Je t'ai donné mon cœur.
Je t'ai donné ma vie
Et mon âme ravie,
Malgré ton air moqueur,
Reprenons tous en chœur,
Est à toi pour la vie.
Je t'ai donné mon cœur, je t'ai donné ma vie…
La belle histoire d'amour
Paroles: Edith Piaf. Musique: Charles Dumont 1960
Quand un homme vient vers moi,
Je vais toujours vers lui.
Je vais vers je-ne-sais-quoi.
Je marche dans la nuit.
Je cherche à t'oublier
Et c'est plus fort que moi:
Je me fais déchirer.
Je n'appartiens qu'à toi…
Je n'oublierai jamais
Nous deux, comme on s'aimait
Toutes les nuits, tous les jours,
…La belle histoire d'amour…
…La belle histoire d'amour…
Pourquoi m'as-tu laissée?
Je suis seule à pleurer,
Toute seule à chercher…
Un jour où j'attendais,
J'ai longtemps attendu.
J'espérais… J'espérais…
Tu n'es pas revenu.
Je me suis révoltée.
Je me suis résignée.
J'ai crié, j'ai pleuré,
J'ai nié, j'ai prié…
Je n'oublierai jamais
Nous deux, comme on s'aimait
Toutes les nuits, tous les jours.
…La belle histoire d'amour…
…La belle histoire d'amour…
Pourquoi m'as-tu laissée?
Je suis seule à pleurer,
Toute seule à chercher…
Quand un homme me plaît,
J'fais des comparaisons.
Je n'arrive jamais
A lui donner raison.
C'est ta voix que j'entends.
C'est tes yeux que je vois.
C'est ta main que j'attends.
Je n'appartiens qu'à toi…
Je n'oublierai jamais
Nous deux, comme on s'aimait
Toutes les nuits, tous les jours,
…La belle histoire d'amour…
…La belle histoire d'amour…
Pourquoi m'as-tu laissée?
Je suis seule à pleurer,
Toute seule à chercher…
J'espère toujours en toi.
Je sais que tu viendras.
Tu me tendras les bras
Et tu m'emporteras…
Et tu m'emporteras…
Et tu m'emporteras…
Et tu m'emporteras…
Et tu m'emporteras…
Et tu m'emporteras…
La demoiselle du cinquième
Paroles: Henri Contet. Musique: Louiguy 1943
La demoiselle du cinquième étage
Nous chante à plein cœur qu'ell' va se marier.
Paraît qu'ce s'ra un sacré mariage.
Voilà c'qu'on entend à chaque palier.
C'est drôl' l'amour, comm' ça vous change,
Ell' qui était si triste avant.
Maint'nant elle a d'la joie d'rechange
Et des yeux clairs par tous les temps.
Alors ell' croit que la vie est belle
Et que les caresses ça pousse partout,
Que ses amours seront éternelles
Et qu'elle a le droit de rir' jusqu'au bout.
Lui et moi, c'était pareil.
Je croyais au Pèr' Noël.
Je l'aimais à perdre haleine,
C'était pareil.
Bien entendu, il y a eu maldonne.
La bell' robe blanche est décommandée.
Le gars prétend que la blague est bonne
Car il a tout pris sans rien lui donner.
L'amour, c'est comm' les ch'mises de soie:
Deux chos's qui s'achèt'nt au printemps.
On fait un rendu pour la soie
Mais l'amour, c'est plus encombrant.
Alors la gosse, laissée pour compte,
Ell' passe des nuits, des nuits à pleurer
Et dans le jour voilà qu'ell' raconte
La pein' que ses nuits ont mis de côté.
Lui et moi, c'était pareil.
Je croyais au Pèr' Noël.
Je l'aimais à perdre haleine,
C'était pareil.
La demoisell', qui avait tant d'peine,
C'était à prévoir, voulut se tuer.
Elle a voulu se j'ter dans la Seine,
Voulu… ou du moins elle en a parlé.
Et puis elle a fait une affaire
Avec le rire d'un grand gars.
Un jour il lui f'ra des misères
Mais ell' s'en fout, ell'n'y pens' pas,
Et la voilà, tiens, qui recommence
A chanter partout qu'ell' va se marier,
Crier de joie et pleurer d'avance
Voilà c'qu'on entend à chaque palier…
Toi et moi, c'est tout pareil.
Il faut croire au Pèr' Noël
Et je t'aime à perdre haleine,
C'est tout pareil.
La fête continue
Paroles et Musique: Michel Emer 1949
La fête bat son plein, musique et manèges,
Nougats, carabines, voyantes, femmes nues.
Du matin au soir, c'est un long cortège:
Chansons, balançoires, la fête continue…
A l'étage en-dessous, 'y a des gosses qui braillent.
Le père est malade, la mère est partie.
Il fout des taloches à toute la marmaille
Mais le bruit d' la fête couvre tous leurs cris.
Au-dessus, deux jeunes gens. Faut voir comme ils s'aiment,
Oui, mais leurs parents ne veulent rien savoir.
Ils ont décidé qu'ils s'aimeraient quand même
Et qu'ils se tueraient… et c'est pour ce soir…
La fête bat son plein, musique et manèges,
Nougats, carabines, voyantes, femmes nues.
Du matin au soir, c'est un long cortège:
Chansons, balançoires, la fête continue…
Plus haut, c'est une veuve. Plus rien n' l'intéresse.
Elle n'avait qu'un fils, c'était toute sa vie
Il a disparu, emportant la caisse.
Depuis ce temps-là, elle pleure jour et nuit.
Le petit garçon qui sort de l'école
A eu un zéro, il sera puni
Et dimanche prochain, c'est ça qui l' désole,
Au lieu de la fête, il restera chez lui.
La fête bat son plein, musique et manèges,
Nougats, carabines, voyantes, femmes nues.
Du matin au soir, c'est un long cortège:
Chansons, balançoires, la fête continue…
En face les p'tits vieux qui sont bien aimables
Ont perdu leur fille depuis vingt-cinq ans.
Ils n'ont qu'une marotte: faire tourner les tables.
Esprit, es-tu là?… Et ils sont contents…
Et moi comme tout le monde, j'assiste à ces drames
Mais je ferme les yeux, j' pense à mon bonheur.
Nous nous sommes donnés tout deux corps et âme.
On est trop heureux pour avoir du cœur…
La fête bat son plein, musique et manèges,
Baisers, carabines, "Je t'aime", femme nues.
Du matin au soir, c'est un long cortège:
Amour, balançoires, la fête continue…