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rienne) en bordure des estuaires et dans

les dépressions abritées. Le sédiment terri-gène est complété de façon plus ou moins abondante par des débris coquilliers, phy-cogènes, coralliens ou micro-organiques.

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La Grande Encyclopédie Larousse - Vol. 14

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Sur le fond des grands bassins, on trouve des turbidites (sédiment détritique granoclassé abandonné par les courants de turbidité) et des pélagites (ou boues pélagiques) composées en grande partie de tests planctoniques calcaires (boue à ptéropodes, à globigérines) ou siliceux (boue à diatomées, à radiolaires). Dans les parties les plus profondes, il ne reste des boues que leur partie soluble composée de très fins minéraux argileux : c’est l’argile rouge des grands fonds.

Entre les deux précédents domaines, l’importance des pentes et des apports continentaux fait varier sensiblement la granulométrie et la nature des sédiments, le plus souvent composés de vases diversement colorées. Ce sont les vases bleues (sulfure de fer), rouges (oxyde de fer), vertes (glauconie), blanches (poudre corallienne), grises (débris volcaniques)...

J.-R. V.

De l’océan à la mer

Une mer est un petit bassin océanique situé à proximité d’un continent qui l’enferme plus ou moins. La mer bordière (terme vague) est un plan d’eau situé au voisinage d’un continent ou entre deux continents. La mer ouverte est individualisée par un léger relèvement du fond (la mer Celte) ou des avancées de terre (la mer du Nord) sans être enfermée par un seuil ou un détroit. Les mers fermées sont privées de communication avec le large et le plus souvent considérées comme des lacs*

(exemple, la mer Caspienne). Une méditerranée est une mer enfermée en amont d’un seuil ou d’un détroit. Une mer continentale est une méditerranée comprise entre deux masses continentales (exemple, la Méditerranée eurafricaine). La mer marginale est une méditerranée comprise entre un arc insulaire et un continent (exemple, la

mer des Antilles). La mer intérieure communique avec l’océan par l’intermédiaire d’une autre mer (exemple, la mer d’Azov).

L’hydrologie des mers est fortement influencée par leur environnement et leur isolement plus ou moins prononcé : vagues plus courtes, ondes de marée ré-

duites (Méditerranée eurafricaine) ou, au contraire, amplifiées (la Manche), importance particulière prise par les courants de détroits (v. courants océaniques). Les masses d’eau y sont originales : fréquence de l’homothermie (en hiver en Méditerranée), augmentation de l’amplitude thermique annuelle, salinité anormale, située au-dessous (la Baltique [v. Atlantique (océan)]) ou au-dessus (la mer Rouge

[v. Indien (océan)]) de la moyenne zonale selon que la mer présente un bilan hydrologique positif ou négatif (v. hydrologie et hydrographie).

J.-R. V.

Le niveau de la mer

C’est le plan de référence essentiel pour la mesure des dénivellations marines et continentales. Il n’est cependant pas le même pour les cartes hydrographiques, qui calculent les sondes par rapport au zéro hydrographique (en France : le niveau des plus basses mers), et les cartes topographiques, qui cotent les altitudes par rapport à un niveau moyen de la mer défini conventionnellement en une localité déterminée (en France : Marseille). Mais le niveau de la mer n’est pas stable, car il est soumis à des mouvements oscillatoires dont la période est plus ou moins longue.

On distingue : les oscillations temporaires (de période courte ou moyenne), le plus souvent produites par des types de temps particuliers (action du vent, de la pression), ce sont les ondes* océaniques ; les oscillations annuelles, qui demandent pour être mises en évidence de très longues séries d’enregistrement et dont l’étude se heurte à de très grandes difficultés (elles paraissent en relation avec des variations rythmiques affectant l’océan mondial [modifications dynamiques ou thermiques] ou la circulation atmosphé-

rique générale) ; les oscillations séculaires, dont la plus connue est l’élévation régu-lière de la surface océanique (en moyenne de 1,5 mm par an) consécutive au réchauf-

fement climatique postglaciaire (fusion des glaces) ; les oscillations géologiques, ou mouvements eustatiques qui eurent pour causes des changements intervenus dans la capacité des cuvettes océaniques (déformations du fond : c’est l’eustatisme diastrophique) ou dans leur contenu (apports d’eau juvénile ; formation ou fusion des glaciers plio-quaternaires : c’est l’eustatisme glaciaire). Ces changements se manifestèrent sous la forme de transgressions et de régressions. Pour les temps plio-quaternaires, le niveau de la mer s’est abaissé au moins à quatre reprises en laissant à découvert tout ou partie des plates-formes continentales. Au cours des périodes plus anciennes, des dénivellations plus amples furent peut-être en relation avec les phases d’expansion du fond océanique progressivement formé de coulées volcaniques émettrices d’eau juvénile.

J.-R. V.

J.-R. V.

F Atlantique (océan) / Courants océaniques /

Géophysique / Indien (océan) / Marée / Pacifique (océan) / Pêche / Pétrole / Pollution / Salinité.

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LA BIOLOGIE DES

OCÉANS

L’océan a pendant longtemps été

considéré comme une inépuisable ré-

serve de vie et de nourriture, échappant par son immensité et sa complexité aux règles classiques de la biologie. On sait maintenant qu’il n’en est rien.

C’est probablement J. D. Hooker

qui, suivant l’expédition antarctique anglaise de J. Ross de 1839 à 1843, fui le premier à attirer l’attention sur la similitude des cycles de la matière organique sur terre et en milieu marin.

Dans l’un comme dans l’autre de

ces environnements, le monde animal vit aux dépens du monde végétal, qui synthétise lui-même sa propre matière à partir du gaz carbonique et des sels minéraux par l’intermédiaire du phé-