United Service Organisation (USO) : société et association à but non lucratif fournissant des services de loisirs et de soutien moral aux membres de l’armée américaine.
VE Day (Victory in Europe Day) : le 8 mai 1945, jour de la capitulation de l’Allemagne et de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.
Victory Bonds : bons d’emprunt contractés par l’État britannique pour financer l’effort de guerre.
V1 et V2 : de l’allemand Vergeltungswaffe ein et zwei. Fameuses « armes de représailles » secrètes d’Hitler, les V1 et V2 participèrent plus de la guerre psychologique que tactique, du fait de leur imprécision et de leur faible charge explosive. La première, une bombe volante, pouvait être tirée d’un avion ou d’une rampe au sol. Des milliers furent tirées du 13 juin 1944 au 29 mars 1945. La seconde, un missile balistique sol-sol, beaucoup plus efficace mais bien plus longue à fabriquer, qui sévit de septembre à fin 1944, ouvrit la voie des lanceurs spatiaux et de la conquête de l’espace.
War Office : cabinet du gouvernement britannique en charge de l’administration de l’armée. En 1963, ses attributions furent transférées au ministère de la Défense.
When The Lights Go on Again All Over the World : « Quand les lumières se rallumeront partout dans le monde ». Chanson écrite par Bennie Benjamin, Sol Marcus et Eddie Seiler pendant le black-out et interprétée pour la première fois par Vera Lynn en 1942.
Whitehall : rue de Londres qui regroupe plusieurs ministères. Nom souvent utilisé pour désigner le gouvernement central britannique.
Women’s Army Corps (WAC) : corps auxiliaire de l’armée américaine composé de femmes.
Women’s Auxiliary Air Force (WAAF) : corps féminin de l’armée de l’air britannique, affecté au sol pendant la Seconde Guerre mondiale.
Women’s Home Defence : branche féminine et non officielle de la Home Guard, qui n’acceptait que les hommes.
Women’s Institute : outre un soutien moral, ces regroupements de femmes apportaient leurs soins aux évacués, et surtout elles maintenaient les cultures et la production de nourriture.
Women’s Royal Naval Service (Wrens) : branche féminine de la Royal Navy. Formée pendant la Première Guerre mondiale et dissoute en 1919, elle fut réactivée en 1939, poursuivit son activité après la guerre et fut finalement intégrée à la Royal Navy en 1993.
Women’s Voluntary Service (WVS) : établi le 18 juin 1938, peu après l’Air Raid Precautions (voir ci-dessus), parce que le Home Office croulait sous l’immensité de la tâche. On fit appel au bénévolat auprès des femmes qui ne travaillaient pas.
Woolf, Virginia (1882–1941) : romancière et femme de lettres anglaise, auteur de Mrs. Dalloway (1925), Vers le phare (To the Lighthouse, 1927), Orlando (1928), Les Vagues (The Waves, 1931), Les Années (The Years, 1937), Entre les actes (Between the Acts, 1941). Elle s’est suicidée en mars 1941 en se jetant dans la rivière Ouse après avoir rempli ses poches de pierres. Dépressive toute sa vie, les raisons de son geste restent sujets à débats. Mais on peut supposer que la perte de sa maison dans le quartier de Bloomsbury à Londres sous les bombes allemandes et la folie meurtrière des hommes qui se déchaînait autour d’elle pesaient lourdement sur son esprit à ce moment-là.
Wren, Christopher (1632–1723) : considéré comme le plus grand architecte anglais de son temps, concepteur notamment de la cathédrale Saint-Paul, où il est enterré. Il avait construit cinquante-cinq églises à Londres, dont trente sont encore visibles.
Zeppelin : pendant la Première Guerre mondiale, l’Angleterre avait déjà subi des bombardements aériens de la part des Allemands, menés par les aérostats de type dirigeable fixe conçus par le comte Ferdinand von Zeppelin. Les villes de King’s Lynn et Great Yarmouth sur la côte est anglaise en subirent les premières attaques en janvier 1915. En mai 1916, un zeppelin bombarda Londres, accidentellement, puis en juillet 1916 le Kaiser Guillaume II, autorisa des raids aériens directement sur les centres urbains. Les Britanniques durent improviser des défenses antiaériennes en améliorant la visée des mitrailleuses et en déployant de puissants projecteurs. Mais c’est surtout l’introduction d’avions chasseurs efficaces qui découragea les Allemands de continuer, et le nombre d’attaques diminua en 1917 et 1918. Le dernier raid eut lieu le 5 août 1918. Au total, les zeppelins effectuèrent cinquante et un raids sur la Grande-Bretagne, lâchant cinq mille huit cents bombes, tuant cinq cent cinquante-sept personnes et en blessant mille trois cent cinquante-huit. Lors du Blitz en 1940–1941, les bombardements de la Luftwaffe causèrent plus de quarante-trois mille cinq cents morts parmi la population civile du pays, selon les estimations officielles.
Remerciements
Je souhaite remercier tous ceux qui m’ont aidée et soutenue pendant que Black-out passait insidieusement d’un seul à deux volumes et que le stress et la fatigue commençaient à me rendre folle : mon éditrice, Anne Groell, pour son extraordinaire patience ; mon agent, Ralph Vicinanza, qui me soutient depuis si longtemps ; ma secrétaire, Laura Lewis, qui me supporte depuis encore plus longtemps ; ma fille et confidente en chef, Cordelia ; ma famille et mes amis ; tous les bibliothécaires dans un rayon de seize kilomètres ; ainsi que les baristas chez Margie, Starbucks, tout comme l’association des étudiants de l’UNC qui m’a pourvue en thé – enfin, en chai – et en sympathie, jour après jour. Merci à tous de m’avoir tolérée, et de ne pas avoir renoncé à me soutenir, moi et mon livre.
Je veux témoigner surtout ma reconnaissance au groupe admirable des femmes que j’ai rencontrées au musée impérial de la Guerre, le jour où j’y effectuais des recherches. Il s’est avéré que ces femmes avaient toutes été secouristes, ambulancières et préposées à la Défense passive pendant le Blitz, et leurs récits se sont révélés précieux pour mon livre et pour ma compréhension du courage, de la détermination et de l’humour que montrait le peuple britannique alors qu’il affrontait Hitler. Il me faut rendre grâce à mon merveilleux époux, qui les trouva, les installa, les approvisionna en thé et en gâteaux, puis vint me chercher afin que je puisse les interviewer. Nul ne peut rêver de meilleur compagnon !
Du même auteur, chez d’autres éditeurs :
Les Veilleurs du feu (recueil)
Le Grand Livre
Aux confins de l’étrange (recueil)
Remake
Sans parler du chien