rinaires, les laveurs, les blanchisseurs.
Onyxis et périonyxis microbiens
Dus au Streptocoque ou au Staphylocoque, ils sont très fréquents chez les enfants qui se rongent les ongles, chez les femmes se faisant les ongles avec des instruments souillés (maladie des manucures). Ils s’observent encore chez les chocolatiers, les raffineurs de sucre, les confiseurs (le sucre est un bon milieu de culture pour les microbes). Dans ces cas, les ongles s’opacifient et deviennent noirs (mélano-nychie). Comme pour les moniliases, le périonyxis est primitif, et l’onyxis secondaire.
Onyxis des dermatoses classées
L’eczéma se signale par des cannelures, des striations. Les Lichens provoquent une cannelure médiane ou
paramédiane avec parfois atrophie et chute de l’ongle. La pelade engendre une leuconychie avec ongle « grêlé ».
Le psoriasis, outre les lésions de la peau qu’il provoque, frappe électivement les ongles en décollant le limbe au niveau de son bord libre et en le colorant d’une teinte jaune verdâtre assez caractéristique. Les ongles friables et cassants sont dus à l’usage répété des vernis et de leurs solvants.
Tumeurs des ongles
Différentes tumeurs bénignes ou malignes peuvent s’observer sous l’ongle ou à son pourtour.
y Tumeurs bénignes. Ce sont les verrues sous-unguéales ou les tumeurs de Koenen (tumeurs cornées accompagnant une maladie du cerveau, la sclérose tubéreuse [ou épiloïa]).
y Tumeurs malignes. L’épithélioma
de la matrice de l’ongle est exceptionnel ; par contre, le naevo-carcinome, ou mélanome malin, tumeur noire
très évolutive, s’observe parfois sous l’ongle.
Altérations des ongles en rapport avec une maladie générale
Les ongles peuvent être livides ou cyanosés dans certaines cardiopathies ; ils sont rouge foncé dans les poly-globulies (excès de globules rouges), blancs (par contraste avec la peau) dans la maladie d’Addison (v. surrénal), jaune ambré dans la syphilis, blancs avec des bandes dans l’intoxication par le thallium. Ils sont petits (micronychie) dans la sclérodermie, incurvés en bateau (koïlonychie) dans les avitaminoses et certaines intoxications. Enfin, les ongles « en verre de montre » associés à une déformation de l’extrémité des doigts « en baguettes de tambour », qui constituent l’hippo-cratisme digital, sont signe d’affection pulmonaire chronique, de cardiopathie, de myxoedème (v. thyroïde). On voit que l’examen des ongles peut apporter, dans de nombreuses affections, des arguments diagnostiques importants.
A. C.
Ongulés
Vaste groupe des Mammifères aux
doigts terminés par des sabots, ou on-glons, généralement herbivores.
Les Ongulés sont souvent adaptés
à la course, leurs pattes, hautes, leur permettant une locomotion rapide. Ces pattes sont terminées par un nombre de doigts inférieur à 5 et reposent sur le sol par les doigts médians. Tous les doigts ont leurs phalanges terminales protégées par un étui corné, le sabot (ungula).
La formule dentaire est,
dans les formes primitives :
elle présente des modifications évolutives suivant les familles. Chez les Ruminants, les incisives et les canines peuvent n’exister qu’à la mâchoire inférieure. Les molaires sont puissantes et servent à broyer la nourriture
végétale. Leur surface triturante est raboteuse et striée longitudinalement ou transversalement suivant le type de mouvements effectués par la mâchoire inférieure.
Le super-ordre des Ongulés est souvent considéré comme comptant les cinq ordres suivants : Proboscidiens (Éléphants), Siréniens (Lamantins), Hyracoïdes (Damans), Périssodactyles (Rhinocéros, Tapirs et Chevaux), Artiodactyles (Porcs, Hippopotames et Ruminants).
Nous considérerons ici les Ongu-
lés comme groupant seulement les
ordres des Périssodactyles et des Artiodactyles.
Ordre des Périssodactyles
Ils appuient sur le sol par un nombre impair de doigts. C’est le doigt médian (troisième doigt) qui supporte le poids du corps. Il devient plus fort que les autres doigts, qui, ne fonctionnant pas, ont tendance à diminuer. Les Rhinocé-
ros ont trois doigts et trois orteils ; les Tapirs ont encore quatre doigts, mais trois orteils ; enfin, chez les Chevaux, le médian reste seul.
