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CONSTITUTION DE LA FAMILLE.

d'hui : ce qui le distinguait du cliiton ordinaire, c'est que les bras étaient pourvus de petites manches (fig. Ihh et U5).

Les petits garçons qu"on voit représentés sur les monuments n'ont jamais de chaussures; on les trouve toujours pieds nus, et c'est même là un des traits caractéristiques des mœurs antiques. Leurs cheveux étaient tenus très-courts, et les sculpteurs les représentent ordinairement frisés. On ne voit jamais ces longs cheveux tombants sur les épaules, comme en montrent si fréquemment les portraits de l'école moderne.

Flg. l-iA. Klg

Enfants vêtus de la chemisette.

L'ÉDUCATION. — Chez les Grecs, l'éducalion des adolescents, dans les familles aisées, était confiée à un esclave qu'on appelait le pédagogue. Ce personnage avait pour mission d'accompagner les enfants lorsqu'ils sortaient, et de veiller à ce qu'il ne leur arrivât rien de fâcheux. On choisissait quelquefois un étranger pour remplir cette fonction : ainsi, dans le fameux groupe des iSiobides, le pédagogue porte (flg. l/i6) un costume étranger à la Grèce. Il est vrai que Niobé elle-même était d'origine asiatique et devait attacher à sa maison des hommes de sa nationalité. D'autres monuments montrent au contraire

LES ENFAiMS GRECS.

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le précepteur vêtu d'un costume franchement grec. Sur une peinture de vase (fig. 1/|7), on voit un jeune garçon tenant un cerceau à la main, et tournant la tête vers son précepteur, qui marche derrière lui. A vrai dire, ce jeime garçon pourrait bien appartenir à une race divine; mais, comme la scène est certainement empruntée aux mœurs grecques, nous n'avons pas besoin, pour la comprendre, de recourir à la mythologie.

Plutarque, dans son Traité sur réducation des enfants, n'est pas d'avis qu'on les confie à des étrangers. « Quand les enfants, dit-il, auront atteint l'âge où on les place entre les mains des pédagogues, ce sera alors qu'il faudra apporter une grande sollicitude dans le choix de ces directeurs, pour ne pas livrer les jeunes élèves à des esclaves, ou bien à des hommes de pays barbares, ou encore à des étrangers qui changent souvent de place... Il faut pour les enfants rechercher des instituteurs dont la vie ne donne pas sujet à la moindre attaque, dans les t's-na. - lo pedag,.gi,e.

mœurs de qui il n'y ait rien à reprendre, et qui aient un grand fonds de sagesse, dû à leur expérience. »

Le même auteur fait aussi les plus grandes recommandations sur le choix des petits camarades, qui, dès les premières années, seront appelés à partager les jeux de l'enfant auquel on veut donner une bonne éducation. « Il y a, dit-il, un soin qui ne doit pas être négligé : c'est de s'attacher à ce que les petits esclaves qui auront à servir les jeunes nourrissons et qui seront élevés avec eux aient de bonnes mœurs avant tout, ensuite qu'ils soient gais, et qu'ils s'expriment très-distinctement. Au contact d'enfants de pays étranger et ayant de mauvaises habitudes, les nôtres prendraient quelque chose de ces vices; et

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le proverbe n'est pas sans justesse, qui dit : « A vivre avec un boiteux, on apprend à boiter. )>

En Grèce, les garçons fréquentaient très-jeunes les gymnases publics, et nous parlerons plus tard de l'éducation qu'ils y recevaient. Quant aux

Fig. 147. — Jeune garçon et son maître.

filles, on sait bien peu .de chose sur leur éducation, mais leur instruction devait être assez restreinte. Élevée dans le gynécée et en vue du gynécée, la jeune fille grecque, ordinairement confiée à une nourrice, attend l'époux qui doit venir un jour; mais elle n'a ni les talents qui charment, ni même le savoir nécessaire à une maîtresse de maison.

