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Organisation du notariat

y Le Conseil supérieur du notariat français. Composé d’un délégué de chaque cour d’appel (sauf pour Paris et la cour de Rennes, qui en comptent deux), il représente l’ensemble de la profession auprès des pouvoirs publics, prévient ou concilie les diffé-

rends d’ordre professionnel entre les notaires appartenant à des cours d’appel différentes et organise les oeuvres sociales de la profession.

y Les conseils régionaux. Existant dans le ressort de chacune des cours d’appel, ils représentent l’ensemble des notaires de la cour, en ce qui touche leurs droits et intérêts communs. Ils assurent les vérifications de comptabilité, le fonctionnement de la caisse régionale de garantie, organisent les examens de notaire et désignent le représentant de la cour au Conseil supérieur. Ils assument sur le plan régional l’enseignement et l’information par l’organisation

des centres de recherches, d’information et d’organisation du notariat (C. R. I. D. O. N.), existant actuellement à Lyon, Bordeaux, Paris, Nantes et Lille.

y Les chambres des notaires. Ins-

tallées dans chaque département,

elles veillent à l’exercice normal de la profession, maintiennent la discipline, prononcent les sanctions le cas échéant, concilient les conflits entre notaires.

y La Caisse centrale de garan-

tie. Elle garantit les conséquences pécuniaires de la responsabilité des notaires encourue dans l’exercice normal de leur profession.

y L’Assemblée de liaison des notaires de France. Cette assemblée, dont les délégués sont élus directement par les notaires de chaque compagnie, a pour mission d’étudier les problèmes juridiques et professionnels intéressant le notariat, de formuler des voeux et de poursuivre la réalisation de ces voeux par des délégués élus pour représenter l’assemblée auprès des commissions ou groupes de travail du Conseil supé-

rieur du notariat.

y Bien qu’officiers publics, les notaires s’adonnent très généralement à des activités de conseil et de praticien du droit, qui les rangent dans les professions libérales. Pour défendre leurs intérêts matériels et moraux, ils se groupent dans diverses associations, dont la plus importante est le Syndical national des notaires.

y Enfin, chaque année, le Congrès des notaires de France étudie une question juridique susceptible de pré-

senter un intérêt général.

J. V.

M. Boulé et P. Le Minor, Techniques notariales modernes. Organisation d’une étude (Libr. techniques, 1970). / J. Chappuis, les So-ciétés civiles professionnelles notariales (Libr.

techniques, 1970).

notation

chimique

Système méthodique et cohérent de symbolisation des espèces chimiques.

Historique

Les alchimistes ont fait usage de signes particuliers pour représenter diverses espèces de matière ; d’abord les quatre « éléments » de la théorie d’Empédocle :

ensuite les trois « principes » : ainsi que les métaux, parmi lesquels : en relation avec les symboles

astrologiques.

Une telle notation, étendue à de nombreuses substances et même à des opé-

rations importantes de la chimie, subsista jusqu’à l’époque de Lavoisier* ; celui-ci, aidé de quelques chimistes ralliés à ses conceptions, proposa une nouvelle nomenclature chimique —

dont quelques noms sont encore en usage —, accompagnée d’une notation, en quelque sorte sténographique, des divers composés ; nomenclature et notation que Lavoisier utilisa dans son célèbre Traité élémentaire de chimie (1789). Dalton*, créateur (1803) de la théorie atomique, fut en même temps l’auteur d’une notation chimique fondée sur l’existence et la permanence des atomes des corps simples, atomes qu’en raison de leur forme supposée par lui sphérique il représenta par des cercles, portant à l’intérieur un signe distinctif : point, tiret, croix, lettre initiale du nom du corps simple particulier à chaque atome. En même temps, et ceci est très important, Dalton associa à chacun de ces symboles, donc à chaque atome de corps simple, un poids relatif, nombre déterminé par référence à l’un d’eux, l’hydrogène, de poids conventionnel unité ; c’est une notion fondamentale de la notation chimique moderne qui était en germe dans cette idée. Berzelius* généralisa l’emploi des lettres initiales pour symboliser les divers éléments et supprima les cercles de Dalton ; on lui doit aussi l’emploi, sous une forme voisine de la forme actuelle, des exposants des éléments dans les formules des composés. En même temps, la découverte des lois générales

