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Khoo murmura à son oreille :

— Elle est belle, n’est-ce pas ?

Le prince Mahmoud répondit d’un grognement. Son regard n’arrivait pas à se détacher des jarretelles sculptées par le jersey. Et en plus, elle portait des bas, le fantasme absolu dans ce pays tropical ! Mandy se pencha pour ramasser son passeport, faisant saillir sa croupe et le frère du Sultan manqua passer à travers la glace… Elle se retourna et la vue de sa bouche épaisse détonant dans son visage faussement innocent donna à Mahmoud des envies immédiates de fellation…

Traînant son vison mauve, Mandy la Salope récupéra sa valise et se dirigea de sa démarche ondulante vers la douane.

Un des douaniers crut s’évanouir en voyant soudain surgir à son côté le propre frère du Sultan. Pétrifié de respect, il recula, laissant le prince Mahmoud jouer au douanier… Juste comme Mandy arrivait. Machinalement, elle tendit son passeport au prince. Ce dernier jeta d’une voix étranglée

— Open your suitcase, please.

Au bord de l’éjaculation… Avec un soupir excédé qui gonfla encore sa poitrine, Mandy s’exécuta. Le prince Mahmoud reçut en plein visage une gerbe de guêpières, soutien-gorge, bas, porte-jarretelles et autres fanfreluches.

Mandy en profita pour raccrocher une de ses jarretelles qui venait de se décrocher, relevant généreusement le bas de sa robe et dévoilant une cuisse fuselée.

De l’autre côté, Angelina Fraser se tordait de rire. Mahmoud referma vivement la valise comme si c’était la boîte de Pandore et Mandy s’éloigna avec du un balancement harmonieux des hanches. Elle s’arrêta, indécise. Angelina était déjà là et l’étreignait.

— Malko n’a pas pu venir, souffla-t-elle, mais y avez déjà fait une conquête.

— Qui ?

— Le type là-bas, avec la moustache tombante Mandy eut une moue dégoûtée.

— Celui-là, il n’y a pas longtemps qu’il est tombé de son cocotier.

— C’est le frère de l’homme le plus riche monde, précisa suavement Angelina. Le prince Mari-moud.

Le regard bleu de Mandy la Salope se fixa sur sa proie, ses lèvres se retroussèrent en un sourire carnassier, son corps se déhancha tout naturellement, les seins en avant et le prince Mahmoud eut l’impression que l’inscription « baise-moi » venait d’apparaître en lettres de feu sur son front.

— Remarque, j’ai vu pire ! laissa-t-elle tomber. C’est quoi cette race-là, ici ?

— Des Malais, expliqua Angelina en l’entraînant vers la voiture. Je suis sûre qu’il ne va pas tarder à donner signe de vie…

— Où est ce cochon de Malko ?

— Vous le verrez un peu plus tard.

— Ah le salaud ! Et où est la plage ?

— A une trentaine de kilomètres.

Mandy Brown s’en étrangla de rage.

— L’immonde salopard ! Et en plus, il ne vient même pas me faire un câlin. Moi qui me suis tapé vingt mille kilomètres.

— Ça fait partie du jeu, précisa la jeune diplomate. Durant le trajet, elle expliqua à Mandy ce qu’on attendait d’elle. En voyant le dôme en or massif de la mosquée Omar Ah Saifuddin, l’Américaine se dérida un peu. Un pays avec une mosquée comme ça ne pouvait pas être complètement mauvais.

Le téléphone sonnait quand elles pénétrèrent dans la villa des Fraser. Angelina répondit. C’était l’ignoble Khoo. Très, très excité. A peine eut-elle raccroché qu’elle annonça à Mandy.

