Quant au quartier situé au sud de la Pegnitz, il s’ordonne autour de l’église Sankt Lorenz, commencée peu après Sankt Sebaldus, mais agrandie à deux reprises.
Elle a reçu au XVe s. un choeur polygonal garni de vitraux, qui abrite le grand tabernacle pyramidal d’Adam Krafft, dentelle de pierre supportée par des figures à genoux qui seraient celles du maître et de deux aides ; suspendue aux voûtes, la Saluta-tion angélique de Veit Stoss, dont les draperies semblent emportées par une sorte de tempête.
Très tôt, dès le XVe s., Nuremberg avait bénéficié d’un urbanisme fort avancé pour l’époque, et ses rues sont loin d’être tortueuses. Son architecture profane, d’abord à colombage, devient une architecture de pierre que distinguent des façades nues downloadModeText.vue.download 386 sur 625
La Grande Encyclopédie Larousse - Vol. 14
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sur lesquelles font saillie des bretèches (Chörlein) finement décorées, des cours à balustrades pittoresques ; ce type d’édifice subsistera en plein XVIIe s., par exemple à la maison Fembo.
Toute la civilisation, toute la culture de Nuremberg et de l’Allemagne se trouvent résumées dans le vaste Musée national germanique (Germanisches National-Museum), fondé en 1852 dans une ancienne chartreuse au sud de la ville. Après les effroyables destructions de la Seconde Guerre mondiale, qui semblaient irrémé-
diables, l’un des premiers soucis des res-
taurateurs fut de rouvrir le Musée germanique. « Nuremberg, lit-on dans l’ouvrage édité à cette occasion, a été élevé par le romantisme au rang de la plus allemande des villes allemandes. »
La ville ancienne n’était sortie de sa ceinture de remparts que pour créer un accès à ses deux cimetières, notamment au Sankt-Johannis-Friedhof, où se trouvent les tombeaux de bronze d’Albrecht Dürer et de son ami, l’humaniste Willibald Pirkheimer, qui fut un des introducteurs de la Réforme à Nuremberg. Par la suite, le développement de l’agglomération a occasionné l’aménagement de promenades et la construction d’un immense stade qui servit de cadre aux célébrations du IIIe Reich.
P. D. C.
nutrition
Ensemble des phénomènes et des
moyens biologiques assurant l’existence et les activités fonctionnelles des êtres vivants par l’utilisation des ressources de leur environnement.
Introduction
Alors que chez l’unicellulaire
l’échange est direct avec l’environnement, chez le pluricellulaire, aux organes différenciés, la nutrition comporte le transfert intérieur des nutriments au service de chaque cellule de l’organisme : la phase « alimentation »
se poursuit par les phases fonctionnelles, digestion, absorption et circulation, permettant l’utilisation et l’assimilation cellulaires des nutriments. La respiration est la fonction nutritionnelle à fin énergétique, singulièrement importante, consacrée à l’utilisation de l’élément oxygène par la cellule. Quant à l’excrétion, elle assure l’élimination des nutriments non assimilés et celle des produits du catabolisme, non réutilisables, éventuellement toxiques.
Schématiquement, l’utilisation cellulaire des nutriments comporte deux fonctions, structurale et énergétique, assumées par le métabolisme. En fait, cette distinction commode est seulement conceptuelle, car un nutriment donné relève généralement de ces deux
utilisations. La diversité des aptitudes de chaque espèce à synthétiser et à utiliser certains composés indispensables à son fonctionnement et l’évolution des besoins selon la phase du développement de l’organisme rendent le champ de la nutrition extrêmement étendu et complexe dans le détail.
Pour simplifier, on distinguera
cependant la nutrition minérale et la nutrition organique (C, H, N, O). Les animaux, ainsi que les végétaux parasites et saprophytes, exigent des aliments organiques préformés et sont hétérotrophes. Au contraire, les végé-
taux capables d’utiliser l’énergie solaire ou l’énergie chimique de certains composés minéraux synthétisent leurs constituants organiques à partir des éléments minéraux et sont autotrophes.
Pour leur nutrition organique, les animaux dépendent donc strictement des végétaux.
Nutrition minérale
Alors que les végétaux autotrophes ont une ration alimentaire exclusivement minérale, disponible en phase gazeuse (gaz carbonique CO2, oxygène O2) et en phase liquide (eau H2O et ions salins dissous, dont l’anion NO3– et le cation NH4– à l’origine de l’azote aminé NH2), la nutrition minérale des animaux concerne seulement O2 de l’atmosphère, H2O et sels dissous.
L’oxygène et l’eau, dont la disponibilité n’est généralement pas en question, sont des éléments indispensables, dont l’importance est parfois sous-estimée. L’eau entre pour les deux tiers environ dans la constitution des cellules, et toutes les réactions métaboliques, à quelques exceptions près, se déroulent en phase aqueuse. L’Homme consomme journellement un volume
de l’ordre de 1 200 litres d’oxygène, apportés par 6 000 litres d’air inspiré.
Il élimine 2,1 litres d’eau (1,2 par l’urine, 0,4 par la respiration et 0,5 par la peau). Comme il en produit environ 0,3 litre par le catabolisme respiratoire, l’Homme nécessite un apport d’eau quotidien de l’ordre de 1,8 litre, fourni par l’ensemble boissons + aliments.
Les cellules exigent pour leur constitution l’apport équilibré, en quantités
très variables, d’éléments minéraux.
C’est ainsi que les cations Ca+ + et Mg+ + sont nécessaires à l’intégrité des membranes cellulaires, que le Mg+ + est un constituant de la chlorophylle, que l’anion PO4– – – et le cation Ca+ + sont typiques des cellules osseuses, que l’anion PO4– – – est indispensable en tant que groupe constitutif de l’adénosine triphosphate A. T. P. à fonction énergétique (v. métabolisme), des acides nucléiques et des phospholipides, et que les ions Cl–, Na+ et K+ sont indispensables au fonctionnement des cellules nerveuses.
Tout aussi nécessaires, mais à des doses beaucoup plus faibles, sont les oligo-éléments. Par exemple, le fer, constituant de l’hémoglobine, pigment respiratoire, est l’élément actif d’un grand nombre d’enzymes et de transporteurs (cytochromes), ainsi que le cuivre et le molybdène.
Nutrition organique
Les cellules des organismes animaux, ainsi que la plupart des cellules des organismes végétaux phototrophes, né-
cessitent l’apport de C sous forme organique. De plus, les cellules animales exigent l’apport de N sous forme aminée (v. assimilation). Outre leur rôle dans l’édification ou le maintien des structures, les nutriments organiques fournissent par oxydation l’énergie né-
cessaire au fonctionnement cellulaire (v. métabolisme). Ayant priorité sur les besoins structuraux, les besoins énergétiques seront considérés en premier lieu.
Les besoins énergétiques concernent, d’une part, l’entretien de l’organisme, d’autre part, l’énergie supplémentaire dépensée pour le travail physique musculaire, la lutte contre le froid et contre la chaleur. Au besoin d’entretien associé à une activité légère courante, de l’ordre de 2 500 cal/jour pour l’Homme adulte, s’ajoutent des besoins variables, fonction de l’activité physique et professionnelle, allant de 500 à 2 500 cal. Le rendement du travail musculaire étant seulement de l’ordre de 20 p. 100, l’énergie complé-