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charnus des graines.

La famille des Rhizophoracées (qui comprennent les Palétuviers) est spé-

ciale aux mangroves, marais d’eau saumâtre à l’embouchure des fleuves des régions tropicales. Ces arbres possè-

dent des racines-échasses qui assurent la stabilité du tronc central, dont la base disparaît assez rapidement ; des racines aériennes pendent des branches latérales et prennent appui dans la vase en formant un fouillis inextricable où la vie est intense (nombreux Crabes et Mollusques). Ces arbres possèdent des racines respiratoires qui sortent de la vase (pneumatophores). Les graines germent sur l’arbre, et, une fois la plantule bien développée (axe hypocotylé en massue, très lourd et de plusieurs décimètres), celle-ci se détache, et il y a alors implantation rapide et solide dans la vase molle. C’est le genre Rhizophora qui est le plus connu.

Dans la famille des Combrétacées, des régions intertropicales, deux genres arborescents sont à citer, les Termina-lia et les Combretum.

La grande famille des Mélasto-

macées (plus de 4 000 espèces et

150 genres, vivant dans les régions tropicales surtout américaines) est composée d’arbres et de plantes herbacées qui se distinguent des Myrtacées par le nombre d’étamines, qui est ici défini.

Certaines espèces qui vivent dans les marais possèdent des pneumatophores ; d’autres (Tococa) sont myrmé-

cophiles, c’est-à-dire qu’à l’intérieur de leurs feuilles et de leurs pétioles se sont installées des colonies de Fourmis qui provoquent des formations tissulaires particulières.

Les Sonnératiacées (autour de

l’océan Indien), les Lécythidacées (cosmopolites intertropicales) et les Cryptéroniacées (Indo-Malaisie) sont trois petites familles réunissant surtout des arbres. Les Sonneratia vivent dans les mangroves et ont des pneumatophores. La famille des Lythracées comprend une trentaine de genres et plus de 500 espèces, cosmopolites, mais surtout fréquentes dans les régions chaudes et humides, principalement

en Amérique tropicale. Ordinairement plantes herbacées à feuilles entières opposées, les Lythracées ont des fleurs construites sur le type quatre ou six ; deux genres et une dizaine d’espèces vivent à l’état spontané en France (Ly-thrum, ou Salicaire des bords des eaux, et Pourpier). Lagerstroemia indica (Chine) est employé comme arbres

d’ornement dans le midi de la France, où il est très apprécié grâce à sa belle floraison estivale. Une autre espèce à signaler est Lawsonia inermis, originaire d’Iran et d’Arabie, qui renferme (dans ses feuilles principalement) un colorant rouge jaunâtre, le henné, qui sert depuis l’Antiquité pour la teinture des cheveux et des ongles (momies égyptiennes).

La famille des Onagracées (près de 700 espèces réparties en une trentaine de genres) est présente surtout dans les zones tempérées de l’Amérique. Ces plantes, assez voisines des Lythracées, sont le plus souvent herbacées, et les fleurs, du type quatre à ovaire infère, sont actinomorphes. C’est à partir des OEnothera, et en particulier de O. La-marckiana, que les travaux de géné-

tique de De Vries (mutations) ont été faits ; ce sont des plantes qui vivent sur les décombres et les milieux incultes.

De nombreuses espèces se localisent dans les lieux plus ou moins humides : Circaea, Jussiaea, Epilobium ; ces trois genres ont des représentants en France.

Les Fuchsia (50 espèces) d’Amérique du Sud et de Nouvelle-Zélande, petits arbustes vivaces, possèdent des fleurs le plus souvent vivement colorées en violet et rouge ; ils sont très employés en horticulture. Le genre Clarkia (nord-ouest de l’Amérique du Nord) est aussi très fréquent dans la décoration des jardins ; c’est une plante annuelle ; on a fait à partir de C. elegans de Californie les principaux cultivars maintenant répandus.

