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du futur cordon ombilical.

L’OEUF « À TERME »

On appelle également « oeuf » le contenu de l’utérus à la fin de la grossesse.

L’oeuf constitué, à terme, comprend les annexes du foetus et le foetus lui-même.

Les annexes sont des formations temporaires destinées à protéger, à nourrir et à oxygéner l’embryon, puis le foetus.

Elles comprennent : le placenta, organe d’échange entre la mère et le foetus ; les membranes au nombre de deux : de dehors en dedans, le chorion et l’amnios ; le liquide amniotique, clair et transparent, dont le volume est de 500 cm 3 à terme ; enfin le cordon, tige conjonctivo-vasculaire de 50 cm de long, reliant le foetus au placenta, contenant la veine ombilicale et deux artères ombilicales.

LES ANOMALIES DE L’OEUF

Un très grand nombre d’oeufs humains ne connaissent cependant pas ce développement normal jusqu’à terme.

y Un accident au cours de la méiose, de la fécondation ou des premières segmentations de l’oeuf conditionne la survenue d’une anomalie chromosomique (monoso-mie, trisomie, triploïdie, tétraploïdie, mo-saïque). Ces aberrations génétiques s’accompagnent d’un arrêt du développement de l’oeuf, très précoce, conduisant à un avortement spontané. Les travaux récents ont montré que plus de 70 p. 100 des interruptions spontanées de grossesse avant la sixième semaine avaient pour cause une anomalie chromosomique.

y La môle hydatiforme est un oeuf pathologique caractérisé par une dégénérescence kystique des villosités du chorion.

y Enfin, l’oeuf normal au départ, peut être exposé à des agressions infectieuses, parasitaires, toxiques, actiniques ou thérapeutiques. Avant le quatorzième jour, l’oeuf non différencié répond par tout (mort) ou rien (poursuite du développement normal). Entre le quatorzième jour et le début du troisième mois, période de différenciation cellulaire et de mise en place des organes, ces agressions peuvent déterminer chez l’embryon de graves malformations.

Ph. C.

F Embryon / Fécondation / Foetus / Grossesse.

L. B. Shettles, Ovum humanum. Wachstum, Reifung, Ernährung, Befruchtung und frühe Entwichlung (Munich, 1960).

Offenbach

(Jacques)

Compositeur français d’origine allemande (Cologne 1819 - Paris 1880).

Ce fils d’un chantre de la syna-

gogue de Cologne vient étudier au Conservatoire de Paris le violoncelle et la composition. Après avoir été vio-loncelliste à l’Opéra-Comique, puis chef d’orchestre à la Comédie-Fran-

çaise, il fonde, en 1855, le théâtre des Bouffes-Parisiens. Cela lui permet de faire représenter pendant onze ans ses premières opérettes sans trop subir les tracasseries d’une censure tatillonne.

Le « Mozart des Champs-Élysées » —

ainsi l’appelle ironiquement Wagner

— fait bientôt école. En 1857, pour encourager les jeunes compositeurs à le suivre, il institue un concours.

Bizet* et Lecocq y seront couronnés ex aequo. Au sein de la société impériale, frivole comme ses maîtres et cherchant dans le plaisir à oublier les contradictions économiques et politiques, les succès d’Offenbach sont de plus en plus grands. À Bata-clan (1855), sa première réussite, succèdent jusqu’en 1869, parmi ses très nombreux ouvrages en un ou plusieurs actes : Or-phée aux Enfers (1858), la Belle Hé-

lène (1864), la Vie parisienne (1866), la Grande-Duchesse de Gérolstein

(1867), les Brigands (1869). La vogue de ces opérettes gagne l’étranger.

Après la chute de l’Empire, Offenbach tente de se placer dans le nouveau courant, favorable, cette fois, à la « grande musique ». Il monte comme directeur de la Gaîté, entre 1872 et 1876, des oeuvres sérieuses de ses confrères et, comme compositeur, il s’achemine insensiblement vers un genre plus relevé (Pomme d’api, 1873 ; le Voyage dans la lune, 1875 ; la Fille du tambour-major, 1879). Terminé

par Ernest Guiraud et représenté un an après sa mort, l’opéra-comique les Contes d’Hoffmann marquera le terme

de cette évolution. La carrière d’Offenbach n’avait cessé d’être triomphale : en 1876, l’Amérique l’accueillait avec enthousiasme comme ambassadeur de la musique française.

