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Dans le silence on l'entendit, Sans vergogne, Qui lui disait: " Bonjour, petit, Bonjour petit. "
On le vit, on le croirait pas, Sans vergogne, Lui tendre sa blague à tabac, Blague à tabac.
Je ne sais pas s'il eut raison, Sans vergogne, D'agir d'une telle façon, Telle façon.
Mais je sais qu'un enfant perdu, Sans vergogne, A de la corde de pendu, De pendu,
A de la chance quand il a, Sans vergogne, Un père de ce tonneau-là, Ce tonneau-là.
Et si les chrétiens du pays, Sans vergogne, Jugent que cet homme a failli, Homme a failli.
Ça laisse à penser que, pour eux, Sans vergogne, L'Evangile, c'est de l'hébreu, C'est de l'hébreu.

Les radis

Paroles: Georges Brassens. Musique: Georges Brassens 1957

Chacun sait qu'autrefois les femm's convaincues d'adultère Se voyaient enfoncer dans un endroit qu'il me faut taire Par modestie… Un énorme radis.
Or quand j'étais tout gosse, un jour de foire en mon village, J'eus la douleur de voir punir d'une épouse volage La perfidie, Au moyen du radis.
La malheureuse fut traînée sur la place publique Par le cruel cornard armé du radis symbolique, Ah! sapristi, Mes aïeux quel radis!
Vers la pauvre martyre on vit courir les bonn's épouses Qui, soit dit entre nous, de sa débauche étaient jalouses. Je n'ai pas dit: Jalouses du radis.
Si j'étais dans les rangs de cette avide et basse troupe, C'est qu'à cette époqu'-là j' n'avais encor' pas vu de croupe Ni de radis, Ça m'était interdit.