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Perseґphone, pour ce grain de grenade... L’oublier en plein gel d’hiver?! Double coquille des le`vres qui tardent, Leur bord aux miennes — entrouvert. Perseґphone, pour un grain deґgradeґe! La pourpre opiniatre des le`vres, Et tes cils — pure brisure et, doreґe, La dent de l’eґtoile s’eґle`ve...
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Ni erreur — que la passion, ni conte, Et nul mentir, mais: d’un jour! Ah! Si nous eґtions venus au monde En terrestres de l’amour! Ah! Si tout bonnement, d’un sens sur: Ca? — colline! Mamelon! (A l’attrait pour le gouffre on mesure, Dit-on, le niveau des monts.) Dans les touffes de bruye`re fauve, Les souffrants lots de pins... (... Le deґlire: au dessus du niveau De la vie.) — Prends, je suis tien! Heґlas! La famille douce, ronde, Les gazouillis qu’eux savourent... Puisque nous sommes venus au monde En ceґlestes de l’amour!
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Lamentait la montagne (en terre tant reste Ame`re l’entaille ou` saignent les ruptures), Lamentait la montagne sur la tendresse Tenaillante de nos matins obscurs. Lamentait la montagne sur notre lien: Nos le`vres: parenteґ des plus imparables! Teґmoignait la montagne — qu’a` chacun Il serait du selon ses larmes. Et la montagne teґmoignait — camp tsigane, La vie! de cur en cur qu’on brade son temps! La montagne lamentait encore: Agar, Il la fit partir — avec l’enfant pourtant! Et la montagne teґmoignait — nous: jouets Du deґmon! Nulle intention dans ses montages! La montagne parlait, nous eґtions muets. Nous nous en remettions a` la montagne.
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Lamentait la montagne — rien que tristesse Resterait du sang et brasier qui sont notres. Teґmoignait la montagne: elle ne nous laisse- Rait pas, ne t’admettrait pas avec une autre. Lamentait la montagne — rien que fumeґe
Resterait de nos citeґs et au-dela`. Teґmoignait la montagne — nous: destineґs Aux autres (je n’envie pas ces autres-la`!). Lamentait la montagne — d’un poids affreux, Le serment qu’il est trop tard que nous reniions. Teґmoignait la montagne — vieux est le nud Gordien — devoir et passion. Lamentait la montagne sur notre entaille — Demain! Attends! Quand au-dessus de nos fronts Non la mort, — seul memento: la mer eґtale! Demain, quand nous comprendrons. Un bruit... Comme si quelqu’un tout simplement — Eh bien.... pleurait tout pre`s? Lamentait la montagne, seґpareґment Descendre il nous faudrait Dans la vie dont nous savons bien tous: bohe`me, Boue, bazar, et caetera... Teґmoignait encore que tous les poe`mes Des montagnes s’eґcrivent comme ca.
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Cette montagne eґtait la bosse D’Atlas, — titan geґmissant qui tient bon. La montagne fera la force De la ville ou` de`s l’aube nous battons Nos vies comme cartes jeteґes! — Passionneґs, obstineґs a` ne pas etre. Ainsi que l’ours pour l’apreteґ De son cri, ainsi que les douze apotres Reґveґrez mon ingrate grotte. (Grotte — j’eґtais, ou` les vagues s’engouffrent!) De ce jeu la dernie`re porte, T’en souviens-tu — tout au bout du faubourg? Des mondes — que cette montagne! Les dieux se vengent de leurs simulacres. L’entaille vint de la montagne. La montagne eґtait sur moi seґpulcrale.
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Passeront les anneґes, la pierre sus-dite En plate sera changeґe, oteґe. Alors notre montagne sera construite De pavillons, d’enclos — grignoteґe. On dit qu’en bordure, sur de tels coteaux L’air est plus pur et qu’il fait bon vivre. Et l’on se mettra a` tailler des lambeaux, A rayer de linteaux l’herbe vive, A niveler mes cols et tous mes ravins — A l’envers! Car il faut qu’un soupcon De maison entre dans le bonheur d’au moins Quelqu’un, — de bonheur — dans la maison! De bonheur, — dans la maison, d’amour deґnueґ De fiction et de tension des veines! C’est qu’il faut etre femme et le supporter! (Il fut bel et bien, quand tu venais, Le bonheur — dans la maison!) D’amour tranquille, Sans que rupture et couteau s’imposent. Des ruines de notre bonheur une ville Se le`vera — d’eґpoux et d’eґpouses. Et au bon air dans cette meme nature — Si tu peux — faute! Tant qu’il est tot! — Les boutiquiers pourront en villeґgiature Macher et remacher leur magot. Et d’inventer des couloirs courbes ou droits Pour que, brin a` brin, la maison — fut! Car il faut bien qu’au moins quelqu’un ait un toit Et un nid de cigogne au-dessus.
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Jamais la montagne n’oubliera — le jeu Sous le poids de pareils fondements. Se perdre — on le peut, — la meґmoire: on ne peut: La montagne a montagnes de temps! Et ils comprendront! Que leurs yeux s’eґcarquillent Devant les crevasses obstineґes: Non pas monticule planteґ de familles, — Mais crate`re qu’on a deґclencheґ! On n’immobilisera pas le Veґsuve Par des vignes! Avec du lin on Ne tiendra pas un geґant! La folle eґtuve Des le`vres suffit afin qu’en lion Les vignes changeґes, se retournent soudain, Crachant sur vous des laves de haine. Vos filles seront rien moins que des putains Et vos fils eґcriront des poe`mes! Fille, eґle`ve un enfant naturel! Dehors, Fils! Livre-toi aux femmes du vent! Il ne vous sera pas donneґ, vous — les corps, De seґjour de plaisir sur mon sang! Plus dur que la pierre angulaire — voici Le serment d’un mourant qui deґfaille: Il ne vous sera pas donneґ, vous — fourmis, De bonheur d’en-bas sur ma montagne! Vienne un temps ignoreґ, — une heure incertaine, — Famille au complet — vous connatrez La montagne du commandement septie`me, — Montagne eґnorme, deґmesureґe.