Par ses couplets endiablés et frivoles, ses irrévérencieuses parodies farcies d’allusions à l’actualité, ses dialogues remplis de calembours, l’opé-

rette, grâce à Offenbach, se définit doublement comme genre et comme reflet fidèle des préoccupations de la société impériale. On concevra fort bien

qu’elle ait à la fois infusé un sang nouveau à l’ancien opéra-comique — sans toutefois le détrôner —, puis qu’elle ait été regardée avec méfiance, une fois révolu le contexte qui avait facilité son éclosion et sa vogue presque exclusive.

Parmi les émules directs d’Offen-

bach, on citera Florimond Ronger dit Hervé (1825-1892), qui se signala également comme librettiste avec des loufoqueries annonciatrices du surréalisme (le Petit Faust, 1869, Mam’zelle Nitouche, 1883), puis ceux qui donnèrent le meilleur d’eux-mêmes, parallèlement à Emmanuel Chabrier* et avant qu’apparaisse André Messager*, dépassant Offenbach par leur finesse sans égaler son brio ; tels Charles Lecocq (1832-1918) dans la Fille de Madame Angot(1872) et le Petit Duc (1878), Robert Planquette (1848-1903) dans les Cloches de Corneville (1877) et Rip (1884), Louis Varney (1844-1908) dans les Mousquetaires au couvent (1880), Edmond Audran (1842-

1901) dans la Mascotte (1880) et la Cigale et la Fourmi (1888).

F. R.

F Opérette.

C. Saint-Saëns, Harmonie et Mélodie (Calmann-Lévy, 1885). / L. Schneider, Les Maîtres de l’opérette : Hervé et Charles Lecocq (Perrin, 1924). / S. Kracauer, Jacques Offenbach, ou le Secret du second Empire (Grasset, 1937). /

J. Brindejont-Offenbach, Offenbach, mon grand-père (Plon, 1940). / A. Decaux, Offenbach, roi du second Empire (Amiot, 1958).

offre

Contrairement à la demande l’offre

ne s’analyse pas comme l’expression du comportement de l’individu désirant satisfaire un besoin. Elle est une notion, de ce fait, plus complexe que la demande.

La quantité que sont prêts à offrir un certain nombre d’agents économiques détenant un produit donné et désireux de s’en défaire constitue l’offre du produit en question : la somme des offres individuelles constitue l’offre sur le marché.

Offre instantanée,

ou pure

Dans un premier stade du raisonnement, cette quantité peut être étudiée en faisant abstraction des conditions dans lesquelles le produit a été obtenu, c’est-à-dire de son coût de production. En effet, il arrive que des biens se vendent sans avoir été produits (par exemple les actions et les obligations en Bourse*) ; même quand il s’agit de biens qui ont été produits à un certain coût, on peut se demander comment l’offre se manifeste sur le marché en négligeant (pour un temps) le fait que le producteur peut être amené, suivant le prix auquel il peut produire, à modifier le volume futur de sa production.

L’offre considérée dans ces conditions est appelée offre instantanée ou pure. Elle représente la quantité des biens qu’un vendeur est disposé à mettre sur le marché en fonction des niveaux de prix* possibles.

Logiquement, cette offre augmente lorsque le prix s’accroît et elle diminue lorsque le prix baisse (effet de substitu-downloadModeText.vue.download 457 sur 625

La Grande Encyclopédie Larousse - Vol. 14

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tion). Néanmoins, on observe parfois une tendance contraire dans les cas où les sujets veulent tirer de leurs ventes un revenu constant. Ces sujets sont alors incités à accroître les quantités offertes en cas de baisse des prix (effet de revenu). Cet effet est loin d’être négligeable, notamment sur le marché du travail*, et parfois sur les marchés*