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Sur ses larges bras étendus, La forêt où s'éveille Flore, A des chapelets de pendus Que le matin caresse et dore. Ce bois sombre, où le chêne arbore Des grappes de fruits inouïs Même chez le Turc et le More, C'est le verger du roi Louis.
Tous ces pauvres gens morfondus, Roulant des pensers qu'on ignore, Dans des tourbillons éperdus Voltigent, palpitants encore. Le soleil levant les dévore. Regardez-les, cieux éblouis, Danser dans les feux de l'aurore. C'est le verger du roi Louis.
Ces pendus, du diable entendus, Appellent des pendus encore. Tandis qu'aux cieux, d'azur tendus, Où semble luire un météore, La rosée en l'air s'évapore, Un essaim d'oiseaux réjouis Par-dessus leur tête picore. C'est le verger du roi Louis.
Prince, il est un bois que décore Un tas de pendus enfouis Dans le doux feuillage sonore. C'est le verger du toi Louis!

Le vieux fossile

Paroles: Georges Brassens. Musique: Marcel Amont 1957

Quand ell' passe avec ses appas, Et qu'on ne la contemple pas, On est un mufle un esprit bas, Un vieux fossile. Mais qu'on la dévore des yeux, On est un pourceau malicieux. Pour lui complaire, justes cieux, C'est difficile.
Quand on ne lui fait pas la cour, Pas le moindre galant discours, On est un mufle sans recours, Un vieux fossile. Qu'on lui tienn' des propos flatteurs, On est un fourbe, un séducteur, Pour être juste à sa hauteur, C'est difficile.
Quand on néglige de poser, Sur sa bouche en cœur un baiser, On est un mufle renforcé, Un vieux fossile. Qu'on aille lui sauter au cou On récolte un' moisson de coups. Pour faire une chose à son goût, C'est difficile.