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Fig. bua.

Fig. S04.

Instrument de musique.

On se servait aussi dans quelques contrées d'une sorte de cloche suspendue (fig. 803) sur laquelle on frappait avec une boule de métal fixée à un manche (fig. SOZi).

Les Grecs et les Romains employaient les sonnettes pour avertir les domestiques, et ils en accrochaient au cou des bestiaux qu'on menait au piiturage.On s'en servait aussi dans les établissements de bains pour prévenir le public que l'eau était sulTisamment chauffée. Enfin, dans les sacrifices et dans les processions, on avait des ustensiles pourvus de sonnettes dont le tintement prenait alors un caractère religieux. Il est probable que l'instrument de musique représenté figure 805 appartenait à cette dernière catégorie; c'est du moins ce qu'on peut supposer d'après les têtes de divinités qui le décorent.

Le sistre est un instrument de musique dont on se servait pour les cérémonies en l'honneur d'isis. Sa partie supérieure est traversée par des tiges en métal auxquelles étaient suspendus des anneaux mobiles qui

L'HABITATION.

rendaient un son strident quand on les agitait (fig. 80G et 807). Le manche du sistre porte souvent une tête d'Isis ou Atlior, et il est quelquefois incrusté d"or ou d'argent. Les prêtresses l'agitaient en signe de

Fig. 805. — Sonnettes.

joie dans les processions. On trouve des simulacres de sistres en terre émaillée, qu'on déposait dans les tombeaux après les avoir brisés, en signe de deuil.

Le sistre était presque toujours en bronze ; un alliage particu-

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lier et le travail au marteau lui donnaient une sonorité comme celle des cymbales, du triangle ou du lam-tam. De forme elliptique par le haut, il était plat à sa base où était adapté le manche. Les petites tringles métalliques qui le traversaient horizontalement se terminaient à une de leurs extrémités par un petit crochet et étaient souvent munies

Fig. 806.

Fig. i,01.

Sistres.

d'anneaux. On trouve surtout le sistre dans les monuments de la dernière époque.

Le sistre, avons-nous dit, était l'instriiment consacré à Isis. « La

déesse, dit Apulée, portait divers objets : dans sa main droite était un sistre d'airain dont la lame étroite et courbée en forme de baudrier était traversée par trois petites verges qui, agitées par le mouvement de son bras, rendaient un son aigu. » 11 y avait plusieurs espèces do sistres; la plupart sont traversés par des verges transversales termi-

L'HABITATION.

nées par des crochets, d'autres contiennent des anneaux de diverses dimensions, qui résonnaient quand on agitait l'instrument.

Plutarque, dans son traité d'Isis et Osiris, nous donne la raison

Fig. SOS. — Tambours.

mythologique pour laquelle le sistre était spécialement consacré à Isis. « Le sistre indique que tous les êtres doivent être agités sans que rien

Pig. 809. — Musiciens assyriens. {D'après un bas-relief de Koyoundjik.)

fasse cesser leur mouvement, et qu'il faut en quelque sorte les secouer, les réveiller de leur état de marasme et de torpeur. On prétend, en effet, qu'au bruit des sistres, Typhon est détourné et mis en fuite. On donne à entendre par là que le principe de corruption entrave et arrête

LES INSTRUMENTS DE MUSIQUE.

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le cours de la nature, au lieu que la cause génératrice, par le moyen du mouvement, la dégage et lui rend toute sa force. »

Le tambour est indiqué dans les monuments égyptiens comme un instrument militaire (flg. 808), Il paraît que les Parthes et quelques

Fig. 810. — Tambourin rectangulaire des femmes.

populations asiatiques l'employaient également, mais on ne voit pas que les Grecs et les Romains s"en soient jamais servis dans leurs armées.

Fig. 811.

Fig. 812.

Instruments de musique.

Le tambour égyptien est un cylindre creux, en bois ou en métal, pourvu d'une peau tendue aux deux bouts.,On le frappait des deu x côtés à la fois avec une baguette ; il aurait donc été impossible de le porter comme dans les armées modernes, où on ne frappe que d'un seul côté. Il était suspendu par une courroie au cou de celui qui en frappait, de telle fa-

L'HABITATION.

çon que la peau sur laquelle portait la baguette se trouve dans une position verticale. En un mot, le cylindre était tourné de droite à gauche, au lieu d'être tourné de haut en bas, et les deux baguettes frappaient à la même hauteur de cliaque côté de l'instrument.

Fjg, 813. — Femme dansant.

Le tympanon est un cerceau de bois ou de métal couvert par une peau tendue comme la toile d'un tamis. Un instrument de ce genre se trouve aux mains d'un des personnages représentés sur un bas-relief assyrien que reproduit la figure 809. Le tympanon se frappait avec la main et non avec une baguette comme le tambour.

Dans l'histoire de Jacob, le tambourin est mentionné comme accompagnant le chant et _^^ les instruments à corde. « Pourquoi t'es-tu enfui

f^l^ I en cachette et t'es-tu dérobé de moi sans m'en

donner avis ; je t'eusse conduit avec des chansons, au son de la harpe et du tambourin. » Nous retrouvons le tambourin dans YExode : « Et Marie, sœur d'Aaron, prit un tambourin, et toutes les femmes sortirent après elle avec des tambourins et des flûtes. »

Dans les monumentségyptienson voit quelquefois une espèce de tambourin qui, au lieu d'être rond comme celui-ci, est d'une forme carrée ou

Fig. 814. — Tympanon.

LES INSTRUMENTS DE MUSIQUE.

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plutôt rectangulaire ; mais les bords sont légèrement courbés en dedans, de manière à former un angle aigu aux quatre angles. Cet instrument, qui est toujours tenu par des femmes, est assez fréquent en Egypte, mais on ne le voit pas sur les monuments grecs et romains. Sa forme particulière est très-visible sur la figure 810.

Le véritable tympanon phrygien, celui qu'on portait aux fêtes de Cybèle, est toujours rond et garni de grelots (lig. 811 et 812). On le voit fréquemment aux mains des danseuses (fig. 813),

Le tympanon, ou tambourin, est un instrument de musique assez semblable à notre tambour de basque. On s'en servait en frappant avec la main sur la peau et quelquefois en faisant courir l'indexautour du bord (fig. 81i).

Les anciens se servaient aussi de colliers de métal que l'on agitait et qui devaient produire un bruit analogue à celui du sistre (lig. 815).

Fig. 815. — Instrument do musiqua.

TABLE DES MATIÈRES.

III. — LES MORTS EN EGYPTE.

Fi?. -,i à 113.

Pages.

Les Cérémonies funèbres 20

Le Culte des morts 28

L'Embaumement 30

Le Cartonnage des momies 33

Pages.

Convoi d'un scribe royal 36