Выбрать главу

tiques ; Arkadia est la station balnéaire.

A. B.

F Ukraine.

odonto-

stomatologie

Discipline médicale qui étudie la bouche et les dents à l’état normal et à l’état pathologique.

Un des plus anciens documents que nous connaissions, le papyrus Ebers, datant d’environ 1500 av. J.-C., traite de nombreux remèdes contre l’inflammation des gencives et le mal de dents.

Plus près de nous, ce fut un praticien français, Pierre Fauchard (1678-1761), qui eut le mérite d’écrire en 1728 le premier traité important sur les maladies de la bouche et des dents.

En 1844, un chirurgien-dentiste

américain, Horace Wells (1815-1848), découvrit l’anesthésie* générale ; il fut le premier à effectuer plusieurs interventions de chirurgie buccale sous anesthésie générale au protoxyde

downloadModeText.vue.download 427 sur 625

La Grande Encyclopédie Larousse - Vol. 14

7870

d’azote. L’anesthésie générale fut, par la suite, appliquée à toutes les autres spécialités chirurgicales.

En 1908, un autre praticien amé-

ricain, le docteur Greene V. Black (1836-1915), détermina les bases de la dentisterie opératoire moderne. Ses travaux ont exercé une influence considérable qui se retrouve dans les travaux les plus récents.

De nos jours, l’odonto-stomatologie n’a cessé d’effectuer de grands progrès dans tous les domaines.

y La dentisterie opératoire utilise tous les procédés médicaux et chirurgicaux ayant pour objet de soigner et de conserver les dents malades : traitement des caries, des inflammations et des lésions pulpaires (pulpe de la dent), des atteintes périradiculaires (autour des racines).

y La parodontologie s’adresse à

toutes les atteintes du parodonte, ou appareil sustentateur de la dent : (ligament alvéolo-dentaire, os alvéolaire

[maxillaire], gencive) ; elle utilise également des techniques médicales et chirurgicales pour soigner les parodontoses, ou pyorrhées alvéolo-dentaires, qui se manifestent par une résorption de l’os alvéolaire et de la gencive (dents « déchaussées »), aboutissant en l’absence de traitement à la chute des dents.

y La pathologie buccale est très vaste et comprend toutes les maladies locales ou générales ayant une répercussion sur l’état de la bouche (tuberculose, syphilis, cancer, etc.).

y La prothèse bucco-dentaire groupe la prothèse conjointe, ou prothèse fixe, et la prothèse adjointe, ou prothèse mobile : couronnes, dents à pivots ou couronnes-Richmond,

bridges, appareils partiels amovibles ou amovo-inamovibles sur attachements, prothèses céramo-métalliques,

etc.

y L’orthopédie dento-faciale et

l’orthodontie ont pour objet la correction des malpositions dentaires et des déformations maxillaires à l’aide d’appareils mobiles ou fixes : arc d’Ainsworth, twin-arch, etc.

y La radiologie dentaire et des maxillaires constitue pour le spécialiste un complément indispensable de certains diagnostics et permet également de suivre l’évolution d’un traitement.

En France, l’odonto-stomatologie

est exercée par des spécialistes qui ont été formés dans des unités d’enseignement et de recherche d’odontologie.

Les études en vue du diplôme d’état de docteur en chirurgie dentaire durent cinq années après là baccalauréat, la première année étant celle du certificat préparatoire aux études médicales (C. P. E. M.). Les étudiants ayant satisfait aux examens sanctionnant la cinquième année d’études soutiennent une thèse devant un jury désigné par le président de l’université dans laquelle ils ont validé cette année.

L’odonto-stomatologie peut être

également exercée par des médecins ayant suivi une spécialisation dans les instituts de stomatologie : ce sont les stomatologistes.

Il existe également un docto-

rat en sciences odontologiques, qui est un doctorat d’enseignement et de recherche du troisième cycle de l’odonto-stomatologie.

La durée de ce troisième cycle est fixée à deux ans. Ce diplôme est dé-

cerné aux candidats qui ont obtenu deux certificats d’études supérieures de chirurgie dentaire et ont soutenu avec succès une thèse d’un niveau élevé portant sur des travaux originaux.

