Fig. 27,
Fig. as"
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Fig. 31. Vases égyptiens.
USAGES ÉGYPTIENS.
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iiement qu'on employait comme décoration et dont nous nous occupe-ions en temps et lieu.
Fig. 33.
F.g. 3-1. Vases égypti&ns.
Fis. 35.
On voit aussi par les figures qui précèdent que, à côté du vase fin et de forme allongée, on trouve jusqu'au récipient en forme de boule.
Flg. 30.
Fig. 37. Plats égyptiens.
Fig. .38.
et qu'une multitude d'ustensiles en terre ou ea métal, avec ou sans anses, servaient aux Égyptiens pour contenir des liquides. Les plats
rlats égyptiens.
Fi?. .10.
n'étaient pas moins nombreux ni moins curieux dans leur forme et il y en a quelques-uns dont la destination pourrait aisément s'établir: nous avons ici des casseroles, des tourtières, etc. (fig. 36 à ^0).
Voici maintenant dus plats dont la forme aussi bien que le décor
CONSTITUTION DE LA FAMILLE.
appartiennent spécialement à l'Egypte: l'un présente l'apparence d"une oie, l'autre d'une coquille. Ces plats étaient probablement destinés à contenir quelques mets particuliers, mais aucun texte no nous vient en
Flg. 4L
Plats égyptiens.
aide pour savoir leur usage exact, car les papyrus, qui fournissent des renseignements si précis au sujet de la vie future, sont à peu près muets quand il s'agit de l'existence terrestre et quotidienne (flg. 41 àW).
Flg. 43.
Plats égyptiens.
Les tombeaux égyptiens ont été, comme on sait, une véritable mine pour les ustensiles de ménage. On y a découvert entre autres des cuillères de bronze, quelquefois dorées, et d'autres en ivoire. Les unes sont surtout remarquables par leur manche, qui se termine souvent par une tète d'oiseau. D'autres sont en bois dur et ressemblent exacte-tement aux cuillères dont se servent encore aujourd'hui les cuisinières. D'autres affectent au contraire des formes bizarres comme on en trouve si souvent dans les objets égyptiens (flg. h5 à 50).
Les Égyptiens se servaient d'ustensiles du même genre pour puiser les liquides dans des grands vases. Ce sont de petits récipients dont le manche est extrêmement long et dont la forme générale rappelle assez celle de nos pipes, (flg. 51 à 53).
La quantité de cuillères qu'on a recueillies en Ég^'pte est très-considérable, mais ou n'a pas retrouvé un seul ustensile qui puisse être
USAGES ÉGYPTIEKS.
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Fij. 49.
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Fit;. 31.
CuiIRtcs éKyptiennJS.
CONSTITUTION DE LA FAMILLE.
employé comme nos fourchettes. Nous sommes donc obligés d'admettre que les Égyptiens, aussi bien que les Grecs et les Romains, mangeaient la viande avec les doigts.
Les liELATioNS SOCIALES. — Hérodotc raconte comment dans l'ancienne Egypte on se saluait en s'abordant : « Avec les Lacédémoniens, dit-il, les Égyptiens sont d'accord sur cet usage : lorsqu'ils rencontrent un vieillard, les jeunes gens lui cèdent le pas et font un détour; à son approche, ils se lèvent de leur siège. Mais sur celui qui suit, ils ne se rapportent à aucune autre nation hellénique : au lieu de se saluer de la voix dans les rues, ils se saluent ,en laissant tomber leur main jusqu'au genou. » Les monuments confirment le dire de l'historien grec et on voit sur plusieurs peintures égyptiennes des hommes laissant tomber leur main jusqu'au genou en signe de salutation. C'était pour eux l'équivalent de la main portée au chapeau dans les sociétés modernes.
Chaque personne qui entrait allait saluer les maîtres de la maison, qui leur souhaitaient la bienvenue. C'était un usage parmi les dames d'échanger une fleur du bouquet qu'elles portaient toujours avec elles. Puis on félicitait la maîtresse de la maison sur l'élégance de son ameublement, car. d'après un usage que nous retrouverons en Grèce, il eût
Fig. 54. — Un saloQ dans rancienne Egypte.
été malhonnête de ne pas exprimer son ravissement pour le goût exquis des hôfes qui vous recevaient.
Des serviteurs apportaient à chaque nouvel arrivant une guirlande de fleurs, en même temps qu'ils approchaient un siège. Un d'eux servait ensuite des rafraîchissements, et un autre venait reprendre les
USAGES ÉGYPTIF.NS.
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coupes vides. Chaque personne qui avait bu recevait une serviette pour s'essuyer la bouche. A mesure qu"un nouveau venu arrivait, on faisait circuler des rafraîchissements à la ronde (fig. 54).
La musique et la danse égayaient toujours ces fêtes, où les dames venaient en grande toilette et portaient habituellement une fleur de lotus sur le front. 11 est certain que les dames égyptiennes aimaient passionnément ce que nous appelons aujourd'hui le monde, et leurs réunions de plaisir sont figurées avec une grande naïveté sur les bas-
Fig. 55. — Conversation de dames.
reliefs peints qui sont au British Muséum et qui" proviennent des ruines de Thèbes (Gg. 55).
Les Égyptiens riches connaissaient et aimaient toutes les superfluités de la vie, ainsi que le témoigne ce passage du papyrus Anastasi : «. Tu arrives à la belle retraite que tu t'es ménagée ; tu te rassasies de vin, de bière, démets, de gâteaux; des bœufs ont été tués, des vins débouchés; des chants agréables sont pour toi ; ton chef parfumeur te parfume d'essences; ton chef d'irrigation apporte des guirlandes de fleurs, etc. »
La musique et la danse. — Si on en juge par les monuments, la fhusique et la danse étaient forten honneur dans la société égyptienne. Sur un assez grand nombre de peintures, on voit des chanteurs, qui sont souvent accompagnés de joueurs d'instruments. Les personnes qui chantaient avaient l'habitude d'indiquer le rhythme en battant la mesure avec leurs mains, comme on le voit sur la figure 56.
La harpe et 1 a fliîte sont les instruments dont on se sert habituellement
pour accompagner le chant. La figure 57 montre un chanteur, dont les
bras obéissent à un mouvement rhythmé et qui a en face de lui un
harpiste et un joueur de flûte simple. Cette flûte est trôs-longuc et
n'est pas celle qu'on trouve le plus souvent sur les monuments : on y
Fig. 56. — Chanteurs.
rencontre bien plus communément la flûte double, telle qu'on la voit
Fîg. 57. — Ch:inteur accompagné d'ua harpiste et a'un joueur de flûte simple.
représentée sur la figure 58. Ici nous avons plusieurs chanteurs dont
les bras se meuvent à l'unisson ; c'est un véritable concert vocal. Au contraire, la figure 59 nous fait voir un concert instrumental entièrement exécuté par des femmes. La première a une harpe, la seconde une cithare, la troisième une double flûte, la quatrième une sorte de lyre et la cinquième un tambourin de forme quadrangulaire. Le petit cône placé sur la tête de ces musiciennes montre qu'elles sont réunies pour une cérémonie funèbre.
?ig. 58. — Chanteurs avec accompagnement de la double flûte.
LSAtiES liGYPTIEiNS.
La danse était aussi bien que le chant un amusement favori des Égyptiens. Les hommes se livraient autant que les femmes à cet exercice; toutefois, les textes faisant défaut, il est difficile de distinguer sur