Les Périssodactyles se subdivisent en deux sous-ordres : les Cérato-morphes, avec les deux familles des Rhinocéros et des Tapirs ; les Hippo-morphes, avec la famille unique des Équidés* : Chevaux, Ânes, Hémiones, Zèbres.
Les Rhinocéros (famille des
Rhinocérotidés)
V. Rhinocéros.
Les Tapirs (famille des Tapiridés) Ils ont l’aspect de gros Porcs, avec une tête assez courte aplatie latéralement et un profil légèrement convexe et terminé par une petite trompe pro-tractile et très mobile. Ils ont une queue très courte, un cou court et une petite crinière en brosse sur la tête. Leurs jambes sont courtes et fines.
Aux membres antérieurs, le premier doigt manque, le troisième est très fort,
supportant la majeure partie du poids du corps, le deuxième et le quatrième sont plus faibles, et le cinquième est très court et ne touche le sol que si l’animal s’enfonce dans la vase. Les pattes de derrière ont trois orteils, le troisième étant le plus fort et le plus long. Les sabots, toutes proportions downloadModeText.vue.download 497 sur 625
La Grande Encyclopédie Larousse - Vol. 14
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gardées, sont plus importants que chez les Rhinocéros.
La gestation dure 13 mois. Le petit naît avec une livrée qui rappelle celle des marcassins : couleur brune et raies longitudinales claires. Ces taches disparaissent vers 5 à 6 mois.
Les Tapirs sont américains ou
asiatiques.
Les américains se rencontrent du
Venezuela jusqu’en Argentine et
vivent dans les forêts, mais vont parfois endommager les cultures pour y manger de la canne à sucre, dont ils sont très friands. Ils sont bruns, mais avec un manteau blanc qui les recouvre du garrot à la naissance de la queue.
Tous ces animaux vivent par petits groupes familiaux.
Les Chevaux (famille des
Équidés)
Un article spécial étant consacré aux Équidés, notons seulement que l’on a suivi, sur des fossiles d’Amérique du Nord, l’évolution qui conduit des Condylarthres (Éocène) jusqu’au Cheval actuel. Déjà, chez l’Eohippus, le doigt 5 manque seul, et le doigt 3 est prépondérant.
Ordre des Artiodactyles
Les animaux groupés dans cet ordre ont les troisième et quatrième doigts ri-
goureusement semblables, symétriques par rapport à un plan. L’axe de symé-
trie du pied passe entre ces deux doigts.
Les deuxième et cinquième doigts
sont plus faibles (Hippopotames), mais se terminent aussi par un sabot, dégé-
nérés chez les Suidés, les Cervidés, presque disparus chez les Bovidés. Le premier doigt n’existe jamais.
La filiation des Artiodactyles peut être suivie depuis l’Éocène inférieur, et les nombreux fossiles trouvés par la suite montrent que ces animaux sont un groupe très riche en formes différentes.
Les Artiodactyles qui existent de nos jours sont représentés par les non-Ruminants, avec les Suidés (ou Porcins) et les Hippopotamidés, et les Ruminants, avec les super-familles des Tylopoïdés, des Élaphoïdés et des Tauroïdés.
Les Artiodactyles non ruminants
V. Porcins.
Les Artiodactyles ruminants
V. Ruminants.
P. B.
F Antilopes / Bovidés / Éléphant / Équidés / Porcins / Rhinocéros / Ruminants.
P. Rode, Mammifères ongulés de l’Afrique noire (Larose, 1943-44 ; 2 vol.). / P.-P. Grassé (sous la dir. de), Traité de zoologie, t. XVI et XVII : Mammifères (Masson, 1955-1971).
/ P. L. Dekeyser, les Mammifères de l’Afrique noire française (Impr. africaine, Dakar, 1950).
/ B. Grzimek, le Monde animal, t. XIII : Mammifères (Zurich, 1972).
onomastique
Partie de la linguistique qui s’occupe de rechercher l’origine des « noms propres » et de la mettre en rapport avec d’autres faits humains (histoire, au sens large du terme) ou physiques (géographie par exemple).