Mais les vagues montent et l'enfant qui revient
Ne retrouve que du sable,
Des donjons, des tours, le lendemain matin,
Il ne reste plus rien…
Le chemin de papa
Il était un peu poète et un peu vagabond
Il n'avait jamais connu ni patrie, ni patron
Il venait de n'importe où, allait aux quatre vents
Mais dedans sa roulotte nous étions dix enfants
Et le soir, autour d'un feu de camp
On rêvait d'une maison blanche en chantant
Qu'il est long, qu'il est loin, ton chemin, papa
C'est vraiment fatigant d'aller où tu vas
Qu'il est long, qu'il est loin, ton chemin, papa
Tu devrais t'arrêter dans ce coin
Mais il ne nous écoutait pas et dès le petit jour
La famille reprenait son voyage au long cours
A peine le temps pour notre mère de laver sa chemise
Et nous voilà repartis pour une nouvelle Terre Promise
Et le soir, autour d'un feu de camp
Elle rêvait d'une maison blanche en chantant
Qu'il est long, qu'il est loin, ton chemin, papa
C'est vraiment fatigant d'aller où tu vas
Qu'il est long, qu'il est loin, ton chemin, papa
Tu devrais t'arrêter dans ce coin
Et c'est ainsi que cahotant à travers les saisons
C'est ainsi que regardant par-dessus l'horizon
Sans même s'en apercevoir not'père nous a semés
Aux quatre coins du monde comme des grains de blé
Et quelque part au bout de l'univers
Roule encore la vieille roulotte de mon père
Qu'il est long, qu'il est loin, ton chemin, papa
C'est vraiment fatigant d'aller où tu vas
Qu'il est long, qu'il est loin, ton chemin, papa
Tu devrais t'arrêter dans ce coin
Le cheval de fer
Il est venu des plaines
du soleil levant
Balayant la prairie Cheyenne
Comme une rafale de vent
L’étranger lui a préparé
Une route vers l'océan
Qui peut lire dans sa fumée
Que rien n’arrêtera l’élan
Du cheval de fer, cheval de feu
Qui suit sa course et siffle au loin
Cheval de feu cheval de fer
Qui passe et ne voit rien
Il fait jaillir des flammes
Sur son chemin d'acier
De ces flans montent des nuages
Il crache la fumée
Il a chassé le bison sauvage
Creusé des mines, rasé les terres
Semé des villes sur son passage
Ou s'arrêtera l'enfer
Du cheval de fer, cheval de feu
Qui suit sa course et siffle au loin
Cheval de feu cheval de fer
Qui passe et ne voit rien
Le cheval de fer, cheval de feu
Qui suit sa course et siffle au loin
Cheval de feu cheval de fer
Qui passe et ne voit rien
Qui passe et ne voit rien.
Le costume blanc
Et ce type-là devant la glace
Dans sa loge, une serviette autour du cou
Ce type-là, je le regarde bien en face
Et je ne le reconnais pas, mais pas du tout
Le balladin de tout à l'heure
Qui chantait sous les projecteurs
Il redevient Monsieur Untel
Qui va rentrer dans son hôtel
Voici le decor à l'envers
L'autre côté de la lumière
Sur une chaise un costume blanc
Une chanson déjà oubliée
Et sur les murs de la cité
Des restes de publicité
Qui volent au vent
Le magicien qui a fini son numéro
Range ses cartes et son lapin
Et moi je rentre ma guitare et mon lasso
Et je me rentre dans ma peau jusqu'à demain
Un steak au buffet de la gare
Avec les visiteurs du soir
Et un whisky pour le moral
Dans une boîte couleur locale
Voici le decor à l'envers
L'autre côté de la lumière
Sur une chaise un costume blanc
Une chanson déjà oubliée
Et sur les murs de la cité
Des restes de publicité
Qui volent au vent
Et ce type-là qui se reveille sans savoir
Dans quelle ville il a dormi
Ce type-là je le retrouve tous les soirs
Et je n'arrive pas à croire que c'est bien lui
Le balladin, l'illusionniste
Qui va refaire son tour de piste
J'ai devant moi Monsieur Untel
Un simple client de l'hôtel
Voici le decor à l'envers
L'autre côté de la lumière
Sur une chaise un costume blanc
Une chanson déjà oubliée
Et sur les murs de la citi
Des restes de publicité
Qui volent au vent
Le dernier slow
Et si ce soir, on dansait le dernier slow,
Comme si l'air du temps se trompait de tempo.
Et si ce soir on dansait le dernier slow,
Un peu de tendresse au milieu du disco.
C'était pourtant bien,
De danser très doux,
Et de se fondre au point
D'oublier tout autour de nous.
C'était pourtant bon
Et moi j'étais pour
Finir sur les violons
Pour commencer l'amour.
Et si ce soir, on dansait le dernier slow,
Un peu de tendresse au milieu du disco.
Et si ce soir, on dansait le dernier slow,
Un peu de tendresse au milieu du disco.
On ne verra plus,
Ces joue contre joue,
Entre deux inconnus,
Qui n'avaient pas de rendez-vous.
Mais on verra bien,
C'est gagné d'avance,
Les amoureux de demain,
Vont nous inventer d'autres danses.
Et si ce soir, on dansait le dernier slow,
Un peu de tendresse au milieu du disco.
Et si ce soir, on dansait le dernier slow,
Un peu de tendresse au milieu du disco…
Le général a dit
Le géniral a dit: "Fermier
Toi qui n'as pas de quoi manger
Prends ta machette, viens, suis moi"
Et je le suis depuis des mois
Chante l'ami plus fort que moi
Sois plus ivre si tu peux
Danse l'ami, ne pense pas
Cette nuit on est heureux
Viens me parler de ton pays
De ta femme et de ton champ
Chante l'ami, car tout s'oublie
En chantant
Le général a dit qu'il faut
Prendre la ville de Tampico
Quand viendra l'aube elle brûlera
Et j'ai mon père qui vit là-bas