Elle n'avait l'air de rien, elle n'était pas grand-chose
Et pourtant sans savoir pourquoi je l'ai suivie
Tu hésites un moment, tu n'oses pas puis tu oses
Un moment de culot va bouleverser ta vie
Porte de Clignancourt, un café sous la flotte
Elle s'était acheté du tabac à rouler
J'n'ai su que plus tard que c'était sa marotte
On se défoule quand on peut se défouler
Elle n'avait l'air de rien, elle n'était pas grand-chose
Voulez-vous prendre un verre, un pastis, deux alors?
Souvent les grands méfaits ont de petites causes
On a pris l'apéro, le repas dure encore, et encore, et encore
Depuis, de temps en temps on reprend l'autobus
Le cent-soixante-six, direction Clignancourt
Et on va faire un tour dans ce marché aux puces
Où j'm'en veux tellement d'être allé faire un tour
Elle n'a plus l'air de rien, moi je n'suis pas grand-chose
L'habitude nous sert de ciment quotidien
Notre lit n'est qu'un lieu où nos corps se reposent
On est presque content de partir le matin
Notre lit n'est qu'un lieu où nos corps se reposent
On est presque content de partir le matin
Et nos vies se sont faites à leur métamorphose
Elles n'étaient pas grand-chose, elles n'ont plus l'air de rien
Le moustique
Paroles: Ricky Dassin, Claude Lemesle. Musique: John Densmore, Robby Krieger, Ray Manzarek 1973
Titre originaclass="underline" "The mosquito"
note: Adaptation française du titre des Doors (1972).
No me moleste mosquito
No me moleste mosquito
No me moleste mosquito
Retourne chez toi
Je fais la sieste, moustique
Arrête un peu ta musique
Ne sois pas antipathique
Ne me pique pas
Moustique, mon vieux, tu vois trop petit
Tu as des ailes, va voir du pays
J'ai un patron plus large que moi
Vas-y de confiance, c'est moi qui t'envoie
No me moleste mosquito
No me moleste mosquito
No me moleste mosquito
Retourne chez toi
Tu me vois melancolique
De te troubler ton pique-nique
Si tu me goûtes moustique
Tu n'aimeras pas
Y a des pays pleins de voluptés
Pour un moustique de qualité
A St-Tropez, à Honolulu
Tout l'monde, il est gros, tout l'monde, il est nu
No me moleste mosquito
No me moleste mosquito
No me moleste mosquito
Retourne chez toi
Je fais la sieste moustique
Arrête un peu ta musique
Ne sois pas antipathique
Ne me pique pas
Le petit pain au chocolat
Tous les matins il achetait
Son p'tit pain au chocolat
La boulangère lui souriait
Il ne la regardait pas
Et pourtant elle était belle
Les clients ne voyaient qu'elle
Il faut dire qu'elle était
Vraiment très croustillante
Autant que ses croissants
Et elle rêvait mélancolique
Le soir dans sa boutique
A ce jeune homme distant
Il était myope voilà tout
Mais elle ne le savait pas
Il vivait dans un monde flou
Où les nuages volaient bas
Il ne voyait pas qu'elle était belle
Ne savait pas qu'elle était celle
Que le destin lui
Envoyait à l'aveuglette
Pour faire son bonheur
Et la fille qui n'était pas bête
Acheta des lunettes
A l'élu de son cœur
Dans l'odeur chaude des galettes
Et des baguettes et des babas
Dans la boulangerie en fête
Un soir on les maria
Toute en blanc qu'elle était belle
Les clients ne voyaient qu'elle
Et de leur union sont nés
Des tas des petits gosses
Myopes comme leur papa
Gambadant parmi les brioches
Se remplissant les poches
De p'tits pains au chocolat
Et pourtant elle était belle
Les clients ne voyaient qu'elle
Et quand on y pense
La vie est très bien faite
Il suffit de si peu
D'une simple paire de lunettes
Pour rapprocher deux êtres
Et pour qu'ils soient heureux.
Le Portugais
Paroles: Pierre Delanoë. Musique: Joe Dassin, Richelle Dassin 1971 "Mélina"
Avec son marteau-piqueur
Il creuse le sillon de la route de demain
Il y met du cœur
Le soleil et le gel sont écrits sur ses mains
Le Portugais dans son ciré tout rouge
Qui ressemble à un épouvantail
As-tu vu l'étrange laboureur des prairies de béton
Et des champs de rocailles
{
Il faut en faire des voyages
Il faut en faire du chemin
Ce n'est plus dans son village
Qu'on peut gagner son pain
Loin de son toit, de sa ville
A 500 lieux vers le nord
Le soir dans un bidonville
Le Portugais s'endort
Il est arrivé à la gare d'Austerlitz
Voilà deux ans déjà
Il n'a qu'un idée: gagner beaucoup d'argent
Et retourner là-bas
Le Portugais dans son ciré tout rouge
Qui ressemble à un épouvantail
Il ne te voit pas
Il est sur le chemin qui mène au Portugal
{au Refrain}
Le roi du blues
Viens prendre un verre petite
La trompette ça donne chaud
Je ne refais mon tour qu'à minuit
Je vais jouer pour ces idiots
Qui ne savent même pas qui je suis…
Tu veux savoir mon histoire
Tu veux boire à la gloire
De la musique, au roi du blues
Si le roi vit encore
Son royaume est bien mort
Je n'ai pas vu comment passait le temps
Et je n'ai plus vingt ans
Et je n'ai plus vingt ans
C'est à Chicago, en 51, dans un petit bar
C'est à Chicago, mon premier cachet à 25 dollars
Puis ma première jatte avec mon ami
Dizie Gillespie
Mon nom en grand à Carneggie Hall
Ça n'pouvait pas durer la vie
Tu veux savoir mon histoire
Tu veux boire à la gloire
De la musique, au roi du blues
Si le roi vit encore
Son royaume est bien mort
Je n'ai pas vu comment passait le temps
Et je n'ai plus vingt ans
Et je n'ai plus vingt ans