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Elle porte des rubans Qu'elle laisse s'envoler Elle me chante souvent Que j'ai tort d'essayer De les retenir De les retenir Je l'aime à mourir Pour monter dans sa grotte Cachée sous les toits Je dois clouer des notes À mes sabots de bois Je l'aime à mourir
Je dois juste m'asseoir Je ne dois pas parler Je ne dois rien vouloir Je dois juste essayer De lui appartenir De lui appartenir Je l'aime à mourir
Elle a dû faire toutes les guerres Pour être si forte aujourd'hui Elle a dû faire toutes les guerres De la vie, et l'amour aussi Moi je n'étais rien Et voilà qu'aujourd'hui Je suis le gardien Du sommeil de ses nuits Je l'aime à mourir
Vous pouvez détruire Tout ce qu'il vous plaira Elle n'aura qu'à ouvrir L'espace de ses bras Pour tout reconstruire Pour tout reconstruire Je l'aime à mourir

Je m'ennuie de chez moi

Paroles et Musique: Francis Cabrel 1981 "Carte postale"

Quand les vents se déchirent sur les angles des toits Des rues que je traverse à peine Quand les journées s'étirent et n'en finissent pas Je m'ennuie de chez moi Quand je sens que l'automne se consume là-bas Quand je sais que le feu dévore Les berges de Garonne où les arbres flamboient Je m'ennuie de chez moi De ce bout de terrain qui a brûlé ma mémoire Ce petit point sur le grand canevas Qu'un grand-père italien a choisi par hasard Y a longtemps déjà Y a longtemps déjà Quand le mot tambourin de chantait que pour moi Quand je me cachais pour l'entendre La cabane du jardin, la clef du cadenas Y a longtemps déjà Lorsque j'y pense trop Lorsque mes yeux se froissent Puisque je sais qu'il existe sans moi Je mets mon cœur en haut des pilotis de glace Je continue comme ça Je continue comme ça Lorsque j'y pense trop Lorsque mes yeux se froissent Puisque je sais qu'il existe sans moi Je mets mon cœur en haut des pilotis de glace Je continue comme ça Quand je m'ennuie de chez moi