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Fig. loi.

Hydries.

reliefs antiques, et que les femmes du peuple ont conservé en Orient.

i'ig. lôa.

Fig. 154.

Vases de bronze.

Comme l'hydrie répondait à notre cruche (fig. 155-156), à notre pot

II. 13

CONSTITUTION DE LA FAMILLE.

à l'eau et à notre carafe, il n'est pas étonnant que la forme en soit assez variée. Les anciens donnaient des noms distincts à chacun

Fig. 155.

Fig. 15B.

Hydries.

des vases dont ils se servaient. Mais, comme les érudits ne sont pas d'accord sur Tappropriation exacte de ces noms, les nomenclatures qu'on a essayé de faire jusqu'ici sont assez confuses et font souvent un double emploi. Il est donc préférable de s'en tenir aux grandes caté-

Fig. lôS.

Hjdries.

gories, sans vouloir spécifier le nom qui convient grammaticalement à un vase pris en particulier (fig. 157-158).

Le cratère. — On donnait le nom de cratère à un vase d'une grande capacité, contenant de l'eau et du vin mêlés, dont on remplissait les coupes à boire, qu'on passait ensuite aux convives. Les anciens en effet buvaient rarement leur vin pur. Ce mélange préparé d'avance jure un peu avec nos habitudes modernes. Mais le vin des anciens n'était pas préparé comme le nôtre.

Le cratère était habituellement pourvu de deux anses placées au bas de sa partie évasée et au-dessus du pied, comme le montre la

EMPLOI DES VASES GRECS.

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ligure 159. Comme le cratèra'était presque toujours très-grand, ces anses, qui sont au contraire fort petites, servaient à remuer le vase plutôt qu'à le porter. Au reste, le mélange ne se faisait pas toujours dans le cratère, et Athénée nous apprend qu'on le faisait quelquefois dans la coupe des convives : « Il était d'usage chez les anciens de verser d'abord l'eau dans le vase à boire et ensuite le vin. Xénophane dit à ce sujet : « Si tu verses à boire, ne (c mets pas d'abord le vin dans le calice, « mais premièrement l'eau, et le vin par-« dessus. » — Hésiode a dit aussi : « Verse « d'abord trois parties d'eau de source claire « et courante, puis mets-y une quatrième (i partie de vin. »—On litdansThéophraste : « Chez les Grecs, on mêlait autrefois le vin « tout autrement que de nos jours; en effet, on ne versait pas l'eau sur (i le vin. mais le vin sur l'eau. »

Flg. 159. Cratère en bronze.

fig. 16U.

Flg. Itil.

Œooché.

L'œNOCHÉ. — Il y a une charmante catégorie de vases qu'on appelle

CONSTITUTION DE LA FAMILLE.

Œnoché. Ils ont généralement le col fort étroit; on s'en servait pour puiser le liquide dans les cratères. Nous en donnons deux représentations sur les figures 160 et 161 : on remarquera la forme serpentine de l'anse et celle du goulot, qui est très-commune dans les vases de cette espèce.

Le cyathe. — Le cyathe est une coupe munie d'une anse, avec laquelle les serviteurs de la table puisaient le liquide contenu dans le

cratère pour le verser aux convives. Le cyathe, qui est d'invention grecque, a été ensuite adopté par les Romains. Il y en avait en terre et en argent, quslquefois décorés avec un grand luxe. Le cyathe est caractérisé par son unique manche (fig. 162 et 163). L'usage du cyathe était assez incommode, parce que, comme ce récipient était fort petit, celui qui versait à boire était obligé, pour remplir une seule coupe, de puiser à plusieurs reprises dans le cratère, ce qui devait quelquefois impatienter le buveur. Cependant il s'explique par la manière dont les Grecs portaient les

Flg.162. — Cyalhe.

santés. On buvait en l'honneur des personnes absentes, et, quand c'était

un amant qui buvait à sa maîtresse, sa coupe

devait contenir autant de cyathes que le nom

de la personne invoquée renfermait de lettres.

De même, quand on invoquait les Muses, la

coupe devait contenir neuf cyathes.

Dans le repas grec, qui est représenté sur notre figure 164, on voit un jeune esclave qui tient en main les ustensiles avec lesquels il va puiser le liquide contenu dans un grand vase posé sur un trépied derrière lui. Dans la main

'^ Flg. Itid. — CjaUie.

droite, il porte un petit vase et, dans la

gauche, une sorle de cuillère dont la forme se rapproche du cyalhe. Il

EMPLOI DES VASES GIIECS.

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est probable qu'elle devait s'employer moins pour transvaser des liquides que pour enlever les petites saletés qui surnageaient quelquefois sur les cratères. En effet, comme dan<! les amphores on mettait toujours un

Fig. ItU. — Repas grec, d'après une peinture de vase.

peu d'huile sur le via pour intercepter tout contact avec l'air, il devait arriver souvent que de petites gouttes d'huile se mêlaient avec lui lorsqu'il était transvasé, et il était important de l'épurer avant de le verser dans les coupes.

Dans la figure 165, nous voyons un esclave puiser du liquide avec

Fig. Itlô. — Service de la table, d'après une peinture de vase.

un gultus, pour le servir ensuite aux convives, qui sont couchés sur un lit et semblent chanter pendant qu'un joueur de flûte les accompagne.

COx\STITUTIOX DE LA FAMILLE.

Le guttus est un petit vase qui paraît avoir un emploi à peu près analogue à celui du cyathe, mais dont la forme est irès-dilTérente, puisqu'il est profond et pointu par le bas. Au reste, il existe une grande confusion dans la dénomination de tous ces petits vases, et les auteurs anciens en parlent assez souvent sans désigner bien nettement la forme particulière à chacun d'eux.

Les coupes. — Les coupes dont on se servait pour boire avaient des formes très-variées, mais qui se rattachent à deux types principaux, celles qui reposent sur un pied et celles qui n'en ont pas. Les coupes l'S plus usuelles étaient larges, peu profondes, pourvues de deux anses

Fig. 166.

Fig. 167.

Coupes trouvées à Pompéi.

et portant sur un socle très-bas, comme on en voit la représentation dans les figures 166 et 167. On voit aussi plusieurs coupes peintes qui

présentent la même forme : nos collections en renferment un assez grand nombre (fig. 168). Onret^ardait autrefoiscomme un très-grand honneur, dit Athénée, de posséder des vases à boire. Achille avait un vase d'un travail admirable, et qu'il conservait précieusement. Aucun aulro que lui n'y buvait, et il ne s'en servait pour faire des libations à aucune autre divinité qu'à Jupiter. Priam, rachetant le corps de son fils au prix de ce qu'il avait de plus précieux,offre à Achille une coupe d'une rare beauté. Jupiter, lorsqu'il prend la figure d'Amphitryon, donne aussi à Alcmène un vase à boire pour prix de la conception d'Hercule. Les coupesau\qucllcs on attachait tant de prix dans les temps héroïques étaient en or et en argent. Ces vases de métal précieux devinrent très-communs en Grèce, à partir de la période macédonienne, et

Fig. 16ti. — Coupe ea lerre cuite.

FMPLOI DES VASES GRECS.

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en Italie, à partir de l'Empire. Néanmoins la plupart des coupes qui ont été retrouvées à Pompéi ou ailleurs sont en bronze.