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Sur Talleyrand, le livre irremplaçable est celui d’Emmanuel de Waresquiel, Talleyrand, le prince immobile, Fayard, 2003, nouvelle édition, 2006, complété par son Talleyrand. Dernières nouvelles du Diable, CNRS éditions, 2011.

Sur Bouchard, infortuné découvreur de la pierre de Rosette, homme savant bien maltraité par la postérité, on lira Robert Solé et Dominique Valbelle, La Pierre de Rosette, Seuil, 1999.

Sur le destin du comte de Flahaut, un « oublié de l’histoire », on se référera à Jean-Philippe Chaumont, Archives du général Charles de Flahaut et de sa famille, Centre historique des Archives nationales, La Documentation française, 2005.

La biographie de Françoise de Bernardy, Flahaut, 1785-1870, fils de Talleyrand, père de Morny, Perrin, collection « Présence de l’histoire », 1974, peut toujours être conseillée et, sur le début de cet étrange destin favorisé de tous, il existe un excellent travail de Philippe Munsch, Mise en perspective de la carrière d’un aide de camp sous le Consulat et le Premier Empire : le cas de Charles de Flahaut de La Billarderie (1785-1815), École nationale des chartes, thèse d’archiviste-paléographe, 2016.

Le livre de Jean-Marie Rouart, de l’Académie française, Morny, un voluptueux au pouvoir, Gallimard, 1995, a inspiré plusieurs scènes où cette figure importante apparaît. Le livre d’Éric Anceau, Ils ont fait et défait le Second Empire, Tallandier, 2019, accorde à celui-ci une place de choix. Le caveau familial de Morny, au Père-Lachaise, est conforme à son évocation dans ce roman, il porte bien les armoiries révélatrices et peut-être trop « parlantes » qui sont décrites ici, avec cette surprenante bordure où alternent des aigles impériales et des dauphins.

Pour le récit de l’inauguration du canal de Suez, l’exposition organisée par l’Institut du monde arabe en 2018 a été une précieuse source d’informations. On se référera à son catalogue, publié sous la direction de Gilles Gauthier, L’Épopée du canal de Suez, Gallimard, 2018.

Sur la figure et la personnalité d’Eugénie, le livre d’Étienne Chilot, Dans l’ombre d’Eugénie. La dernière impératrice en exil, Le Charmoiset, 2019, est d’un grand intérêt.

Au sujet du trésor de Reims au palais du Tau, l’étude la plus récente se trouve dans le volume collectif dirigé par Judith Kagan et Marie-Anne Sire, Trésors des cathédrales, Éditions du patrimoine, 2018. Le petit volume de Patrick Demouy, Le Palais du Tau et le trésor de Notre-Dame de Reims, Éditions du patrimoine, collection « Itinéraires du patrimoine », 2016, est le guide le plus utile. La présence d’une bague égyptienne dans le trésor est imaginaire, en revanche ce qui est dit du talisman offert par l’impératrice Eugénie s’inspire de faits bien réels, relatés notamment par Jean Taralon, « Note technique sur le “Talisman de Charlemagne” » dans Les Monuments historiques de la France, 1966, nos 1-2, p. 24-43. Eugénie avait du goût pour les bijoux égyptiens. Elle avait voulu se faire offrir par Ismaël Pacha le collier aux trois abeilles de la reine Ahhotep (croyant sans doute y voir une emblématique impériale), vu dans le pavillon égyptien de l’Exposition universelle de 1867. Mariette s’y était opposé, défendant ainsi le patrimoine de l’Égypte.

De nombreux articles ont paru au sujet des recherches ADN menées dans la famille impériale française, la presse s’est amplement fait l’écho des faits relatés dans ce roman, ainsi Delphine de Mallevoüe, « Et si Napoléon III n’était pas le neveu de l’Empereur », Le Figaro, 25 avril 2014 (consultable en ligne). Le site iGENEA.fr propose même à ceux qui se pensent descendants des Bonaparte d’envoyer leur empreinte génétique – le prix de l’examen sera remboursé à ceux qui se rattacheront vraiment à l’illustre lignée. Le but est d’établir avec certitude une liste complète des descendants de Charles Bonaparte et de Laetitia Ramolino. Le prince Charles Bonaparte s’est soumis lui-même à l’analyse qui a confirmé qu’il est bien le descendant de Jérôme, frère de Napoléon Ier – ce qui ne résout pas l’énigme de l’ascendance de Napoléon III et du père de celui-ci, Louis, autre frère de l’Empereur. Beaucoup des faits rapportés dans ce roman s’inspirent de travaux, bien plus sérieux que ceux de l’imaginaire professeur Leduc, menés récemment. Il faut lire à ce sujet, de Philippe Charlier (avec David Alliot), Autopsie des morts célèbres, Tallandier, 2019.

