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Mademoiselle de déshonneur Mon premier amour d'un quart d'heure

La dernière page

Quand un ange passe, on ouvre la télé Pour sauver la face, on fait des mots croisés Et si par habitude tu vas où je vais L'amour ne se conjugue plus qu'à l'imparfait
Quand on se dit "je t'aime" par amitié C'est presque la dernière page Quand on se dit "je t'aime" un peu par pitié C'est comme la fin d'un bon voyage
Au début d'un rêve, on ne croit pas rêver Quand le jour se lève, un rien nous fait chanter Mais que la nuit revienne sur nos illusions Les mots sont bien les mêmes mais plus la chanson
Quand on se dit "je t'aime" par amitié C'est presque la dernière page Quand on se dit "je t'aime" un peu par pitié C'est comme la fin d'un bon voyage

La fan

Pendant que le chanteur chantait ses pacotilles enviolonnés La fille en coulisse écoutait, émerveillée, abandonnée Mais comment faisait-il sans la connaître pour savoir sa vie par cœur? Est-ce qu'il s'était penché à sa fenêtre une nuit en spectacteur?
Pendant que le chanteur dansait ses quatre pas de dérision La fille en coulisse pensait qu'elle était las de ses chansons Oh, si tu savais combien de vrais chagrins Se raccrochent au ciel artificiel de tes refrains
Apres l'après-dernier appel il est allé se rhabiller Dire qu'il était là tout près d'elle derrière la porte verrouillée Savait-il seulement qu'aux heures grises c'est lui qui tenait sa main Qui l'empechait de faire des bêtises en disant: "C'est beau demain"
Pendant que le chanteur rentrait, accompagné d'une imprévue La fille en coulisse rêvait que c'était lui qu'elle avait vu Oh, si tu savais combien de vrais chagrins Se raccrochent au ciel artificiel de tes refrains

La femme idéale (Angélina)

Toi qui n'es pas parfaite Qui es la fleur du mal La plus belle peut-être Tu es la femme idéale Tu as tous les défauts de la terre Tu parles trop vite ou de travers Mais de toutes les femmes C'est toi que je préfère
Angélina, j'en connais trop de sentimentales Qui vous entourent d'un amour banal D'un univers sans étoiles Angélina, j'en connais mille, je n'en connais pas Elles sont sincères, je ne crois que toi Elles sont belles et je te vois, c'est toi que je vois
Toi qui n'est pas parfaite Qui est la fleur du mal La plus belle peut-être Tu es la femme idéale Tu as tous les défauts de la terre Tu parles trop vite ou de travers Mais de toutes les femmes C'est toi que je préfère
Angélina, entre l'enfer et le paradis Tu m'as fais faire toutes les folies Tu m'as volé mes amis Angélina, tu n'as vraiment ni loi ni morale Cœur de fourmis, tête de cigale Mais tu es la femme idéale, la femme idéale
Toi qui n'est pas parfaite Qui est la fleur du mal La plus belle peut-être Tu es la femme idéale

La fête

Etre avec toi c'est la fête C'est comme un jour de sorti J'ai des idées plein la tête De glissades et de vacances Si je retombe en enfance Tant pis, c'est mercredi
Etre avec toi c'est la fête C'est comme un jour de folie J'ai des envies plein la tête De vins nouveaux et d'eaux claires Surtout envie de refaire ma vie
Entre nous deux c'est la fête Tous les jours, toutes les nuits On se suffit à nous mêmes Demande-moi si je t'aime Et ma réponse est la tienne
Je t'aimerai de mon âme pure Pour rattraper tout le temps perdu Je t'aimerai à te délivrer D'un souvenir des amours passés
On attend le jour de fête Trois cent soixante-quatre jours Et ce jour-là on va mettre La vie entre parantèses
On attend le jour de fête Trois cent soixante-quatre jours Et ce jour-là tout s'arrête On met des fleurs aux fenêtres Dans les cours et dans les têtes L'amour – la fête est là La vie est belle

La fille du shérif

Paroles: Pierre Delanoë, Claude Lemesle. Musique: Tony Joe White 1979

Titre originaclass="underline" "The high sheriff of Calhoun Parrish"

note: Adaptation française du titre de Tony Joe White.

On disait du shérif de Calhoun City Qu'il surveillait de près sa fille Anna Lee Malheur à celui qui lui chantait sa chanson Il était sûr de la finir au violon
Il est vrai qu'Anna Lee ne pensait qu'à ça Et un dimanche pendant que le pasteur prêchait La voilà qui vient se frotter contre moi Et qui m'file un rendez-vous pas très discret
J'ai failli lui répondre: "D'accord sur tout" Mais dans les yeux d'son père y avait des bazookas J'ai compris et j'ai pris mes jambes à mon cou C'est alors qu'elle m'a sifflé: "Tu l'regrett'ras"
Je dormais à poings fermés quand on a frappé J'ai ouvert au shérif et à son assistant Il m'a dit: "Fils, Anna Lee attend un bébé" J'ai répondu: "Je n'connais pas cet enfant"
Ils ont fait mon procès et j'ai récolté Quatre-vingt-douze ans dont deux avec sursis Je m'suis dit qu'j'aurai le temps d'apprendre à compter Et d'penser à cette salope d'Anna Lee
Comme un bon claustrophobe, j'ai plaqué la tôle Et j'ai battu le record du marathon Un copain d'régiment m'a prêté sa piaule Mais l'shérif était toujours sur mes talons
Quelques années ont passé et c'est pas la fête Cette famille d'poulets je ne m'y ferai pas Anna Lee dans mon lit, le vieux à la retraite Et c'blanc-bec de nouveau shérif qui m'dit: "Papa"

La fleur aux dents

J'ai dépensé ma jeunesse comme une poignée de monnaie J'ai fait un peu de tout, un peu partout, sans savoir rien faire La fleur aux dents, c'était tout ce que j'avais Mais je savais bien que toutes les femmes du monde m'attendaient