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La présence de protéines dans les urines (albuminurie) s’observe souvent chez l’obèse, mais il existe surtout des troubles de l’élimination de l’eau avec retard à la diurèse après une charge aqueuse.

Diabète

C’est la complication la plus fréquente avec les complications cardio-vasculaires. Chez presque tout obèse existe un état prédiabétique qui se péren-nise au-delà de la cinquantaine avec apparition d’une glycosurie et d’une hyperglycémie.

Appareil digestif. Foie. Vésicule biliaire

L’obèse gros mangeur se plaint souvent de ballonnement abdominal après les repas. La lithiase* biliaire est plus fréquente chez lui. Le foie est souvent hypertrophié.

Peau. Muscles. Articulations

L’infection cutanée est fréquente (furoncles, anthrax, intertrigo). Les hernies abdominales sont favorisées par une déficience musculaire. Quant au système articulaire, il a le plus à souffrir de la surcharge pondérale, ce qui aboutit au développement d’arthroses (v. articulation) touchant genoux, hanches et colonne vertébrale.

Troubles menstruels

Ils sont fréquents et consistent surtout dans l’espacement et le peu d’abondance des règles, l’existence d’ovulation douloureuse ou d’un syndrome prémenstruel (gonflement douloureux des seins et rétention d’eau). Ces troubles résistent aux traitements hormonaux, mais cèdent, par contre, en général à la cure d’amaigrissement. En ce qui concerne la grossesse, l’obésité favorise la survenue de la toxémie gra-vidique et l’excès de volume du foetus.

Retentissement psychique chez

l’enfant

L’enfant obèse est en général obéissant et soumis, passif. Dans ses jeux, il suit plus qu’il ne mène. Ce qui frappe est l’intérêt qu’il porte à tout ce qui concerne la nourriture : la responsabilité de l’entourage est incontestable, qui confond souvent santé et corpu-lence. D’abord indifférent à son état, l’enfant éprouve plus tard un sentiment de gêne qui s’accentue avec les années.

Toutefois, la puberté marque souvent

la fin des obésités infantiles.

Traitement

Pour réduire l’obésité, il faut diminuer les apports alimentaires et, accessoirement, augmenter les dépenses physiques. La plupart des auteurs s’en tiennent à des rations de 600 à 1 400 calories par jour. Il est fondamental que le régime soit régulier. Il faut assurer les besoins essentiels de l’organisme : de 60 à 80 g de protides par jour (apportés par les viandes), de 80 à 100 g de glucides, des sels miné-

raux (légumes verts, salades, fruits), des vitamines. La restriction sodique (sel) ne s’impose nullement en général, si ce n’est au début du régime. Il est illusoire de restreindre les boissons : les besoins en eau de l’organisme sont de ceux qu’il est impossible et dangereux de vouloir diminuer. Mais il faut proscrire les boissons alcoolisées (750 cal par litre de vin, 450 cal par litre de bière). Augmenter les dépenses d’activité consiste le plus souvent à supprimer la sédentarité et le manque d’activité physique. La marche est graduable à volonté (durée, terrain plat ou accidenté, etc.). Le sport doit être pratiqué de façon progressive chez l’obèse peu entraîné.

Le régime peut être complété par

certains médicaments, dont la prescription est la plus réduite possible : extraits thyroïdiens (efficacité mise en doute à long terme), anorexigènes (ils diminuent la sensation de faim, stimulent le psychisme, mais provoquent l’insomnie), diurétiques (seulement en début de traitement).

Finalement, il faut une observation stricte du régime et beaucoup de persévérance. Une cure d’amaigrissement exige des mois. L’obèse doit rééduquer son appétit, apprendre à manger mieux.

Cela relève parfois d’une véritable psychothérapie. Les échecs d’une cure sont rares. Par contre, les rechutes sont fréquentes, tenant incontestablement à la reprise de mauvaises habitudes alimentaires.

J.-C. D.

M. Albeaux-Fernet et J. D. Romani, l’Obé-

sité et ses problèmes (Masson, 1964). / J. Tré-

molières, l’Obésité (E. S. F., 1970).

