{Refrain}
Et, comme pour les paillassons,
Tous les crétins à l'unisson,
Afin d'm'empêcher d'les violer
Mettent leurs grand-mères sous clef.
En outre, la société
Protectric' des vieux maltraités
Me combat de tout son pouvoir
Et m'inscrit sur sa liste noir'.
{Refrain}
Ayant un jour lavé mes pieds,
J'attendais la femm' d'un pompier,
Sûr d'abuser d'elle à huis clos.
J'avais compté sans ces salauds.
Comm' dans l' couloir il faisait nuit
Et qu'elle ne trouvait pas mon huis,
Elle alla tirer par erreur
Le cordon de mes dénigreurs.
{Refrain}
Ils lui répondent: "Ce citoyen
Habit' le taudis mitoyen,
Mais quand vous sortirez d' chez lui
Portez donc vos pas à Saint-Louis."
Alors ma visiteuse, à corps
Perdu, partit et court encor',
Et je dus convenir enfin
Qu' j'avais lavé mes pieds en vain.
{Refrain}
L'affair' ne se borna pas là,
De nouveau, tout l' monde en parla,
Et les sapeurs-pompiers d' Paris
Me clouèrent au pilori.
Ils retirèr'nt par précaution
Leurs femm's de la circulation
Et promir'nt d'être sans émoi
Si jamais l' feu prenait chez moi.
{Refrain}
Je passe ainsi pour un garçon
Qui s'oublie sur les paillassons,
Qui viole les vieilles grand-mèr's,
Qui contamine les pompièr's.
Maintenant que vous savez tout,
Vous donnez votre accord sans dou-
Te à mon zèle exterminateur
De cette bande d'emmerdeurs.
Et comme on n'en finirait plus
Permettez qu'ici je conclue
En sonnant encor' le tocsin
Contre l'engeance des voisins.
Maman, papa
Paroles et Musique: Georges Brassens 1957
autres interprètes: Philippe Chatel (1980)