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Les croquants, ça les attriste, ça
Les étonne, les étonne
Qu'une fille, une fille belle comme ça
S'abandonne, s'abandonne
Au premier ostrogoth venu:
Les croquants, ça tombe des nues.
Les filles de bonnes mœurs, les filles de bonne vie
Qui ont vendu leur fleurette à la foire à l'encan
Vont s'vautrer dans la couche des croquants
Quand les croquants en ont envie
Mais la chair de Lisa, la chair fraîche de Lison
(Que les culs cousus d'or se fassent une raison!)
N'a jamais accordé ses faveurs
A contre-sou, à contrecœur
{Au refrain}
Les filles de bonne vie ont le cœur consistant
Et la fleur qu'on y trouve est garantie longtemps
Comme les fleurs en papier des chapeaux
Les fleurs en pierre des tombeaux
Mais le cœur de Lisa, le grand cœur de Lison
Aime faire peau neuve avec chaque saison:
Jamais deux fois la même couleur
Jamais deux fois la même fleur
{Au refrain}
Les croque-morts améliorés
Paroles: Georges Brassens
L'habit de deuil jusqu'à présent
Ne se portait assidûment
Que chez l'personnel funéraire,
Les anciens croque-morts ordinaires.
Depuis qu' la vogue est au noirâtre,*
Dans les rues d' Saint-Germain-des-Prés,
Y a des croque-morts améliorés!
Il ne m'importe aucunement
Qu'on mène mon enterrement
Avec des croque-morts ordinaires
Ou bien leurs nouveaux congénères.
Mais le bruit court que des emplâtres
Ont un' peur bleue d'être enterrés
Par les croqu'-morts améliorés!