Obrecht

(Jacob)

Compositeur néerlandais (Bergen op Zoom ? 1450 - Ferrare 1505).

Contrairement à la plupart des musiciens franco-flamands, Obrecht (ou Hobrecht) accomplit toute sa carrière aux Pays-Bas, à l’exception de deux brefs séjours à Ferrare : il meurt lors du second, en 1505. Il exerce en tant que professeur ou maître de chapelle successivement à Utrecht (où il passe pour avoir eu Érasme comme élève), dans sa ville natale (il y est ordonné prêtre en 1480), à Cambrai, Bruges, Anvers.

La place occupée par Obrecht au

sein du mouvement conduisant du

Moyen Âge à la Renaissance a prêté à discussion, et cela dès son époque même. En fait, on ne saurait nier que l’art d’Obrecht, comparé à celui de son contemporain Josquin Des* Prés, relève d’une esthétique différente et procède en son ensemble d’un esprit encore tributaire du Moyen Âge finissant, tandis que Josquin préfigure davantage la grande école polyphonique du XVIe s. On décèle en effet chez Obrecht une forte tendance au rationalisme, à la rigueur discursive, voire à l’intellectualisme : cette tendance se manifeste au travers d’une écriture contrapuntique serrée, solidement charpentée, très riche en imitations, se développant volontiers en répétitions séquentielles. La découverte récente de

« structures secrètes » (M. Van Crevel), à base de spéculations numériques et symboliques, ne peut que corrobo-downloadModeText.vue.download 391 sur 625

La Grande Encyclopédie Larousse - Vol. 14

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rer cet aspect du langage d’Obrecht.

Par ailleurs, la nette prépondérance de l’horizontalisme polyphonique nous oriente elle aussi plutôt vers le passé, en dépit d’un sentiment tonal déjà accusé et d’une remarquable souplesse d’écriture.

Bien que son oeuvre comprenne nombre de motets et de chansons profanes non négligeables, c’est dans la messe qu’Obrecht donne toute sa mesure. S’il se soumet encore à l’usage traditionnel du cantus firmus en valeurs longues comme soutien de l’édifice polyphonique, il renouvelle cette technique grâce à maintes applications variées et ingénieuses. Par le souffle qui anime ces pages, l’impression de grandeur et de beauté sereine qui s’en dégage, Obrecht mérite d’être compté parmi les compositeurs les plus repré-

sentatifs de la fin du XVe s.

Les oeuvres d’Obrecht

Musique religieuse : 26 messes à 3 et surtout 4 voix ; 31 motets de 3 à 6 voix.

Musique profane : 25 chansons profanes sur des textes néerlandais, français ou italiens.

Pièces sans paroles (musique instrumentale) : de 5 à 3 voix et une Fuga à 4 voix.

Plusieurs oeuvres apocryphes ou d’authenticité douteuse (entre autres une Passion qui serait d’Antoine de Longueval).

J. V.

P. Wagner, Geschichte der Messe (Leipzig, 1913). / O. J. Gombosi, Jacob Obrecht, eine stilkritische Studie (Leipzig, 1925). / M. Kyria-zis, Die Cantus-Firmus-Technik in den Messen Obrechts (Berne, 1952). / G. Reese, Music in the Renaissance (New York, 1954 ; nouv. éd., 1959).

ÉDITIONS DES OEUVRES COMPLÈTES : a) par J. Wolf (Leipzig-Amsterdam, 1908-1921, 30 livraisons) ; b) par A. Smijers et M. Van Crevel (Amsterdam, en cours de publication depuis 1958).

Obrenović

Dynastie qui régna en Serbie au XIXe s.

Miloš Obrenović Ier

(Dobrinja, près de Titovo Užice, 1780 -

Topčider, près de Belgrade, 1860).

Fils aîné d’un paysan pauvre, pâtre lui-même, Miloš participe activement à la première guerre serbe contre les Turcs (1804-1813). Après la fuite de Karageorges (1813), il semble se rallier aux Turcs, qui le désignent comme prince (Knez) des districts centraux de Serbie ; et même, lorsqu’en 1814

éclate une rébellion, Miloš aide les