Philotimus : intendant de Terentia, d’une honnêteté discutable.
Pison, Lucius Calpurnius : consul pendant l’exil de Cicéron, et donc ennemi de l’orateur ; beau-père de César.
Plancius, Gnaeus : questeur de Macédoine ; issu d’une famille amie, originaire de la même région que les Cicéron.
Plancius, Lucius Munatius : lieutenant proche de César, nommé gouverneur de Gaule ultérieure en 44 av. J.-C.
Pompée, Gnaeus : né la même année que Cicéron ; pendant des années, personnage le plus puissant du monde romain ; ancien consul et général victorieux qui a obtenu le triomphe deux fois ; membre du triumvirat avec Crassus et César ; marié à la fille de César, Julia.
Rufus, Marcus Caelius : ancien élève de Cicéron, le plus jeune sénateur de Rome — brillant, ambitieux, peu sûr.
Servilia : femme ambitieuse et d’une grande ruse politique ; demi-sœur de Caton ; maîtresse de longue date de César ; mère de trois filles et d’un fils, Brutus, nés de son premier mariage.
Servius Sulpicius Rufus : vieil ami et contemporain de Cicéron ; connu comme étant l’un des grands juristes de Rome ; marié à Postumia, l’une des maîtresses de César.
Spinther, Publius Cornelius Lentulus : consul au retour d’exil de Cicéron ; ennemi de Clodius et ami de Cicéron.
Terentia : épouse de Cicéron ; de dix ans plus jeune que son mari, plus riche et de plus haute naissance ; religieuse dévote, peu instruite et ayant des conceptions politiques très conservatrices ; mère des deux enfants de Cicéron, Tullia et Marcus.
Tiron : secrétaire personnel de Cicéron, esclave de la famille, plus jeune que son maître de trois ans ; inventeur d’un système de prise de notes abrégées.
Tullia : fille de Cicéron.
Vatinius, Publius : sénateur, célèbre pour sa laideur ; proche allié de César.
GLOSSAIRE
Assemblées publiques : l’autorité suprême et le corps législatif de la République romaine étaient constitués par le peuple lui-même, réparti en tribus (les comices tributes, qui votaient les lois, déclaraient la guerre et la paix et élisaient les tribuns) ou en centuries (les comices centuriates qui élisaient les grands magistrats).
Augure : prêtre qui était chargé d’observer certains signes (éclairs, tonnerre, vols, nourriture et chants des oiseaux, etc.) afin d’en tirer des présages.
Auspice : observation des oiseaux ; présage tiré du vol, des mouvements, de l’appétit, du chant des oiseaux, etc., interprétés par les prêtres du même nom ou par les augures.
Carcer : prison de Rome, située à la limite du Forum, au pied du Capitole, entre le temple de la Concorde et la Curie.
Centurie : subdivision administrative formée de cent citoyens et en fonction de laquelle les Romains votaient sur le Champ de Mars pour l’élection des consuls et des préteurs. Le système était organisé de façon à favoriser les classes les plus riches de la société.
Chaise curule : siège le plus souvent d’ivoire, sans dossier ni accoudoirs, réservés aux premiers magistrats de Rome.
Comitium : bâtiment circulaire situé sur le Forum entre la Curie et les rostres, où l’on rendait la justice et où se réunissaient les assemblées populaires pour voter les lois.
Consul : nom donné aux deux magistrats qui exerçaient l’autorité suprême. Ils étaient élus chaque année, généralement en juillet, et étaient alors appelés consuls désignés jusqu’à leur entrée en charge, au mois de janvier suivant. Ils se succédaient chaque mois pour présider le Sénat.
Curie : c’est au départ une division du peuple romain (en trois tribus de dix curies commandée chacune par un curion). C’est aussi le nom du Sénat de Rome et celui du lieu où il se réunissait.
Dictateur : magistrat investi en certaines circonstances critiques d’un pouvoir illimité par le Sénat.
Édile : magistrat élu pour un an, chargé de la police, de l’inspection des édifices et des jeux, et du soin de l’approvisionnement de la ville. Il y avait à Rome quatre édiles : deux édiles plébéiens et deux édiles patriciens.
Gaule : divisée en deux provinces, la Gaule cisalpine (ou Gaule citérieure), qui allait du Rubicon, en Italie du Nord, aux Alpes, et la Gaule transalpine (ou Gaule ultérieure), qui s’étendait au-delà des Alpes et correspondait à la Provence et au Languedoc d’aujourd’hui.
Haruspice (ou aruspice) : devin qui examinait les entrailles des victimes pour en tirer des présages.
Ides : quinzième jour des mois de mars, de mai, de juillet et d’octobre et treizième jour des autres mois.
Imperator : titre décerné par ses soldats à un général victorieux, et porté jusqu’à son triomphe.
Imperium : pouvoir suprême accordé par l’État à certains magistrats romains, généralement un consul, un préteur ou un gouverneur de province.
Légat : fonctionnaire romain adjoint à un proconsul gouverneur d’une province.
Licteur : garde qui symbolisait l’imperium des grands magistrats et qui marchait devant eux en portant une hache placée dans un faisceau de verges. Le consul était précédé de douze licteurs et le préteur de six. Le chef des licteurs, qui se tenait le plus près du magistrat, était appelé licteur proxime.
Manumission : nom donné à l’émancipation d’un esclave.
Ordre équestre : ordre intermédiaire entre les patriciens et les plébéiens ; l’ordre des chevaliers avait ses propres représentants et privilèges et avait le droit d’occuper un tiers des places dans un jury ; ses membres étaient souvent plus riches que les sénateurs mais ne pouvaient accéder à la carrière des honneurs.
Pontifex maximus ou grand pontife : grand prêtre de la religion d’État qui préside à vie le collège des pontifes (de quinze membres) et se voit attribuer une résidence officielle sur la Via Sacra.
Préteur : magistrat judiciaire de rang sénatorial. Les préteurs étaient au nombre de huit, élus annuellement au mois de juillet pour prendre leur charge en janvier suivant. Après tirage au sort, les magistrats avec rang de préteur présidaient les tribunaux d’exception établis à Rome pour traiter les crimes d’extorsion, de corruption, de trahison et de meurtre.
Préteur urbain : premier préteur et chef du système judiciaire, il occupe en fait un rang de troisième consul dans la République.