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Avec sa face blême, Son col café-crème, Quand il me dit "je t'aime", J'suis mordue! Ses grandes patoches blanches, Son corps qui se déhanche, C'est Dandy la planche: J'suis mordue! C'lui qui l'connait pas le prend pour un bon apôtre. Il sait si bien faire meilleur que les autres. Si je lui fais un 'vanne Avec ses tatanes, Oh! comment qu'il me dépanne: J'suis mordue!
Si on lui demande: "Qu'est-ce que tu fais dans la vie?" Il répond froidement: "Je suis chômeur, j'mange mes économies." C'est navrant, vraiment, Puis il exhibe sa carte de chômage Et s'plaît d'ajouter: "Ça m'sert en plus 'près d'certains personnages D'carte d'identité." Puis sortant sa photo, il s'écrie "Ah y a rien de mieux à l'anthropométrie!"
Avec sa face blême, Son col café-crème, Quand il me dit "je t'aime", J'suis mordue! Toujours y m'resquille. Il me prend pour une bille Mais j'suis une bonne fille. J'suis mordue! Au billard russe, chaque soir, il s'exerce. "Faut bien", dit-il, "faire marcher le commerce." Il peut tout me faire. C'est là mon affaire. Il n'y a rien à faire… J'suis mordue!
Quand je serai vieille, il me plaquera, j'en suis sûre, A moins qu'il claque avant moi, ça me rassure! Ah, c'est un phénomène. J'suis faite comme une reine, Mais dès qu'il s'amène, J'suis mordue!

Je m'imagine

Paroles: Nita Raya. Musique: Marguerite Monnot 1960

Je m'imagine ton enfance Avec tes grands yeux étonnés. Oh comme j'envie ceux que la chance A fait grandir à tes côtés. J'aurais tant voulu te connaître Depuis des années, des années. Tu serais devenu mon maître, Moi, ton esclave passionnée. J'aurais aimé vivre dans l'ombre, Au moindre souffle intervenir Pour éclairer tes heures sombres, Faire partie de tes souvenirs… Mais parle-moi de ta jeunesse Que je veux suivre pas à pas, Dans tes plaisirs, dans tes tristesses, Dans tes soucis et dans tes joies. Si tu savais comme je veux boire Les mots de ta bouche adorée. Tu me raconterais des histoires Sans jamais vouloir t'arrêter.
Tu m'as dit que ta vie commence Depuis que tu m'as rencontrée Et que jamais tu ne repenses Aux événements de ton passé…
Répète encore pour moi ces choses Qui pénètrent au fond de mon cœur. Ah, mon amour, redis ces choses, Ces choses qui ressemblent au bonheur. Est-ce vrai que là, dans la tête Rien d'autre ne te fait envie Et que jamais tu ne regrettes D'être mon homme pour la vie?

Je me souviens d'une chanson

Paroles: Félix Marten. Musique: J.-P. Moulin 1958

Je me souviens d'une chanson, D'une chanson quand on s'aimait. Elle disait, cette chanson, Des mots d'amour. Je me souviens d'une chanson, D'une pauvre chanson d'amour Qui m'a fait pleurer, pleurer Quand on s'aimait…
Une guitare a réveillé Une chanson presqu' endormie. Tu reviens, tu me fais rêver, Chanson d'amour en Italie. Douce guitare, tendre mémoire, Raconte-moi la vieille histoire, Belle comme l'amour Au premier jour, Comme un cœur Au premier bonheur.
Je me souviens d'une chanson, D'une chanson quand on s'aimait. Elle disait, cette chanson, Des mots d'amour. Je me souviens d'une chanson, D'une pauvre chanson d'amour Qui m'a fait pleurer, pleurer Quand on s'aimait…

Je n'en connais pas la fin

Paroles: Raymond Asso. Musique: Marguerite Monnot 1939

Depuis quelque temps l'on fredonne, Dans mon quartier, une chanson, La musique en est monotone Et les paroles sans façon. Ce n'est qu'une chanson dus rues Dont on ne connaît pas l'auteur. Depuis que je l'ai entendue, Elle chante et danse dans mon cœur

{Refrain:}

Ha ha ha ha, Ô mon amour, Ha ha ha ha, A toi toujours, Ha ha ha ha, Dans tes grands yeux, Ha ha ha ha, Rien que nous deux
Avec des mots naïfs et tendres, Elle raconte un grand amour Mais il m'a bien semblé comprendre Que la femme souffrait un jour. Si l'amant fut méchant pour elle, Je veux en ignorer la fin Et, pour que ma chanson soit belle, Je me contente du refrain

{au Refrain}

Ils s'aimeront toute la vie. Pour bien s'aimer, ce n'est pas long. Que cette histoire est donc jolie. Qu'elle est donc belle, ma chanson. Il en est de plus poétiques, Je le sais bien, oui, mais voilà, Pour moi, c'est la plus magnifique, Car ma chanson ne finit pas

{au Refrain}

Je sais comment

Paroles: Julien Bouquet. Musique: Robert Chauvigny, Julien Bouquet 1959

Ecoute-moi, mon ami. Aimes-tu la liberté? Voudrais-tu t'enfuir d'ici? Aimerais-tu t'évader? Veux-tu revivre à la vie, Marcher sans chaînes à tes pieds? Oh, réponds-moi, mon ami, Aimerais-tu t'évader?
Je sais comment… Comment scier tous ces barreaux Qui sont là en guise de rideaux. Je sais comment… Comment faire sauter les verrous Entre la liberté et nous. Je sais comment… Comment faire tomber en poussière Ce mur énorme d'énormes pierres. Je sais commment… Comment de sortir de ce cachot Fermé comme l'est un tombeau. Je sais comment revoir les fleurs Sous un ciel bleu. Je sais comment avoir le cœur Libre et heureux…
Tu ne dis rien, mon ami, Mais tu as au fond des yeux Plus de rêves que d'envie Pour voir ce coin de ciel bleu. Tu crois que je t'ai menti, Que je n'ai pas de secret. Pourtant, tes yeux l'ont compris C'est eux qui sont dans le vrai…