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J' m'en fous pas mal. ' y peut m'arriver n'importe quoi, J' m'en fous pas mal. J'ai mon passé qui est à moi. C'est p't'êt' banal Mais ce que les gens pensent de vous, Ça m'est égal. J' m'en fous! Les souvenirs qui m'enlacent Chantent au fond de mon cœur Et tous les coins où je passe Me rappellent mon bonheur, Et puis ' y a l' bal. Je danse, et je ferme les yeux. Je crois que c'est encore nous deux. Parfois, j'ai mal. J'ai mon cœur qui frappe à grands coups. Ça m'est égal. J' m'en fous!…

J'ai dansé avec l'amour

Paroles: Edith Piaf. Musique: M. Monnot 1941

{Refrain:}

J'ai dansé avec l'amour. J'ai fait des tours et des tours. Ce fut un soir merveilleux. Je ne voyais que ses yeux si bleus, Ses cheveux couleur de blond. Lui et moi, que c'était bon. L'amour avait dans ses yeux Tant d'amour, tant d'amour, Tant d'amour, d'amour.
Lui et moi contre lui, Au-dessus la nuit, Tournent dans le bruit. Moi, n'osant pas parler, Le corps bousculé, J'étais admirée. Lui, la musique et lui. Partout l'amour, partout la fièvre Et nos corps frissonnants. Moi, la musique et moi. Partout ses yeux, partout ses lèvres Et puis mon cœur hurlant.

{Refrain}

J'ai qu'à l'regarder…

Paroles: Edith Piaf. Musique: A.Siniavine 1943

Il a plutôt la gueule gentille. Y s'laisse aimer tout comm' les filles Puis y vous r'garde en rigolant, Alors, bien sûr, c'est désarmant. Y vous donne rendez-vous un jour. S'il y v'nait, ça s'rait trop facile. On attend comme un imbécile. Il est vraiment fait pour l'amour.

{Refrain:}

J'ai qu'à l'regarder, J'ai envie d'chanter, D'courir dans les champs Avec le printemps, De chanter pour moi, De crier ma joie. Dès que j'l'aperçois, Y m'regard' comm' ça Puis y m'dit tout bas: "Viens, on va s'aimer." J'ose plus respirer. C'que c'est bon d'l'aimer. Tra la la la…
Ça s'ra ma dernière aventure, Oh! mon Dieu, pourvu qu'elle dure. Si j'devais plus l'revoir un jour, Je serais dégoûtée d'l'amour. Il a tant d'femm's autour de lui Qui rôd'nt autour des ses épaules… Alors j'suis là, j'm'accroche à lui. Y a vraiment qu'lui qui trouv' ça drôle.

{Refrain}

J'en ai tant vu

Paroles: René Rouzaud. Musique: Michel Emer 1963

Quand je colle le nez à la portière, Je vois passer ma vie entière Au fil de mes peines, de mes joies Et j'en vois beaucoup, croyez-moi Mais pour toujours recommencer, Faut croire que j'en ai pas vu assez…
J'en ai tant vu, tant vu, tant vu. Dans ma tête, 'y avait la cohue Et je me disais "On ne m'aura plus." J'en ai trop vu, trop vu, trop vu, Oui mais, à chaque fois, Je remettais ça Et bien entendu Je me trouvais encore de la revue. J'en ai trop fait, trop fait, trop fait, De la corde raide sans filet, Mais, aussitôt que je comprenais, Que je me disais "T'en as trop fait!", On me tendait l'échelle, Alors, de plus belle, Je montais encore… Pour me retrouver dans le décor. J'en ai trop cru, trop cru, trop cru, Des boniments de coin de rue. On m'en a dit, tant dit, tant dit, Des "Je t'adore", des "Pour la vie". Tout ça pourquoi, tout ça pour qui?
Je croyais que j'avais tout vu, Tout fait, tout dit, tout entendu Et je me disais "On ne m'aura plus." Et mais c'est alors qu'il est venu Et depuis que je l'ai vu, C'est vrai, je marche plus, Oui, mais je cours, je cours ma chance, Je cours vers la vie qui commence, Je ne marche plus, je cours, je cours, Je cours, je cours, je cours, je cours, Je cours, je cours, je cours, je cours, Je cours, je cours…

J'entends la sirène

Paroles: Raymond Asso. Musique: Marguerite Monnot 1936

J'entends encore la sirène Du beau navire tout blanc Qui, voilà bien des semaines, Va des Iles sous le Vent Lorsqu'à la marée montante Il entra dans le vieux port Je riais, j'étais contente Et mon cœur battait très fort.
Le vent chantait sur la dune Et jouait avec la mer Où se reflétait la lune. Dans le ciel, tout était clair. Le premier qui vint à terre Fut un jeune moussaillon, Le deuxième, un vieux grand-père, Puis un homme à trois galons. Donnez-moi, ô capitaine, Du beau navire tout blanc Qui venait des mers lointaines, Un beau marin pour amant. Je l'attendrai sur la dune, Là-bas, tout près de la mer. Au ciel brillera la lune. Dans mon cœur tout sera clair. Il est venu, magnifique, Avec une flamme… en Dieu, Venant des lointains tropiques, Savait des mots merveilleux, Me piqua toute une bague, Me jura d'éternels serments Que se répétaient les vagues En clapotant doucement. Nous étions seuls sur la dune. Le vent caressait la mer. Dans le ciel riait la lune Et lui mordait dans ma chair. Il partit sur son navire, Son beau navire tout blanc Et partit sans me le dire, Un soir, au soleil couchant.
J'entends toujours la sirène Du bateau qui l'emporta. Sa voix hurla, inhumaine, "Tu ne le reverras pas!" Et, depuis lors, sous la lune, Je vais écouter le vent Qui vient le soir, sous la dune, Me parler de mon amant.

J'suis mordue

Paroles: L. Carol, R. Delamare. Musique: J. Lenoir 1936

Quand les copines parlent de mon p'tit homme, Disent: "Ah! c'qu'il est laid! Il est tatoué, ridé comme une vieille pomme. Il n'a rien qui plaît." C'que je me bidonne avec toutes leurs salades, Bobards à la noix. Qu'est-ce que je peux rendre aux reines de la panade Qui bêchent mon p'tit roi? S'il est simple, s'il a l'air d'un fauché. En douce, comment qu'il vous fait guincher.