Pour postuler les certificats d’études supérieures de chirurgie dentaire et le diplôme de docteur en sciences odontologiques, il est indispensable d’être titulaire de l’un des trois diplômes suivants : docteur en chirurgie dentaire, docteur en médecine ou chirurgien-dentiste (ce diplôme étant le seul exigé

des dentistes avant la création du doctorat en chirurgie dentaire).

C.-M. S.

F Bouche / Dent / Prothèse.

M. Darcissac, Mes méthodes, mes techniques en odonto-stomatologie, t. I : Thérapeutique bucco-dentaire et maxillo-faciale (Maloine, 1959). / J. Lehmans, Vade-mecum d’odonto-stomatologie (Maloine, 1970).

odorat

Sens qui permet à l’Homme et aux animaux d’identifier, par leurs caractères chimiques, les substances solubles ou volatiles.

Chez les animaux terrestres (In-

sectes, Vertébrés Tétrapodes), on oppose l’olfaction, qui est une chimiosensitivité en phase gazeuse, à la gustation*, qui est une chimiosensitivité en phase aqueuse. Chez les animaux aquatiques comme chez les animaux terrestres, l’olfaction diffère en outre de la gustation par ses seuils de sensibilité extrêmement faibles et aussi par le fait qu’elle permet non plus de distinguer des qualités chimiques (l’acide, l’amer, le sucré, le salé), mais d’identifier les substances odorantes prises individuellement.

L’olfaction mérite d’être qualifiée de sens moléculaire, tant quantitativement (à la limite, une seule molécule peut suffire pour provoquer une sensation olfactive) que qualitativement (les molécules odorantes sont identifiées comme on reconnaît les objets au toucher).

Morphologie des organes

olfactifs

Organes olfactifs et gustatifs renferment des chimiorécepteurs qu’on ne distingue vraiment, d’un point de vue morphologique, que chez les Verté-

brés. D’une façon générale, chez les animaux peu évolués, il existe des cellules chimiosensibles que rien ne distingue morphologiquement des mécanorécepteurs tactiles. Il est impossible de ranger ces cellules dans les récepteurs du goût ou de l’odorat sans une

étude physiologique sérieuse, qui n’a guère été faite que chez les Insectes.

Les récepteurs olfactifs de ces animaux sont portés par les antennes ; il s’agit de sensilles aux formes variées, mais dans lesquelles un système de pores cuticulaires très fins met en rapport l’arborisation dendritique de la cellule sensorielle avec l’air extérieur.

Chez les Vertébrés, l’organe olfactif a pour origine un épaississement épidermique, ou placode, situé dans la région ethmoïdienne du crâne. Cette placode s’invagine en cul-de-sac chez la plupart des Vertébrés aquatiques ; elle peut s’ouvrir au-dehors par un orifice unique ou, par remaniement secondaire de ce dernier, par un orifice inhalant antérieur et un orifice exha-lant postérieur (cas de nombreux Poissons). Chez les Vertébrés Tétrapodes, le cul-de-sac olfactif s’ouvre secondairement dans la cavité buccale par la choane, et l’organe olfactif devient en même temps voie d’accès à l’organe respiratoire aérien. On distingue alors le vestibule, dans lequel s’ouvre la narine, du cavum olfactif, que tapisse la muqueuse sensorielle. La surface de cette dernière est fortement accrue par l’existence, chez les Reptiles et les Oiseaux, mais surtout chez les Mammifères, de cornets osseux, ou os turbinaux, surtout portés par l’ethmoïde. Il existe également de faux cornets dans le vestibule : ce sont les maxilloturbi-naux et les nasoturbinaux.

L’épithélium olfactif comporte des cellules de soutien, riches en pigments mélaniques, des cellules basales et des cellules sensorielles. De place en place s’ouvre une glande muqueuse de Bowman. À l’inverse des cellules sensorielles des bourgeons du goût, les cellules olfactives sont à la fois réceptrices et conductrices de l’influx nerveux. Leurs axones traversent la lame criblée de l’ethmoïde pour se terminer dans les zones de neuropile que constituent les glomérules de Malpighi du bulbe olfactif. La partie réceptrice de la cellule neurosensorielle comporte une vésicule olfactive, située à la surface de l’épithélium et qui porte une dizaine de cils, dans lesquels il faut voir les sites récepteurs de la sensibi-