rieur de l’oeil) d’opacités du vitré. Ces opacités peuvent être d’origine dégéné-
rative (synchisis), inflammatoire ou hé-
morragique. L’hyalite est l’inflammation du vitré ; l’hémorragie vitréenne est fréquente, relevant de causes multiples (traumatisme, diabète, artériosclérose, etc.).
GLAUCOME.
V. ce mot.
AFFECTIONS TOUCHANT TOUT LE
GLOBE OCULAIRE.
1. La microphtalmie. C’est une
malformation congénitale de
l’oeil, qui est de très petite taille.
2. La panophtalmie. Infection purulente du globe, elle est souvent précé-
dée d’un hypopion (présence de pus sé-
dimentant dans la chambre antérieure).
3. L’atrophie du globe (ou phtisie).
C’est le stade terminal de nombreuses affections oculaires graves. L’oeil devient mou ; il n’est plus fonctionnel et est souvent douloureux : l’énu-cléation est fréquemment nécessaire.
4. La sénilité oculaire. Elle se manifeste surtout par le gérontoxon (anneau blanchâtre à la périphérie cornéenne), par l’opalescence et l’absence d’accommodation du cristallin, enfin par l’atrophie de l’iris et de la choroïde.
Neuro-ophtalmologie
C’est l’étude de l’ensemble des maladies de la sphère visuelle d’origine nerveuse.
y Affections du nerf optique, de la papille, du chiasma, des voies optiques rétrochiasmatiques (v. vision).
y Paralysies oculomotrices (ou oph-talmoplégies). Elles sont fréquentes, de causes multiples (notamment les maladies vasculaires, les tumeurs cérébrales, la sclé-
rose en plaques). Leur traduction clinique fondamentale est la diplopie. Le nom du ou des muscles paralysés sera découvert par l’examen de la motilité oculaire spontanée et l’examen sous écran. On s’aide également de la dissociation des images vues par les deux yeux (par l’examen au verre rouge et le graphique de Lancaster).
La paralysie peut régresser spontané-
ment ; dans le cas contraire, on a recours aux verres prismatiques, à la chirurgie et, en cas d’échec, à l’occlusion oculaire par un verre opaque qui supprime la diplopie.
y Pathologie pupillaire (v. également iris). La mydriase, ou dilatation pupillaire, traduit souvent une paralysie du IIIe nerf crânien.
Le myosis, ou rétrécissement pupillaire, est un signe fondamental du syndrome de Claude Bernard-Horner (traduisant la paralysie du système nerveux sympathique oculaire).
Le réflexe photomoteur est aboli dans le signe D’Argyll-Robertson, qui se voit surtout en cas de syphilis nerveuse, et dans le syndrome d’Adie (ou pupillotonie).
y Troubles de la motilité palpébrale.
La ptôsis, ou chute permanente de la pau-
pière supérieure, est d’origine nerveuse (paralytique) ou d’origine musculaire (myopathique). La paralysie de l’orbiculaire, au cours d’une paralysie faciale périphérique, entraîne une lagophtalmie (absence d’occlusion palpébrale), qui rend souvent nécessaire la tarsorraphie.
y Les strabismes. Fréquents (3 p. 100 de la population), ils sont caractérisés par la déviation plus ou moins apparente d’un globe oculaire mobile dans toutes les directions et par un trouble de la vision binoculaire. Les axes visuels des deux yeux, au lieu d’être parallèles dans la vision à l’infini, forment un angle, un oeil fixant l’objet regardé, l’autre étant dévié (loucherie). Si l’oeil dévié est toujours le même, sa vision est mauvaise : c’est l’amblyopie (baisse visuelle due à une mauvaise utilisation de l’oeil). Le début des strabismes se fait dans l’enfance ; ils sont convergents (yeux dé-
viés en dedans), le plus souvent, ou divergents (yeux déviés en dehors), avec parfois une composante verticale. L’examen d’un enfant atteint de strabisme comporte une étude de la réfraction, une étude de la dé-
viation par l’examen sous écran (obturant alternativement chaque oeil) et une étude de la vision binoculaire : ces deux dernières sont précisées par l’examen orthoptique, pratiqué par une orthoptiste à l’aide d’instruments particuliers, comme le synopto-phore, ou grand amblyoscope. On précise ainsi la possibilité de récupération d’une vision binoculaire normale (avec la sensation du relief) : en effet, la déviation permanente des yeux entraîne des désordres visuels (neutralisation, correspondance rétinienne anormale souvent irréversibles).
