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On a traversé les semaines Comme de vraies fêtes foraines Sans même penser au retour On s'est perdu dans les nuages Comme les oiseaux de passage À suivre les filles d'un jour Et pour ne pas que les fous nous renversent On prenait les chemins de traverse Même s'il ne sont jamais les plus courts Et quand la nuit tombait Sur la voie ferrée On était bien loin de la ville On entendait que des notes Et le bruit de nos bottes Sous la pleine lune immobile Mais quelquefois je me souviens Ceux qui nous ont lâché les chiens Et jeté des pierres au visage Ils n'ont rien empêché quand même Puisque le seul métier qu'on aime C'est la bohème et le voyage Et quand la nuit va tomber Sur la voie ferrée On sera bien loin de la ville On entendra que des notes Et le bruit de nos bottes Sous la pleine lune immobile Et quand la nuit va tomber Sur la voie ferrée On sera bien loin de la ville On entendra que des notes Et le bruit de nos bottes Sous la pleine lune immobile Sous la pleine lune immobile

Les chevaliers Cathares

Paroles et Musique: Francis Cabrel 1983 "Quelqu'un de l'intérieur"

Les chevaliers Cathares Pleurent doucement Au bord de l'autoroute Quand le soir descend Comme une dernière insulte Comme un dernier tourment Au milieu du tumulte En robe de ciment La fumée des voitures Les cailloux des enfants Les yeux sur les champs de torture Et les poubelles devant C'est quelqu'un du dessus de la Loire Qui a du dessiner les plans Il a oublié sur la robe Les tâches de sang On les a sculptés dans la pierre Qui leur a cassé le corps Le visage dans la poussière De leur ancien trésor Sur le grand panneau de lumière Racontez aussi leurs morts Les chevaliers Cathares Y pensent encore N'en déplaise à ceux qui décident Du passé et du présent Ils n'ont que sept siècles d'histoire Ils sont toujours vivants J'entends toujours le bruit des armes Et je vois encore souvent Des flammes qui lèchent des murs Et des charniers géants Les chevaliers Cathares Pleurent doucement Au bord de l'autoroute Quand le soir descend Comme une dernière insulte Comme un dernier tourment Au milieu du tumulte En robe de ciment