Au sujet de l’extraordinaire palais corse qui sert de décor à quelques chapitres de ce livre, on lira le livre de Zélia Darnault-Orsoni, Le Château de la Punta. La renaissance des Tuileries en pays ajaccien, Éditions Alain Piazzola, 2019, et sur la famille qui l’a fait édifier, Michel Vergé-Franceschi, Pozzo di Borgo (1764-1842), l’ennemi juré de Napoléon, préface de Jean Tulard, de l’Institut, Payot, 2015, ainsi que les actes du premier colloque d’histoire diplomatique tenu à Alata en Corse, Autour de Charles-André Pozzo di Borgo (1764-1842), cousin de Napoléon et ambassadeur de Russie en France, sous la direction de Michel Vergé-Franceschi, Albiana, 2018.

La scène du débandelettage d’une momie achetée à la vente de l’impératrice Joséphine dans l’appartement de Dominique Vivant Denon (7, quai Voltaire, face au Louvre) est attestée. Le dessin qui fut fait ce jour-là par une certaine Harriet Cheney est reproduit dans le catalogue, publié sous la direction de Pierre Rosenberg, de l’Académie française, Dominique-Vivant Denon. L’œil de Napoléon, Musée du Louvre-Réunion des musées nationaux, 1999, p. 399, notice 433.

La Joconde nue a fait l’objet d’une mémorable exposition à Chantilly en 2019 (catalogue sous la direction de Mathieu Deldicque et Vincent Delieuvin, éditions In fine).

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Mes remerciements vont d’abord à mon éditeur, Charles Dantzig, qui depuis le premier volume, Intrigue à l’anglaise, encourage les enquêtes de Pénélope et de Wandrille. N’a-t-il pas écrit, dans le Dictionnaire égoïste de la littérature mondiale, cette phrase mystérieuse : « C’est au musée du Caire qu’on peut le mieux comprendre le roman » ?

Je veux remercier aussi ceux qui, parfois avec enthousiasme mais le plus souvent malgré eux, inspirent des scènes et des personnages de ces aventures, parce qu’ils vivent dans le monde des musées ou qu’ils aiment l’histoire de l’art. Nombreux sont ceux qui figuraient déjà dans les remerciements des quatre Intrigues précédentes :

Sébastien Allard, Benedikte Andersson et Dario Cordero-Erausquin, Frédéric et Isabelle Andersson, Charles Baboin-Jaubert, Philippe Barbat, Philippe Bélaval, Hugo Bensaiah, Stéphane Bern, Bérengère et Bruno Blanckaert, Sylvie Blin, Carole Blumenfeld, Jacques-Olivier Boudon, Violaine et Vincent Bouvet, Laurence des Cars, Laurence Castany, Philippe Charlier, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Xavier Collet, Philippe Costamagna, Pedro Costinha-Nevoa, Valérie Coudin, Pierre-Alexandre Crettez, Laure et Xavier Darcos, Mathieu Deldicque, Vincent Delieuvin, Défendin Détard, Bertrand Dubois, Béatrice de Durfort, Cristina Egli, Côme Fabre, Christine Flou-Granveaud, Dominique de Font-Réaulx, Camille de Foresta, Sylvain Fort, Bruno Foucart (†), Jean-Louis Gaillemin, Hugues R. Gall, Nicole Garnier-Pelle, Élisabeth et Cyrille Goetz, Anne-Catherine Grimal, Mikaël Grossmann, Hélène Guichard, Constance Guisset et Laurent Le Bon, Aline Gurdiel et Christophe Ono-dit-Biot, Valentine et Markus Hansen, Stéphane Héaume, Anne Heilbronn, Barthélémy Jobert, Alexandre Lafore, Jacques Lamas, Ludovic Lemahieu, Annick Lemarrec, Isabelle le Masne de Chermont, Christophe Leribault, Daniel Marchesseau, Jean-Luc Martinez, William Marx, Jean-Christophe Mikhaïloff, Christophe Parant, Philippe Perfettini, Paul Perrin, Sonia et Laurent Petitgirard, Wandrille Potez, Nicolas Provoyeur, Jules Régis, Laurella et Bruno Roger-Vasselin, Brigitte et Gérald de Roquemaurel, Xavier Samson, Jean-Hugues Simon-Michel, Pierre Tallet, Barbara et Philippe Toussaint, Charles-Éloi Vial, Hermine Videau, Marie-Christine Vigutto, Odile et Michel Zink.