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EMPLOI DES VASES GRECS

DÉNOMINATION DES VASES. — L'aMPHORE. — L'HÏDRIE.

Le cnATÈBE. — L'œnoché. — Le cïatiie. — Les coupes. — Les canthares. L'oBBA. — Les rhïtons. — Les tasses.

DÉNOMINATION DES VASES. — Des vascs de formes"et de matières souvent très-différentes étaient employés au service de la table. Les descriptions de repas que nous ont laissées les auteurs anciens font mention d'ustensiles de table destinés à contenir des liquides et auxquels ils donnent des noms particuliers. « Des coupes de tout genre, dit Lucien, dans le Lexiphane, étaient placées sur la table à trois pieds, vase cachant le visage du buveur, cyathe fabriqué par Mentor, ayant l'anse facile à saisir, fiole arrondie, vase à long col, coupes d'argile comme en faisait cuire Thériclès, cratères de grande contenance avec d'autres à large ouverture, verre de Phocée ou de Cnide, que le vent pourrait emporter et légers comme une aile de mouche ; il y avait encore de petites tasses, des flacons, des coupes historiées; l'armoire en était pleine. »

Les vases employés pour la table étaient en terre, en verre ou en métal : mais les vases de terre étaient d'un usage beaucoup plus commun. « La majeure partie du genre humain, dit Pline le naturaliste, se sert de vases de terre. On cite la poterie de Samos comme excellente pour la vaisselle de table. La même vogue appartient à Arretium en Italie, et, pour les gobelets seulement, à Surrentum, à Asta, à Pollentia, à Sagonte en Espagne, à Pergame en Asie. La ville de ïralles en Asie, et en Italie celle de Modène, donnent aussi leur nom à des poteries en terre; car ce genre de produits rend célèbres des localités, et les fabriques de vases qui ont du renom expédient leurs ouvrages de tous côtés, par terre et par mer. »

Au i>oint de vue Je leur usage domestique, les vases employés pour la table forment trois classes principales, divisées chacune en plusieurs espèces. Il y a les vases destinés à contenir le liquide, les vases destinés à le ver.=;er, et les vases ou coupes pour le boire. Les trois types principaux de la première catégorie sont Vamphore, qui renferme le vin, Vhydrie, qui contient l'eau, et le cratère, dans lequel on mêle l'eau avec le vin. Chacun de ces types est caractérisé par une forme spéciale

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à laquelle se rattachent plusieurs variétés. Il y a encore un très-grand nombre d'autres vases auxquels on a donné des noms divers, mais on n'est pas absolument d'accord sur l'usage particulier de chacun d'eux.

L'amphore. — Les amphores n'appartiennent pas précisément au service de la table, puisque leur place était ordinairement dans la cave ou le cellier.'—La forme de ces récipients ne diffère pas essentiellment de celles que nous avons vues (fig. 11, l/i) sur les moiuiments égyptiens. Leur base, généralement pointue ou arrondie, est toujours assez mince, en sorte que les amphores ne pouvaient presque jamais se tenir droites sans l'aide d'un support (fig. US, l/i9 et 150). Dès que les amphores

Fis. 148.

Fig. 149. Amphores.

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étaient pleines, on les bouchait soit avec des bouchons de liège, soit avec uu enduit de poix, d'argile ou de plâtre. Une étiquette suspendue au col de l'amphore indiquait la contenance du vase, l'âge où l'espèce du vin, etc.

L'hydrie. — L'hydrie est un vase destiné à contenir de l'eau. Son ouverture est moins large que celle du cratère. L'hydrie est toujours pourvue d'une an.se (fig. 151); quelquefois même elle en a deux (fig. 152, 153, lôh). C'est ce vase que les femmes portaient sur leur tète quand elles allaient à la fontaine. L'anse latérale était destinée à placer

la main droite avec ce geste si gracieux qu'on trouve dans les bas-