150 milles marins (277 km) de ses côtes. La production de pétrole a approché 10 Mt en 1975 et permet déjà des exportations qui vont croître rapidement. Les réserves pourvues d’hydrocarbures de la Norvège sont importantes eu égard aux besoins du pays : environ 450 Mt de pétrole et 650 Gm 3
de gaz naturel.
L’industrie, peu concentrée techniquement et financièrement, ne compte que quelques grandes entreprises ; celles qui emploient au moins 200 personnes ne représentent environ que 1 p. 100 du total, mais utilisent le tiers des ouvriers et assurent 40 p. 100
de la production industrielle. Les trois quarts des entreprises occupent moins de 10 salariés et n’assurent que downloadModeText.vue.download 329 sur 625
La Grande Encyclopédie Larousse - Vol.14
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10 p. 100 de la valeur de la production industrielle. Seulement 68 entreprises emploient 500 personnes ou plus, dont 14 pour la construction navale, 11
dans la métallurgie, 7 dans l’industrie chimique, 6 dans l’électrotechnique et 6 dans les industries de transformation du bois. Le nombre des emplois industriels est d’environ 370 000 (30 p. 100
du total des actifs). La contribution de l’industrie au produit national brut se situe aussi aux alentours de 30 p. 100.
Les industries de transformation du bois sont presque toutes localisées dans l’Østlandet, la plupart aux débouchés sur le fjord d’Oslo des grands fleuves et émissaires de lacs que sont le Glåma,
le Drammen et le Skienfjord. De fortes concentrations d’usines avec leurs stocks de bois flottés animent Hønefoss et les ports de Drammen, Larvik, Moss, Halden, Fredrikstad et surtout Sarpsborg, où la société Borregaard emploie 3 800 personnes dans une immense
usine. Les industries de transformation du bois emploient 6,5 p. 100 de la main-d’oeuvre industrielle et viennent au cinquième rang pour l’emploi.
Les industries électrométallur-
giques (aluminium, acier, ferro-alliages principalement) emploient près de 25 000 personnes, soit environ 6 p. 100 du total des salariés industriels. Elles contribuent à 10 p. 100 du revenu total des industries et assurent près de 25 p. 100 de la valeur des exportations. La Norvège est devenue le troisième producteur européen d’aluminium. Elle exporte 90 p. 100 de sa production. Les usines, disséminées au fond de fjords ou au bord d’îles, sont à la fois auprès des usines hydro-
électriques et à proximité des ports en eau profonde. Les plus importantes sont celles de Mosjøen au Nordland, de Husnes au Vestlandet, de Sunndal dans le Møre og Romsdal, d’Ărdal au fond du Sognefjord et de Karmøv près d’Haugesund.
La sidérurgie alimente l’exportation (ferro-alliages, ferrosilicium, produits laminés) et assure les deux tiers de la consommation des industries métallurgiques nationales, en particulier pour les chantiers navals. L’essentiel de la production repose sur l’utilisation des fours électriques. L’usine la plus importante est celle de Mo i Rana, entreprise d’État utilisant les ressources nationales (charbon du Svalbard, minerai de fer de Kirkenes et de Dunderland à proximité de Mo i Rana).
L’aciérie, doublée par une cokerie, forme un complexe industriel employant 3 500 personnes environ à Mo i Rana (22 500 hab.). La production est en moyenne de 650 000 t de fonte et 800 000 t d’acier par an (80 p. 100 de la fonte et 70 p. 100 de l’acier du pays).
L’électrochimie, aussi importante que l’électrométallurgie, est spatiale-ment et financièrement plus concen-trée. Une grande partie de la produc-
tion provient des usines situées dans les ports de la côte sud, à Rjukan dans l’intérieur du Telemark et à Odda au fond d’un fjord du Vestlandet. La plus grosse entreprise est la société Norsk Hydro, employant près de 10 000 personnes dans ses usines situées dans la vallée et au bord des lacs menant au Skienfjord (Rjukan, Notodden, Eidanger sur le fjord), à Herøya ainsi qu’à Glåmfjord, au nord de Mo i Rana,
sous le cercle polaire. La production norvégienne d’engrais azotés a atteint 700 000 t.
