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Nouvelle-Écosse

En angl. NOVA SCOTIA, une des provinces atlantiques du Canada ; 55 490 km 2 ; 788 960 hab. Capit. Halifax.

La partie continentale de la Nou-

velle-Écosse est constituée de schistes, de quartzites et de grès diversement affectés par les plissements primaires ainsi que de batholites granitiques ; peu élevée (300 m dans le nord), elle s’incline doucement vers le sud. Une nappe de basalte, interstratifiée dans les sédiments plongeant sous la baie de Fundy, forme une crête qui domine une dépression sublittorale creusée dans des roches plus tendres et partiellement ennoyée (vallée d’Annapolis, baie Sainte-Marie). D’une structure semblable (mais incluant des fragments de l’ancien socle précambrien), l’île du Cap-Breton comprend une région basse, au sud-est, découpée en relief appalachien, et un plateau, d’environ 500 m d’altitude, au nord-ouest, dominant par de forts abrupts la mer et la région basse. Le relief porte la trace de l’érosion glaciaire ; d’importantes moraines ont été déposées sur la plateforme continentale avant sa submersion ; elles forment les bancs fréquentés aujourd’hui par les pêcheurs. Le

littoral atlantique, très découpé, procure de nombreux abris naturels.

La situation sur la façade orientale d’un continent explique la rigueur relative de l’hiver, malgré la latitude (entre 44° et 47° N.) : la moyenne de février est de – 7 °C à Sydney et de – 5 °C à Halifax. De la baie de Fundy au détroit de Canso, les côtes restent cependant libres de glaces. Les précipitations (de 1 000 à 1 200 mm) tombent en

toute saison, avec un maximum d’automne. La forêt mixte (épicéas, sapins, trembles, bouleaux) est la couverture naturelle de la plus grande partie de la province.

La Nouvelle-Écosse a fait partie de l’Acadie* ; Louisbourg et Port-Royal (Annapolis Royal) ont été fondés par des Français. Des communautés aca-diennes subsistent, principalement sur la côte du golfe du Saint-Laurent. Le nombre des francophones, en diminution, ne représente plus que 5 p. 100

de l’effectif de la province (à peine 40 000).

Près de 60 p. 100 de la population est classée comme urbaine. La principale agglomération est celle d’Halifax (200 000 hab.). Elle fut fondée dès la conquête britannique (1749) comme base navale grâce à sa vaste rade facile à défendre et à l’absence de glaces. Cette fonction militaire est restée très importante. Le port de commerce (10 Mt, septième port canadien) se tourne vers le transport par conteneurs, tandis que la fonction de port exportateur de blé décline par suite de l’ouverture du Saint-Laurent à la navigation d’hiver et de la création de nouveaux ports à blé sur le fleuve.

Le raffinage du pétrole, le traitement des denrées alimentaires (conserverie, raffinage du sucre), la construction et surtout la réparation navales sont les principales industries d’Halifax. Par la concentration des activités tertiaires et la convergence des moyens de transport, Halifax apparaît comme la seule ville susceptible de jouer dans l’avenir le rôle de métropole régionale pour les provinces atlantiques.

Les fonctions de Sydney

(110 000 hab.), conurbation de vingt communautés réparties en quatre aires

urbanisées, sont l’extraction et l’expé-

dition du charbon, la sidérurgie primaire, les activités tertiaires desservant l’île du Cap-Breton. New Glasgow

forme avec Pictou et trois villes voisines une autre agglomération polyno-dale (27 000 hab. ; extraction du charbon [en déclin], laiterie, services). Une importante zone industrielle et portuaire se développe actuellement sur les rives du détroit de Canso (terminal pour pétroliers de 200 000 t, raffinage du pétrole, centrale thermique, production d’eau lourde, dérivés du bois).

L’agriculture n’occupe plus que

14 p. 100 du sol et ne retient plus que 6 p. 100 de la population. L’exode rural frappe surtout les exploitations à faible productivité (78 p. 100 sont dans ce cas) au profit des plus grandes et de celles qui se spécialisent dans la culture des fruits (pommes) et légumes ainsi que dans l’élevage du bétail laitier et de boucherie (notamment dans la dépression subbasaltique, d’Annapolis au bassin des Mines). La valeur de la production agricole (36 millions de dollars) est inférieure à celle des mines (54) et des pêcheries (52).

L’extraction du charbon, tombée

à 2 Mt, continue de décroître. En revanche, la production de baryte, de gypse et de sel reste importante. La plate-forme continentale et l’île de Sable sont l’objet de recherches pétrolières apparemment prometteuses.

La pêche place la province presque à égalité avec la Colombie britannique pour la valeur des prises. L’entrée de la baie de Fundy, les bancs du South Shore et le golfe du Maine sont les lieux les plus productifs. Digby, Yar-mouth, Shelburne, Mahone Bay et

surtout Lunenburg rapportent morues, églefins, flétans, soles, harengs (ceux-ci en quantité croissante dans la baie de Fundy), homards, coquilles Saint-Jacques, palourdes.

La forêt du versant atlantique de la partie continentale de la province alimente environ quarante scieries importantes et cinq usines de pâte à papier.

Les touristes fréquentent surtout les régions littorales. Le Cabot Trail, route de corniche ceinturant les hautes terres

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La Grande Encyclopédie Larousse - Vol. 14

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de l’île du Cap-Breton, en attire un grand nombre.

P. B.

G. G. Campbell, The History of Nova Scotia (Toronto, 1949). / W. S. Mac Nutt, The Atlantic Provinces (Toronto, 1965).

Nouvelle-Galles

du Sud

En angl. NEW SOUTH WALES, État de l’Australie du Sud-Est ; 801 428 km 2 ; 4 700 000 hab.

La Nouvelle-Galles du Sud est le

plus peuplé de tous les États australiens, mais sa capitale, Sydney*, regroupe à elle seule près de 60 p. 100 de sa population totale.

Découverte par Cook en 1770, la

Nouvelle-Galles a été le premier centre de colonisation de l’Australie : c’est sur les rives de la baie de Sydney que le capitaine Arthur Phillip s’installa en 1788. Très vite, des colons ont commencé à peupler la zone littorale, qui, à côté de sols gréseux couverts de fo-rêts d’eucalyptus, renferme des petites plaines où, sous un climat subtropical doux et humide, est pratiqué surtout un élevage intensif de vaches laitières.

Vers l’intérieur, les colons se sont heurtés au rebord escarpé de la Cordillère australienne. Les grandes tables de grès de la partie centrale restent souvent encore occupées par des boisements d’eucalyptus, mais, au nord, la haute surface granitique de la Nouvelle-Angleterre (1 000 m environ) est devenue une belle région d’élevage des moutons, tandis qu’au sud, au-delà de l’enclave du territoire fédéral de Canberra, les lourdes Snowy Mountains (qui dépassent parfois 2 000 m) permettent une certaine transhumance des ovins et des bovins.

Au-delà de la Cordillère s’ouvrent les vastes plaines du Murray (qui forme

la frontière avec l’État de Victoria) et de ses affluents, Murrumbidgee et Dar-ling. À l’est, ces plaines sont suffisamment arrosées (600 mm environ) pour que des fermes de quelques centaines d’hectares puissent pratiquer un mixed farming, comportant à la fois la culture du blé et l’élevage des moutons.

Vers l’ouest, les précipitations diminuent et les exploitations deviennent de plus en plus vastes pour pratiquer un élevage extensif des mérinos à laine fine. L’utilisation de l’eau venue de la Cordillère a permis le développement de l’irrigation, en particulier entre le Murray et le Murrumbidgee : dans