foration anale, dont les modalités de réparation dépendent du degré des lésions. Ailleurs, elles sont en rapport soit avec une malformation duodénale, soit avec un iléus méconial, accumulation de méconium épaissi adhérant à la paroi intestinale (mucoviscidose). Les péritonites méconiales sont dues à une perforation intestinale.
Hernies ombilicales
Les volumineuses hernies ombilicales forment dans la région ombilicale des tumeurs demi-sphériques portant le cordon, recouvertes d’une mince membrane, vouées à la rupture et exposées à l’éviscération. Le pronostic dépend du volume et de la précocité de l’intervention.
D’autres malformations nécessitent une intervention chirurgicale précoce : l’imperforation du méat urinaire, l’imperforation hyménéale, la spina bifida et certaines hydrocéphalies.
Depuis quelques années, des progrès considérables ont été faits en matière de protection du nouveau-né, et une nouvelle spécialité est née, la périnata-logie, discipline mixte où coopèrent les pédiatres et les accoucheurs.
En France, les pouvoirs publics ont mis en oeuvre une politique en faveur de la périnatalité, visant, d’une part, à la baisse de la mortalité périnatale, pour aboutir en 1980 à un taux de 18 p. 1 000 (alors que le taux actuel est de 23 p. 1 000), et tendant, d’autre part, à prévenir l’apparition des handicaps.
Ph. C.
F Accouchement / Foetus / Nourrisson.
B. Duhamel, Chirurgie du nouveau-né et du nourrisson (Masson, 1953). / L. Michon, Pratique néonatale (Expansion scientifique fr., 1965). /T. B. Brazelton, Infants and Mothers, Differences in Development (New York 1969 ; trad. fr. Votre bébé est unique au monde. Ap-prenez à le comprendre durant sa première année, A. Michel, 1971).
Nouvel Empire
Période d’accomplissement de la civi-
lisation pharaonique (1580-1085 av. J.-
C.). Le royaume de la basse vallée du Nil devient empire, et la culture nationale, pour la troisième fois renaissante, atteint son apogée.
Introduction
Vers 1770 av. J.-C., la XIIe dynastie égyptienne (v. Moyen Empire) s’éteint dans l’impuissance ; un usurpateur (Sekhemrê-Khoutaoui) prend le pouvoir, cependant que l’opposition des nobles, naturellement hostiles à la politique centralisatrice de la monarchie du Moyen Empire, se ranime.
Un autre danger plus grave vient
d’au-delà des frontières. Depuis le début du IIe millénaire av. J.-C., en effet, les peuples indo-européens, établis dans les régions septentrionales de la mer Caspienne et de la mer Noire, se sont mis en mouvement vers le sud.
Vers 1900, la première vague aryenne, formée des Mèdes et des Perses, sub-merge les plateaux de l’Iran ; d’autres peuplades, ayant peut-être franchi les Détroits et détruit la cité maritime de Troie, s’installent en Anatolie, où elles adoptent le nom de Hittites, qui était vraisemblablement celui des autochtones ; d’autres Indo-Européens, encore, passent, semble-t-il, directement des rives de la Caspienne jusque dans la région montagneuse des sources du Tigre et de l’Euphrate, et s’établissent au pays de Mitanni. Vers 1750, Babylone, dont les routes marchandes vers la Syrie et le Taurus étaient menacées, mais que l’énergique souverain Hammourabi avait, jusque-là, su protéger, est à son tour envahie par des peuples aryens du nord de l’Asie antérieure, les Kassites, qui instaurent une nouvelle dynastie. Naturellement, les populations sémitiques, refoulées par les envahisseurs, fuient et tentent de s’établir plus au sud, au pays de Canaan, suivies par des bandes dispersées de peu-downloadModeText.vue.download 338 sur 625
La Grande Encyclopédie Larousse - Vol. 14
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plades aryennes. C’est en Égypte que cette vague vient mourir ; les premiers
« réfugiés » s’installent dans le Delta
oriental ; la monarchie pharaonique est alors trop faible pour les en chasser ; leur nombre s’accroît peu à peu avec l’arrivée de nouveaux contingents, successifs, d’Asiatiques fuyant leurs terres envahies. Bientôt, ces Hyksos*
(du nom égyptien heka khasout, qui désignait les chefs des tribus nomades du désert) s’organisent en État, fondent une capitale, Avaris (dans la marche orientale du Delta). Devenus suffisamment puissants, ils attaquent l’Égypte, qui est alors affaiblie par des années d’anarchie (durant les XIIIe et XIVe dynasties, obscures), ils ont une supériorité militaire incontestable, due non pas à leur nombre, mais à leur armement ; ils disposent, en effet, de chevaux et de chars de guerre, introduits en Asie, deux ou trois siècles auparavant, par les Aryens. Ils conquièrent d’abord toute la Basse-Égypte, puis, vers 1730, le pays tout entier, qui doit payer tribut aux rois étrangers (lesquels constituent les XVe et XVIe dynasties des listes royales). Il semble que l’Égypte ait été alors divisée en trois parties d’importance inégale : le Delta et la Moyenne-
Égypte (jusqu’à Meir) sont directement gouvernés par les souverains hyksos ; la Haute-Égypte affirme de plus en plus son indépendance entre les mains des rois thébains, qui, à partir de 1680 environ, constituent la XVIIe dynastie des tables égyptiennes. Quant à la Nubie, qui s’était détachée de l’Égypte, elle est administrée par un roi noir.