— Vous êtes déjà invitée ce soir…

* * *

Malko tuait le temps en contemplant la Brunei River de la terrasse du parking de Jalan Cator. Angelina était en retard et il commençait à pleuvoir… Enfin, il vit surgir la Volvo ! Mandy Brown était assise à côté d’Angelina. A peine la voiture se fut-elle arrêtée qu’elle se précipita vers Malko. Ses escarpins de quinze centimètres ne l’empêchaient pas de courir. Il reçut le choc de son corps tiède et elle lui enfonça une langue chaude au fond des amygdales. Tout en se frottant à lui comme une chatte en chaleur…

Quand elle put parler, elle demanda, essoufflée

— Dis-moi, où c’est, cette ville du mec le plus riche du monde.

— Ici, dit Malko.

— Mais, c’est des pauvres tout ça ! fit Mandy, dégoûtée, désignant les masures sur pilotis du Kampong Ayer…

— Tu vois, la richesse est inégalement répartie, remarqua Malko.

Sournoisement, Mandy frottait son bassin au sien. Elle lui glissa à l’oreille

— On m’a tout expliqué, elle est sympa, ta copine. Mais tu ne peux pas me faire une petite avance…

— Impossible de se voir en dehors d’ici, dit Malko. Personne ne doit savoir que nous nous connaissons.

— Eh bien ici alors, fit simplement Mandy, ça me rappellera ma jeunesse.

Elle se glissa dans la voiture de Malko, sans attendre sa réponse ; Angelina les observait, mi-figue, mi-raisin…

— On revient ! cria Mandy.

Malko alla se garer en dessous, au quatrième étage, dans le coin le plus éloigné de la rampe. Mandy était déjà au travail avec son efficacité habituelle… D’elle-même, elle retroussa sa robe sur ses reins, découvrant les bas, le porte-jarretelles, et l’absence de slip. Elle se redressa, les yeux brillants, le masturbant avec lenteur.

— J’ai vachement envie, fit-elle d’une voix de petite fille vicieuse. Rien que d’y penser, c’est le Niagara. Y a qu’avec toi que ça me fait cet effet.

Elle se tortilla, lui offrant sa croupe, mais Malko était gêné par le levier de vitesse. Finalement, Mandy Brown poussa une exclamation exaspérée, ouvrit la portière et bondit de la voiture, nue des pieds à la taille.

— Viens ! lança-t-elle.

Dissimulée par un pilier de ciment, Mandy l’attendait, la croupe offerte, cambrée, sûre de son pouvoir érotique. Malko s’enfonça dans son ventre, derrière, et elle se cambra encore plus. Mandy gronda, tandis qu’il la tenait aux hanches pour un accouplement animal. Quand il explosa, elle jouit avec un tremblement de tout son corps. Malko donna encore quelques coups de reins, achevant de vider sa semence et la retourna.

Mandy Brown lui adressa un sourire ambigu.

— Tu te rends compte de ce que tu me fais faire : baiser dans un parking !

Elle se tortilla pour faire redescendre sa robe lança un gros soupir.

— Viens, on va remonter. Ta copine pourrait se faire des idées… Maintenant, je suis prête pour boulot.

* * *

Le succès de Mandy était fulgurant. Ses cheveux blonds relevés en chignon, moulée dans sa robe dentelle noire qui semblait cousue sur elle, soulignant chacune de ses courbes, elle avait presque l’air distingué, mais surtout aurait fait bander tout un cimetière avec un simple soupir… Debout près du buffet à côté d’Angelina, elle expédiait à tous les mâles qui passaient des œillades brûlantes. Le Premier aide de camp en avait oublié de lui baiser la main. Dès que Mandy faisait un pas, les conversations cessaient. Unique sujet : la dentelle allait-elle craquer d’un coup sous la pression de ses seins ? Nonobstant la chaleur, elle arborait des bas noirs à couture…

Le fantasme absolu de l’homme le plus riche du monde…

La plupart des Malais mettaient leurs mains dans leurs poches pour éviter de les serrer autour du cou de leurs compagnes habituelles.

Elle se pencha à l’oreille d’Angelina.

— Où est le singe de ce matin ?

— Il doit te guetter dans l’ombre, fit la jeune femme. Mais, à mon avis, il ne va pas tarder à se manifester…