des combinaisons ainsi que les progrès incessants de l’analyse chimique quantitative facilitaient l’établissement de tableaux de poids atomiques toujours plus précis ; Berzelius en publia plusieurs, prenant l’oxygène, ce « pivot de la Chimie », comme atome de ré-

férence. C’est à partir de là que s’est progressivement édifiée, principalement au cours de la seconde moitié du XIXe s., après d’âpres controverses, la notation chimique dont l’efficacité et la précision n’ont cessé de croître depuis.

Notation actuelle

C’est une notation de caractère atomique, qui consacre le triomphe définitif des idées de Dalton, en les précisant, en les modifiant aussi quelque peu.

y Chaque élément est représenté par son symbole, formé d’une ou deux

lettres initiales du nom de l’élé-

ment. On doit remarquer que beau-

coup d’éléments se présentent dans la nature comme un mélange d’isotopes, de composition sensiblement constante. C’est à ce mélange qu’est attaché en principe le symbole de l’élément. Dans le cas cependant où l’on considère un des isotopes en particulier, on fait précéder le symbole du nombre de masse correspondant

(par exemple 18O) ; dans le cas particulier de l’hydrogène, chaque isotope a reçu un nom, 1H (appelé quelquefois protium), 2H = D (deutérium), 3H = T

(tritium).

y À chaque symbole est affecté le poids atomique relatif de l’élément ; c’est, déterminé de façon aussi pré-

cise que possible, le rapport du poids de l’atome de l’élément (ou, dans le cas d’un mélange d’isotopes, de la moyenne pondérée des poids des atomes) à une fraction déterminée du poids d’un atome de référence. Depuis 1961, et d’une façon qui semble définitive, on utilise comme atome de référence l’isotope 12C de l’élément carbone, et comme fraction 1/12. Le poids atomique d’un élément est

donc par définition, dans la notation actuelle, le rapport du poids réel (ou downloadModeText.vue.download 332 sur 625

La Grande Encyclopédie Larousse - Vol. 14

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de la masse) de l’atome de l’élément de 1/12 du poids réel (ou de la masse) de l’atome 12C ; le poids atomique est donc en fait un nombre sans dimension, indépendant de l’unité de poids (ou de masse) choisie. On voit immé-

diatement que la définition confère à l’isotope 12C de l’élément carbone un poids atomique égal à 12, exactement ; on dit que 12C = 12 est la base de la notation actuelle. Si maintenant l’on considère, pour chaque élément, une quantité de matière dont la masse, exprimée en grammes, est numériquement égale au poids atomique

de l’élément, on voit qu’il y a dans cette quantité de matière, quel que soit l’élément considéré, exactement autant d’atomes qu’il y en a dans 12 g de l’isotope 12C, c’est-à-dire : (nombre d’Avogadro) ; on appelle mole* cette quantité de matière ; elle joue un rôle important dans le langage et les calculs chimiques.

Le choix de la base, carbone 12,

appelle une remarque d’ordre historique : Dalton avait choisi pour base l’hydrogène, donnant arbitrairement le poids unité de l’atome H ; Berzelius prit l’oxygène, faisant O = 100 ; on revint ensuite avec Jean Servais Stas à l’hydrogène, avec H = 1, puis, la précision des analyses s’améliorant, on trouva plus commode de revenir à l’oxygène, avec O = 16, d’où par exemple : H = 1,008. Satisfaisant pour les chimistes, ce système ne l’était pas pour les physiciens, qui s’intéressent davantage aux divers isotopes qu’à l’élément des chimistes ; d’où un système des physiciens un peu différent, avec 16O = 16 ; finalement, l’accord s’est fait entre physiciens et chimistes sur la base 12C = 12.