— C'est une voiture imaginaire, Sophie. Elle est exactement comme nous. Les gens qui passent ne voient qu'une place libre pour se garer. C'est la seule chose que je tiens à vérifier avant départir.
Ils attendirent un instant et virent un garçon foncer à bicy clette sur le trottoir. D donna un brusque coup de guidon et des cendit dans la rue en traversant la voiture rouge.
— Tu vois ! C'est bien la nôtre.
Alberto ouvrit la portière avant droite.
— Sois mon invitée ! dit-il et Sophie s'assit.
Il se mit au volant. Les clés étaient dessus et la voiture démarra sur-le-champ.
Ils descendirent l'allée de l'Église et arrivèrent sur la grande route de Drammen. Ils passèrent Lysaker et Sandvika. Ils voyaient de plus en plus de grands feux de la Saint-Jean, sur tout après avoir dépassé Drammen.
— C'est la nuit du solstice d'été, Sophie. N'est-ce pas mer veilleux ?
— C'est tellement agréable de rouler en décapotable et d'avoir le vent frais qui souffle au visage. Tu crois vraiment que personne ne peut nous voir?
— Sauf ceux qui sont comme nous. Nous en rencontrerons peut-être. Quelle heure est-il?