Le traitement du strabisme comporte :
— la prescription éventuelle de verres correcteurs, qui, parfois, peuvent gué-
rir à eux seuls la maladie (strabisme accommodatif) ;
— la rééducation de l’amblyopie par l’occlusion de l’oeil non amblyope ;
— la rééducation orthoptique en plusieurs séances ;
— enfin l’intervention chirurgicale, le plus souvent nécessaire, qui rétablira, par action sur les muscles oculomoteurs, le parallélisme oculaire.
Il faut distinguer des strabismes les hétérophories, qui sont définies par la ten-
dance à la déviation oculaire, maintenue latente par la puissance de fusion. Elles sont responsables de fatigue visuelle, de maux de tête et de douleurs oculaires. Leur traitement est essentiellement optique (lunettes) et orthoptique (rééducation).
y Le nystagmus. Il est caractérisé par des secousses rythmiques qui agitent les deux yeux. Il peut être provoqué — et il est alors toujours physiologique —, comme le nystagmus opto-cinétique, ou nystagmus des chemins de fer, qu’on l’observe sur un sujet placé dans un train en marche et regardant le paysage : le regard suit les objets le long de la voie, puis les abandonne pour reprendre la fixation plus loin. Il peut être spontané — et il est alors toujours pathologique —, d’origine congénitale ou vestibulaire. Il est très fréquent chez les aveugles de naissance.
y Le zona ophtalmique. C’est la localisation de l’infection par le virus du zona aux troncs nerveux de la région oculaire répondant au nerf ophtalmique. Il est fréquent et parfois grave (surtout chez le sujet âgé), entraînant des ulcérations cornéennes, des uvéites et des paralysies oculomotrices.
Traumatologie oculaire
Contusions du globe
y 1. Dans les contusions fermées, il n’y a pas rupture des parois du globe. Les lésions peuvent siéger sur tous les élé-
ments de l’oeil ; les plus fréquentes sont les érosions cornéennes, les déchirures de l’iris, l’hyphéma (présence de sang dans la chambre antérieure), la subluxation du cristallin, l’hémorragie du vitré, l’oedème maculaire (oedème de Berlin). Des complications à plus long terme peuvent survenir : décollement de la rétine, glaucome, cataracte.
2. Les contusions ouvertes, avec rupture pariétale, succèdent à un choc violent. La rupture sclérale peut se faire en avant, près du limbe, ou en arrière, au pôle postérieur du globe. L’intervention chirurgicale est nécessaire.
Plaies du globe
Leur cause essentielle à l’heure actuelle est le bris de pare-brise d’automobile. La plaie siège sur la cornée ou la sclérotique et peut intéresser, selon la profondeur de
pénétration, tous les tissus oculaires : iris, cristallin, corps ciliaires, choroïde, rétine.
En cas de plaie de l’uvée, il existe un risque d’ophtalmie sympathique. L’intervention chirurgicale s’impose d’urgence, mais le résultat visuel est souvent médiocre, du fait de cicatrices déformant la cornée, d’aphakie ou de désordres vitréens.
Les corps étrangers oculaires
y 1. Superficiels. Ils sont aisément ex-tractibles, qu’ils siègent dans un cul-de-sac conjonctival ou sur la cornée (où ils s’incrustent, nécessitant un grattage cornéen avec une pique, sous contrôle biomicroscopique).
2. Intra-oculaires. Devant toute plaie per-forante du globe, il faut songer à la possibilité de la pénétration d’un corps étranger (souvent métallique). Le dépistage est radiologique, l’opacité dense du corps étranger se dégageant bien sur les clichés de l’orbite. Il faut alors faire un repérage, c’est-à-dire une localisation de ce corps étranger dans l’espace à l’aide de procédés radiologiques (techniques de Comberg, de Sweet) ou magnétiques (Bermann locator).