Les industries navales sont un des secteurs les plus actifs. Sept grands chantiers sont localisés à proximité des grands ports d’armement : Oslo, Bergen et Stavanger-Haugesund. De nombreux petits chantiers procurent des emplois industriels aux ports éparpillés sur les côtes et archipels du Sørlandet, du Vestlandet et du Møre og Romsdal.
L’industrie navale exporte 35 p. 100 de sa production (de 600 000 à 700 000 t), contribue pour 20 p. 100 environ à l’accroissement ou au renouvellement de la flotte marchande nationale et emploie environ 35 000 personnes.
La géographie souligne le rassem-
blement des entreprises industrielles dans la moitié méridionale du pays, plus peuplée que le Nord et riche en ressources hydrauliques et forestières.
L’Østandlet, autour de la capitale et de son vaste fjord aux ports multiples, concentre plus de la moitié des emplois industriels, tandis que le Vestlandet, façade maritime occidentale de Stavanger aux archipels du Møre og Romsdal, en offre le quart. Les trois provinces du Nord-Norge n’ont que 5 p. 100 des salariés de l’industrie, représentée par les principales mines de fer du pays, des laiteries, des usines de transformation du poisson et quelques industries navales (Glåmfjord, Mosjøen et Mo i Rana).
D’importantes concentrations in-
dustrielles existent dans les grandes villes : à Bergen (textiles, industries de la pèche, constructions navales et mécaniques), à Stavanger (industries navales et conserveries), à Trondheim et à Kristiansand. Les industries du bois et la chimie sont installées dans les basses vallées et estuaires du
Glåma, de Sarpsborg à Fredrikstad, du Drammenselva, de l’émissaire du Nor Lake de Skien à Eidanger. Les usines d’électrochimie et d’électrométallurgie, qui, pour la plupart, s’éparpillent sur les îles et les fjords du Vestlandet, ont créé ou développé de petites villes industrielles, isolées, qui sont en fait le plus souvent des cités ouvrières, ainsi Odda, Sauda, Ărdal, Sunndal ou Notto-den à l’intérieur du Telemark.
Quoique modeste, la production des mines reste un facteur important de l’économie industrielle du pays. Le minerai de fer est fourni principalement à Kirkenes dans le Finnmark et par des mines proches de la vallée de Dunderland. Le minerai est extrait aussi à Fos-dalen dans le Telemark et à Rødsand dans le Møre og Romsdal. Des mines de pyrite donnant aussi du cuivre sont exploitées à Sulitjelma, près de Bodø au Nordland, dans le Trøndelag à Løkken. Au Sørlandet se trouvent d’importants gisements de titane et l’unique mine de molybdène du continent.
Les problèmes
économiques
Membre de l’Association européenne de libre-échange, la Norvège a refusé en 1972 d’entrer dans le Marché commun, auquel, à l’exception de la Suède, ses principaux partenaires commerciaux appartiennent. Les exportations couvrent approximativement les deux tiers des importations. Le déficit (qui doit disparaître avec l’exportation de pétrole) est comblé pour une bonne part grâce à la marine marchande. Chaque année, les recettes de la flotte correspondent à environ 50 p. 100 en valeur du total des exportations de marchandises. La Norvège est le premier exportateur d’Europe pour l’aluminium, le ferrosilicium et le magnésium. Elle vient au cinquième rang mondial pour la pâte à papier et au quatrième pour le papier journal. L’exportation des produits de la pêche lui donne le premier rang en Europe.
À l’intérieur, le gouvernement nor-végien est préoccupé par la reconversion nécessaire de l’agriculture et de la pêche, maintenue provisoirement dans une forme artisanale par le jeu de