C’est de Thèbes que va venir la li-bération : un monarque énergique de la fin de la XVIIe dynastie, Kamosis (ou Kames), essaie de secouer le joug étranger. Un texte retrouvé sur une stèle à Karnak révèle l’expression première d’un patriotisme égyptien exaspéré : « Avaris, je la laisserai dévastée, sans habitants, après avoir incendié leurs maisons, qui deviendront des buttes de décombres pour l’éternité, à cause du dommage qu’ils ont causé au pays d’Égypte [...]. » Kamosis entre en campagne, remonte jusqu’au nord d’Hermopolis, reconquiert pratiquement la Moyenne-Égypte, envoie une expédition punitive jusqu’à l’oasis de Bahriya, à l’ouest, et revient à Thèbes en triomphateur. Il a préparé les voies pour son fils et successeur, Ahmosis, qui, vers 1580 av. J.-C., libère le pays entier, s’empare d’Avaris et poursuit
les Hyksos au-delà de la frontière.
Ahmosis met fin à cette seconde
période intermédiaire de l’histoire d’Égypte et instaure la XVIIIe dynastie
— la première du Nouvel Empire —, dont la capitale est Thèbes. En moins de cinquante ans, l’Égypte va redevenir la première puissance du monde oriental.
En 1580 av. J.-C., à la suite de ces mouvements divers de populations, la situation politique et économique du Proche-Orient et de l’Asie antérieure est bouleversée.
Sur le Tigre, le vieux royaume assyrien demeure, mais la cour d’Assour ne joue encore qu’un rôle secondaire. Sur l’Euphrate, Babylone reprend pacifiquement son rôle de métropole économique. Mais, naissent alors deux nouveaux États dangereux : le Hatti, dont la capitale, Hattousa, a été retrouvée près de l’actuelle ville de Boğazköy (à 120 km au sud-est d’Ankara), livrant d’inappréciables documents pour l’histoire (v. Hittites) et le Mitanni*, au nord de la Mésopotamie. De Washou-ganni (ou Wassouganni), leur capitale (encore perdue dans les sables), les rois du Mitanni ont étendu leur pouvoir de fait sur l’Assyrie, sur les régions à l’est du Tigre et, au nord, sur le pays qui sera l’Arménie ; à l’ouest, ils essaient de développer leur influence sur la Syrie (jusqu’alors sous obédience égyptienne).
Le « couloir syro-palestinien » est morcelé en un certain nombre de petits États, dont la division favorisera les rivalités d’influences. Le pays le plus précieux est la Phénicie* (pays de Djahi), qui s’étend de la pointe du mont Carmel à Ougarit (Ras Shamra), mince plaine côtière de 25 km de profondeur, adossée à l’Anti-Liban, avec son magnifique front de mer et ses ports prestigieux : Byblos, Tyr, Sidon
— autant de riches cités-États pourvues de gouvernements autonomes.
Le royaume d’Amourrou constitue sa limite septentrionale. L’arrière-pays est le Retenou ; le Retenou supérieur correspond à peu près à l’actuelle Syrie. Au sud, la région qui s’étend entre El-Kantara et Gaza, d’une part,