Dans la famille des Hydrocarya-

cées (Trapacées), il n’existe qu’un seul genre, Trapa, dont un représentant en France, T. natans, donne les « châ-

taignes d’eau », qui correspondent au noyau (à quatre cornes extrêmement acérées disposées suivant les sommets d’un tétraèdre) d’une drupe dont les parties charnues disparaissent rapide-downloadModeText.vue.download 77 sur 625

La Grande Encyclopédie Larousse - Vol. 14

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ment ; on trouve ces plantes dans les étangs de presque toute la France.

La famille des Hippuridacées, avec une seule espèce aquatique, est répartie sur tout le globe ; à côté d’elle se place la famille des Haloragacées, dont le genre Myriophyllum, également aquatique, est le plus connu : il possède des feuilles linéaires verticillées. La famille des Callatrichacées (un genre), à petites feuilles opposées, vit également dans les lieux humides.

De ces trois familles, il faut rapprocher celle des Gunnéracées, originaire surtout de l’hémisphère Sud (Amérique) et dont les espèces sont parfois employées en horticulture, les fleurs étant groupées en gros épis compacts. On remarque dans les tissus de ces plantes des poches sécrétrices, des mucilages qui sont colonisés par des nostocs. Les deux dernières familles de ce groupe sont celles des Dialypétalan-thacées et des Hétéropyxidacées.

J.-M. T. et F. T.

Mysore

Ou maisūr, depuis 1973, karnātaka, État de l’Inde ; 192 203 km 2 ;

29 220 000 hab. Capit. Bangalore.

Il a été constitué en 1956 sur une base linguistique, en rattachant à l’ancien État princier du Mysore divers districts de langue kannara, notamment le Karnātak de Bombay (qui forme le nord de l’État actuel) et les districts kannara de l’État de Madras (qui

donnent une façade maritime à l’ancien Mysore).

Les caractères physiques

La zone littorale est une étroite bande de terre, longue d’environ 260 km et large de 25 à 65 km. Elle comprend trois secteurs longitudinaux parallèles à la côte : la plaine alluviale en bordure de la mer ; la plate-forme d’érosion de 60 à 100 m d’altitude, d’origine

marine, formée de latérites, discontinue, atteignant localement la mer, où elle forme des falaises ; la plate-forme d’érosion de 100 à 300 m, qui s’étend au pied des Ghāts et apparaît morcelée par les promontoires de ceux-ci. Le rivage présente des caractères de transition entre ceux du Konkan et du Kerala : au nord, une côte ennoyée, avec des rias ; au sud, une côte d’émersion, avec des lagunes. Le Malnād est la ré-

gion des Ghāts, large de 50 à 100 km : bien que d’altitude médiocre (de 1 000

à 1 300 m en général, culminant à 1 872 m), il présente peu de cols et rend les communications difficiles. Le Maidān, formé de schistes cristallins ou de gneiss, appartient à l’ensemble des plateaux intérieurs du Deccan, dont il est la partie la plus élevée. Ici, l’altitude s’élève progressivement vers le sud et vers l’ouest : le Nord, vers 450-750 m, est fortement disséqué par les cours d’eau, dont les plaines d’inondation occupent une grande surface ; le Sud, vers 900-1 200 m, présente un relief plus accidenté.

Sur le versant occidental des Ghāts, des cours d’eau brefs, mais possédant un énorme potentiel hydro-électrique, notamment la Kālī et la Sharāvatī, se dirigent vers la mer d’Oman. Mais la plus grande partie du drainage se fait vers l’est, par la Krishnā (ou Kistnā) et son affluent la Tungabhadra, par la Kāviri (et localement par divers cours d’eau : Godāvari, Pennar, Pālār).

Par sa latitude, entre 11° 30′ et 18° 20′, le Mysore appartient au sud du Deccan. Mais son climat est très influencé par l’altitude : sauf dans la zone littorale, c’est un climat relativement tempéré. La distribution des pluies est déterminée par le relief ; tandis que la zone littorale et les Ghāts sont très arrosés (au moins 2,50 m et localement de 7

à 8 m), le Maidān est plus sec (de 635 à 1 270 mm en moyenne, avec certaines régions semi-arides). Le paysage végé-

tal reflète cette distribution. La forêt tropicale humide caractérise la zone littorale et le Malnād ; elle contraste avec les formations sèches du Maidān, qui sont des forêts décidues le plus souvent dégradées en formations épineuses.