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Probablement — derrie`re ce petit bois Le village, ou` je vivais. Probablement — l’amour est plus simple, Il est plus facile, que je ne croyais. Oheґ! — Les diables, crevez donc! Il s’est souleveґ, il a leveґ — le fouet — Et, apre`s l’injure — le coup, cinglant, Et, de nouveau, les grelots chantent. Au-dessus des bleґs faiblissants, miseґrables, La perche se dresse — et apre`s elle une autre perche, Et le fil de fer haut dans le ciel chante, Et il chante la mort.
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Et une nueґe de mouches autour de haridelles indiffeґrentes, Et le cher andrinople de Kalouga gonfleґ par le vent, Et le cri des cailles, et le grand ciel, et Le flot des choches par-dessus le flot des bleґs, Et les parlotes: les Allemands, — c’est assez mais jusqu’ou`! — Et la croix tre`s jaune derrie`re le petit bois bleu, Et la douce chaleur, et un tel eґclat en tout, Et ton nom, qui sonne comme: Ange.
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Faible rayon dans les teґne`bres noires de l’enfer — Ta voix dans le grondement et l’explosion des obus. Et la`, dans le tonnerre, comme un quelconque Seґraphin, elle annonce, cette voix sourde, — On ne sait de quels anciens matins brumeux — Combien il nous a aimeґs, nous, aveugles et anonymes, Et le manteau bleu, et le peґcheґ — de perfidie... Et Combien — plus tendrement — plus fortement encore — Combien il n’a cesseґ de t’aimer, Russie, disparue A jamais dans la nuit — pour de tristes histoires! Et ses doigts glissent — le long de ses tempes — Ils semblent interroger — d’un geste perdu —: Les jours nous attendent, et la tromperie de Dieu, Et quel nom a` venir pour un soleil qui ne se le`vera plus... Ainsi, prisonnier en tete-a`-tete avec lui-meme, (Ou bien cet enfant qui parle en revant) Nous est apparu sur toute la vaste plaine — Le cur sacreґ d’Alexandre Blok.
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Il regarde, la`, fatigueґ des lointains, Chef sans partisans, La` — et l’eau du torrent dans le creux de sa main — Prince sans terres. La` — ou`, pourtant, tout: possessions et soldats, Et pain, et me`re. Ton hеґritage est beau, — dispose de lui,
Ami sans amis!
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Vous, ses amis, — ne le deґrangez pas! Vous, serviteurs, — ne le deґrangez pas! On le voyait sur son visage: Mon royaume n’est pas de ce monde. Fatales, les neiges en rafales au long de ses veines Et les eґpaules se courbaient sous le poids des ailes, Et par la bouche et par le chant, dans l’ardeur qui desse`che, Il a laisseґ son a  me s’envoler comme un cygne. Tombez, tombez donc, lourds ornements! Les ailes connaissaient leur pouvoir: voler! Et les le`vres, qui reґpeґtaient ce mot: reґponds! Mourir n’existe pas, je le sais! Il boit l’aurore, il boit la mer, — a` sa soif, Il festoie. — Et pas d’offices pour les morts! Car celui qui pour toujours a dit: il faut e  tre! Aura du pain assez pour le nourrir.
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Au-dessus de la plaine — Le chant du cygne. Me`re, n’as-tu pas reconnu ton fils? Lui — de tre`s loin — au-dela` des nuages, Lui, — et son dernier pardon. Au-dessus de la plaine, La neige fatale, en tourbillons. Jeune fille, n’as-tu pas reconnu ton ami? Chasuble deґchireґe, ailes en sang... Lui, et son dernier mot: — Vis! Au-dessus de cette maudite... L’envol aureґoleґ. Le juste S’empare d’une a  me: hosanna! Le forc  at trouve — une couchette — la chaleur. Et le fils adoptif la maison d’une me`re. — Amen.
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Pas une co  te casseґe — Une aile briseґe. Pas la poitrine traverseґe Des fusilleґs. Cette balle Ne peut s’extraire. Les ailes sont Irreґparables. Il vivait mutileґ. Tenace, elle est tenace la couronne d’eґpines! Qu’importe au deґfunt — l’eґmotion de la masse, Et le duvet de cygne des flatteries feґminines... Lui, il passait, solitaire, sourd, Il figeait les couchers de soleil, Absent, comme une statue sans regard. Une seule chose vivait encore en lui: Une aile briseґe.
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Sans cri, sans appeclass="underline" un couvreur Qui tombe d’un toit. — Mais, Peut-e  tre es-tu revenu, — Peut-e  tre, coucheґ dans un berceau? Tu bru  les et ne te consumes pas, Flambeau, pour peu de temps... Laquelle parmi les mortelles Te berce, en ton berceau? Fardeau bien-heureux! Roseau propheґtique! Qui donc me dira Dans quel berceau? «Pas vendu, pour l’instant!» Je ferai seulement, avec, en moi, Cette jalousie, un vaste monde Sur la terre de Russie. Je traverserai d’un bout A l’autre les terres de minuit. Ou` est sa bouche — sa blessure — , Ou` sont le plomb, le bleu de ses yeux? Le saisir! Toujours plus fort! L’aimer, n’aimer que lui! Qui me dira tout bas En quel berceau tu es? Des perles, une a` une, et l’ombre, Mousseline endormie. Ombre D’une couronne aiguiseґe, D’eґpines, pas de laurier. Pas un rideau, un oiseau Qui deґplie ses ailes blanches! — Et natre a` nouveau Pour qu’a` nouveau la neige te couvre? L’attirer plus fort! Le tenir Plus haut! Ne garder que lui! Qui me soufflera En quel berceau tu es? Mon exploit est peut-e  tre faux, Et mes efforts — vains. Tu vas peut-e  tre dormir, Comme en terre, jusqu’au dernier chant. Je vois a` nouveau — le creux Profond de tes tempes. Aucune musique ne pourra Effacer une telle fatigue. La souveraine pature, Le silence sur, rouilleґ. Le gardien me montrera Le berceau.
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Comme endormi, comme ivre, Au deґpourvu, sans preґparation, Creux des tempes: Conscience aux aguets. Orbites transparentes: Mort et clarteґ. Vitre transparente Du re  veur, du voyant. N’est-ce pas toi Qui n’as pas supporteґ Le son de sa robe bruyante De retour au pays de chez Hade`s N’est-ce pas cette te  te Qui flottait, pleine de cliquetis Argentins, le long De l’He`bre endormi?